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mardi 29 novembre 2011

November 29, 1947: the international mafia at work ; the rape of Palestine! 29 Novembre 1947 : comment on vola la terre des Palestiniens. 29 ноября 1947: международная мафия на работе; изнасилование Палестине!


Memento


29 novembre 1947 : dépeçage de la Palestine ou le jour où l'ONU commit un crime contre le droit des peuples.

November 29, 1947: dismemberment of Palestine or the day the UN committed a crime against the law of nations.

نوفمبر 1947 : تقطيع أوصال فلسطين أو في اليوم للأمم المتحدة ارتكب جريمة ضد قانون الأمم.

29 nov 1947: o desmembramento da Palestina ou no dia a ONU cometeu um crimecontra os direitos das nações.

29 ноября 1947: расчленение Палестине или в день ООН совершил преступление против права наций.

29 नवंबर, 1947: फ़िलिस्तीन का बंटवारा या दिन संयुक्त राष्ट्र राष्ट्रों के अधिकारों के खिलाफ एक अपराध है.





Memento : the composition of the UN in 1947; details of the vote on resolution 1981. La composition de l'ONU en 1947 ; détail du vote de la résolution 1981 :


In favour: 33
Australia, Belgium, Bolivia, Brazil, Byelorussian S.S.R., Canada, Costa Rica, Czechoslovakia, Denmark, Dominican Republic, Ecuador, France, Guatemala, Haiti, Iceland, Liberia, Luxemburg, Netherlands, New Zealand, Nicaragua, Norway, Panama, Paraguay, Peru, Philippines, Poland, Sweden, Ukrainian S.S.R., Union of South Africa, U.S.A., U.S.S.R., Uruguay, Venezuela.

Against: 13
Afghanistan, Cuba, Egypt, Greece, India, Iran, Iraq, Lebanon, Pakistan, Saudi Arabia, Syria, Turkey, Yemen.

Abstention: 10
Argentina, Chile, China, Colombia, El Salvador, Ethiopia, Honduras, Mexico, United Kingdom, Yugoslavia.


Question : de quel droit les 33 pays proposant la partition de la Palestine disposaient-ils pour décider à ce point de l'avenir d'un territoire étranger ?

Réponse : aucun ! L'ONU n'avait en 1947 - et ne l'aurait pas plus aujourd'hui - aucune compétence pour disposer d'un territoire dont elle n'était et ne pouvait pas être la propriétaire, et ce d'autant plus que les principaux intéressés, les Palestiniens, n'ont à aucun moment eu voix au chapitre !

Ce qui va avoir une conséquence fort simple : la résolution 181 portant création de l'Etat d'Israël sur des terres palestiniennes est nulle et non avenue.

Voilà ce que les nations libres, c'est-à-dire non alignées sur la mafia internationale à l'origine de cette partition de la Palestine devraient pouvoir entériner dans le cadre d'une nouvelle organisation internationale indépendante de l'ONU, que nous appelons de tous nos voeux.

Question: what gave the 33 countries proposing the partition of Palestine in 1947 the right to decide on the fate of that country?

Answer: nothing gave them that right! The UN had not got in 1947 - and would no longer have today - any power to dispose of a territory which was owned by others: the main concerned people, the Palestinians having got no say in the matter!

And the result of that is very simple: Resolution 181 establishing the State of Israel on Palestinian soil is null and void.

That's what free nations, that is to say, not aligned with the international mafia responsible of the partition of Palestine should be able to endorse and state within the framework of a new and independent international organization (i.e. not depending on the UN) that we all hope and pray for it.



(About) The Myth of the U.N. Creation of Israel

There is a widely accepted belief that United Nations General Assembly Resolution 181 “created” Israel, based upon an understanding that this resolution partitioned Palestine or otherwise conferred legal authority or legitimacy to the declaration of the existence of the state of Israel. However, despite its popularity, this belief has no basis in fact, as a review of the resolution’s history and examination of legal principles demonstrates incontrovertibly. (…)

With an end to the Mandate and with British withdrawal, “there is no further obstacle to the conversion of Palestine into an independent state”, which “would be the logical culmination of the objectives of the Mandate” and the Covenant of the League of Nations. It found that “the General Assembly is not competent to recommend, still less to enforce, any solution other than the recognition of the independence of Palestine, and that the settlement of the future government of Palestine is a matter solely for the people of Palestine.” It concluded that “no further discussion of the Palestine problem seems to be necessary or appropriate, and this item should be struck off the agenda of the General Assembly”, but that if there was a dispute on that point, “it would be essential to obtain the advisory opinion of the International Court of Justice on this issue”, as had already been requested by several of the Arab states. It concluded further that the partition plan was “contrary to the principles of the Charter, and the United Nations have no power to give effect to it.” The U.N. could not deprive the majority of the people of Palestine of their territory and transfer it to the exclusive use of a minority in the country…. The United Nations Organization has no power to create a new State. Such a decision can only be taken by the free will of the people of the territories in question. That condition is not fulfilled in the case of the majority proposal, as it involves the establishment of a Jewish State in complete disregard of the wishes and interests of the Arabs of Palestine.


ll y a une croyance largement admise selon laquelle l'Assemblée générale des Nations Unies, via sa résolution 181, avait "créé" Israël, conformément à l'idée selon laquelle cette résolution avait scindé la Palestine ou sinon conféré une autorité légale ou une légitimité à la déclaration de l'existence de l'État d'Israël. Et pourtant, malgré sa popularité, cette croyance n'a aucun fondement réel, ainsi qu'on peut le démontrer sans contestation aucune après avoir examiné l'historique de la résolution ainsi que quelques principes juridiques. (...)

Avec la fin du mandat et le retrait britannique, "il n'y a plus d'obstacle à la conversion de la Palestine en un Etat indépendant", ce qui "serait l'aboutissement logique des objectifs du mandat" et du Pacte de la Société des Nations. Il s'ensuit que "l'Assemblée générale n'est pas compétente pour recommander, et encore moins appliquer toute solution autre que la reconnaissance de l'indépendance de la Palestine, et que le règlement du futur gouvernement de la Palestine est une question relevant uniquement de la compétence du peuple de Palestine." Il a conclu qu'"aucune discussion sur le problème palestinien ne semble être nécessaire ou appropriée, et que ce point devrait être rayé de l'ordre du jour de l'Assemblée générale", mais que s'il y avait un litige sur ce point, "il serait essentiel d'obtenir l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur cette question", comme cela avait déjà été demandée par plusieurs Etats arabes. Il a conclu en outre que le plan de partition était "contraire aux principes de la Charte, et que les Nations Unies n'avaient aucun pouvoir pour donner effet à cette partition." L'ONU ne pouvait pas priver la majorité de la population de la Palestine de leur territoire et le transférer à l'usage exclusif d'une minorité dans le pays.... L'Organisation des Nations Unies n'a aucun pouvoir pour créer un nouvel État. Une telle décision ne peut être prise que par la volonté libre du peuple des territoires en question. Cette condition n'est pas remplie dans le cas de la proposition de la majorité (de l'Assemblée Générale), car elle implique l'établissement d'un Etat juif au mépris total des souhaits et des intérêts des Arabes de Palestine.

Jeremy R. Hammond


Voilà le genre de conclusion auquel on aboutit de manière quasi automatique quand on dispose ne serait-ce que d'un peu de culture juridique ! Et pourtant, voilà plus de six décennies que l'on prend l'opinion publique mondiale pour un ramassis de crétins !

Le fait est qu'en droit, l'Etat d'Israël n'existe pas !

Mais par ailleurs, Israël ne respecte pas les résolutions de l'ONU. Ça tombe bien : nous non plus !

This is the kind of conclusion to which you come almost automatically supposing that you have got a little legal culture! Yet, since more than six decades people are trying to take the world audience for a bunch of morons!

The fact is that the State of Israel legally does not exist!

By the way, Israel does not respect the UN resolutions at all. They're in luck: neither do we!



  1. Source: Jeremy R. Hammond's blog
  2. aubreyfarmer
    April 7, 2011 at 3:54 pm 
    Thank you Mr. Hammond for exposing Israel for the criminal state it is. For years I supported Israel because I did not know the truth. The only information available to me was the main stream media which unbeknown to me is entirely controlled by Zionists. My prayer is that enough people will learn the truth about Israel before the Zionists in America are successful in censoring net content or passing hate crime legislation that will make it illegal to tell the truth whenever it shines light on the filthy scoundrels that are the masters of organized crime and the murderers of innocent civilians.
  3. Merci M. Hammond de présenter Israël pour l'État criminel qu'il est. Pendant des années j'ai soutenu Israël parce que je ne connaissais pas la vérité. La seule information disponible pour moi était fournie par les médias de masse, qui se sont avérés être entièrement contrôlés par les sionistes. Je prie pour que suffisamment de gens apprennent la vérité sur Israël avant que les sionistes en Amérique ne parviennent à censurer le contenu du net ou ne fassent voter une législation pénale fondée sur la haine et qui rendra illégal le fait de dire la vérité même lorsque celle-ci se manifeste de la manière la plus éclatante pour confondre ces scélérats dont on sait qu'ils sont  les maîtres du crime organisé et des meurtriers de civils innocents.


Links - Liens :  01  -  02  -  03  -  04


mercredi 3 août 2011

Ce pauvre Monsieur Juppé ! What a pity, mister Juppé! Aber was ist bloß aus Ihnen geworden Herr Juppé? (2)

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Souvenez-vous : en Libye, tout a commencé par un texte rédigé en France, comme projet à la résolution 1973, et que le nouveau ministre français des affaires étrangères, j'ai nommé Alain Juppé, s'est dépêché d'aller présenter au Conseil de Sécurité pour cette session du 17 mars 2011.

Ci-dessous, les mots de présentation du président chinois de la séance, ainsi que l'intégralité du discours d'Alain Juppé. Sans commentaires, ou presque (je me suis contenté de mettre quelques passages en évidence.).

La nouveauté ? Cette fois-ci, nous allons imaginer ce brave Monsieur Juppé intervenant au Conseil de sécurité à propos des événements de... Bahrein ? Du Yémen ? En Palestine occupée ou en... Syrie ?

Dans le discours du ministre français des Affaires étrangères en appui à l'initiative sur la Libye dans le cadre de la résolution 1973, j'ai eu l'idée de remplacer Libye par Syrie, mais on aurait pu opérer le remplacement par pas mal d'autres pays. 





Compte-rendu de la 6498e séance du Conseil de sécurité (17 mars 2011)

Le Président M. Li Baodong (Chine) (parle en chinois) : Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l’examen de la question inscrite à son ordre du jour.

Les membres du Conseil sont saisis du document S/2011/142, qui contient le texte d’un projet de résolution présenté par les États-Unis d’Amérique, la France, le Liban et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

Je salue la présence à cette séance de la Vice-Secrétaire générale, S. E. Mme Asha-Rose Migiro.

Je félicite S. E. M. Alain Juppé pour son accession au poste de Ministre des affaires étrangères de la France. En ma qualité de Président du Conseil, je souhaite, au nom de ce dernier, une chaleureuse bienvenue à M. Juppé et le remercie de sa participation à la présente séance.

Je crois comprendre que le Conseil de sécurité est prêt à voter sur le projet de résolution dont il est saisi.

Je donne maintenant la parole aux membres qui souhaitent faire une déclaration avant le vote.


M. Juppé (France) : Monsieur le Président, permettez-moi d’abord de vous remercier de vos chaleureuses paroles de bienvenue auxquelles j’ai été très sensible.

Le monde est en train de vivre l’une de ces grandes révolutions qui changent le cours de l’histoire : de l’Afrique du Nord au golfe Persique, les peuples arabes clament leur aspiration à la liberté et à la démocratie. En Tunisie, avec la Révolution du jasmin, en Égypte avec la journée du 25 janvier, un grand espoir s’est levé : la transition démocratique est engagée dans un esprit de maturité et de responsabilité.

Au Maroc, dans un discours courageux et visionnaire, le Roi Mohammed VI a annoncé la mise en place d’une monarchie constitutionnelle. Ce nouveau printemps arabe est pour nous tous, j’en suis sûr, une bonne nouvelle. Notre devoir et notre intérêt nous commandent de l’accompagner avec confiance et disponibilité, non point pour donner à quiconque des leçons ou des modèles mais pour aider chaque peuple à construire lui-même son avenir.

En Syrie, hélas, depuis plusieurs semaines, la volonté populaire est foulée au pied par le régime du dictateur Assad, qui mène une répression meurtrière contre ses propres citoyens. C’est la raison pour laquelle, l’Assemblée générale des Nations Unies, sur recommandation du Conseil des droits de l’homme le 25 février dernier, a suspendu la Syrie de ce conseil. C’est pourquoi le 26 février, le Conseil de sécurité a estimé, je le cite, que « les attaques systématiques et généralisées (…) commises (…) contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité » [résolution 1970 (2011)].

Par sa résolution 1970 (2011) adoptée à l’unanimité, il a rappelé que les autorités syriennes ont la responsabilité de protéger le peuple syrien. Il a également exigé qu’il soit immédiatement mis fin à la violence. Il a souhaité que les responsables de ces crimes soient renvoyés devant la Cour pénale internationale dont il a saisi le Procureur. Il a sanctionné le dirigeant de ce pays, ses proches et ses affidés. Il a enfin décidé un embargo sur les armes à destination de la Syrie.

Ces mesures n’ont pas été suffisantes. Dans tout le pays, les violences perpétrées contre les populations civiles n’ont fait que redoubler. Face à ces provocations intolérables, la communauté internationale a réagi dans une quasi-unanimité. L’Union européenne l’a fait lors du Conseil européen exceptionnel du 11 mars dernier. Les pays du G-8 l’ont fait mardi dernier à Paris. Les organisations régionales se sont également exprimées avec force. Je pense avant tout à la Ligue arabe qui, dans sa résolution du 12 mars, en a appelé au Conseil de sécurité en demandant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. Je voudrais aussi saluer l’engagement des pays de la région, qui ont appelé à l’arrêt des violences contre les civils.

Malgré ces appels à la paix, la situation en Syrie est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Au moment même où je vous parle, les troupes du dictateur poursuivent la reconquête violente des villes et des territoires qui s’étaient libérés. Nous ne pouvons pas laisser faire les fauteurs de guerre. Nous ne pouvons abandonner à leur sort des populations civiles victimes d’une brutale répression. Nous ne pouvons laisser bafouer la légalité et la morale internationales. C’est pourquoi la France a voulu contribuer de toutes ses forces au sursaut de la communauté internationale en travaillant, avec la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique et d’autres, à l’élaboration du projet de résolution qui nous est soumis.

Avec ce projet de résolution, nous nous donnons les moyens de protéger les populations civiles syriennes  d’abord en mettant en place une zone d’exclusion aérienne et en autorisant les membres de la Ligue arabe et les États Membres qui le souhaitent à prendre les mesures nécessaires pour sa mise en œuvre ; ensuite en autorisant ces mêmes États à prendre, outre la zone d’exclusion aérienne, toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations et les territoires, y compris Damas, qui sont sous la menace d’une attaque des forces du régime. Enfin, en renforçant les sanctions adoptées à l’encontre de ce régime, qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, du gel des avoirs des autorités de Damas ou de l’interdiction de vol des compagnies aériennes syriennes.

La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à soutenir cette initiative et à adopter cette résolution. Si ce mandat est voté, elle est prête à agir, avec les États Membres, notamment arabes, qui le souhaiteront.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures. Chaque jour, chaque heure qui passe, resserre l’étau des forces de la répression autour des populations civiles éprises de liberté, et notamment de la population de Damas. Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard ! Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Syrie la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression.

Le Président (parle en chinois) : Je vais maintenant mettre aux voix le projet de résolution.

Il est procédé au vote à main levée.

Votent pour :

Bosnie-Herzégovine, Colombie, France, Gabon, Liban, Nigéria, Portugal, Afrique du Sud, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, États- Unis d’Amérique

Votent contre : Néant

S’abstiennent :

Brésil, Chine, Allemagne, Inde, Fédération de Russie.

Vous connaissez la formule ? Toute ressemblance avec des faits ou des évènements survenus ou ayant existé...


Autre chose : vous vous ennuyez et voulez vous offrir une petite séquence de fou rire ? Lisez donc ce que déclarait Alain Juppé sur la Libye ce jeudi 4 août 2011 à la télévision française (Lien 1), et rapprochez-le de son discours du 17 mars 2011 à New York. Même Goebbels, oui, Josef Goebbels en personne, n'aurait pas osé mentir publiquement avec autant d'aplomb !!!! Mais je vous rassure : il y a beaucoup plus intéressant que la prose soporifique du ministre français de la propagande (Lien 2). Particulièrement édifiant, cet avis d'un ressortissant américain tout à fait qualifié, qui juge (annonce !) la déroute en Libye de la coalition occidentale (Lien 3, en anglais). Et puis, contrairement à d'autres, qui assimilent l'Internet à une scène de théâtre où l'on vient s'exposer et donner libre cours à son exhibitionnisme, moi j'aime bien attirer l'attention sur ce que d'autres ont d'intéressant à dire, comme cet intéressant contributeur, qui nous dresse un assez bon résumé de la situation en Libye (Lien 4, en français). Bon, cela dit, je ne l'aurais pas écrit comme ça, mais c'est son point de vue et je le partage à 90 % !


Lien 1 - Lien 2 - Lien 3 - Lien 4 - Lien 5

samedi 16 juillet 2011

Libya: Al Qaeda thanks Barack Obama and his servants for their support. Al Qaeda remercie Obama et ses supplétifs pour leur soutien



Wikipedia


The Al-Qaeda Organization in the Islamic Maghreb,[ previously known as the Salafist Group for Preaching and Combat (Arabic: الجماعة السلفية للدعوة والقتال‎ al-Jamaa'atu l-Salafiyyatu li l-Da'wati wa l-Qitaal; French: Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, GSPC; also known as the Group for Call and Combat) is a radical Islamist militia which aims to overthrow the Algerian government and institute an Islamic state. To that end, it is currently engaged in an insurgent campaign. The group has declared its intention to attack Algerian, Spanish, French, and American targets. It has been designated as a Foreign Terrorist Organization by the U.S. Department of State, and similarly classed as a terrorist organization by the European Union.








The move means billions of dollars of Libyan assets frozen in US banks could be released to the rebels.
The decision was announced by US Secretary of State Hillary Clinton at a diplomatic meeting in Istanbul.
Western and Arab members of the Libya Contact Group are drawing up a plan to end hostilities, which will be presented to Col Muammar Gaddafi.
"The United States views the Gaddafi regime as no longer having any legitimate authority in Libya," Mrs Clinton said.
"And so I am announcing today that, until an interim authority is in place, the United States will recognise the TNC [Transitional National Council] as the legitimate governing authority for Libya, and we will deal with it on that basis."
She added: "The TNC has offered important assurances today, including the promise to pursue a process of democratic reform that is inclusive both geographically and politically." 

The TNC said it "expressed its gratitude and respect to the people of the United States", which it called "the protector and promoter of democracy and freedom across the world".



Depuis la première réunion de ce groupe créé fin mars à Londres, l'exigence reste la même : le départ de Mouammar Kadhafi. Ce vendredi à Istanbul, l'alliance a précisé qu'elle envisageait de planifier la sortie du Guide libyen. Sur le terrain, les insurgés progressent sur le front est en direction du port pétrolier de Brega, au prix d'au moins trois morts et 73 blessés dans leurs rangs. Après la France, l'Italie et le Qatar en mars, une vingtaine de pays avaient déjà reconnu le CNT sous diverses formes. Désormais ce sont une trentaine de pays, dont ceux qui participent aux interventions militaires de l'Otan, qui le considère comme légitime. «Le CNT a offert des assurances importantes aujourd'hui, notamment la promesse de poursuivre des réformes démocratiques ouvertes, tant géographiquement que politiquement», a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. «Les Etats-Unis sont impressionnés devant les progrès accomplis par le CNT (...) ce qui renforce notre confiance dans le fait qu'il est le bon interlocuteur», a-t-elle ajouté.
(...)
Cette reconnaissance va permettre de «dégeler un certain nombre d'avoirs appartenant à l'Etat libyen (au profit des rebelles,ndlr) puisque que c'est le CNT qui exerce désormais cette responsabilité», a expliqué à la presse le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Le conseil de sécurité de l'ONU avait, en effet, adopté en février des sanctions économiques contre le régime de Tripoli, incluant le gel des avoirs de la famille et des personnalité proches du colonel Mouammar Kadhafi. «Ce dont nous avons le plus besoin, c'est des fonds, des fonds et des fonds», a expliqué ce vendredi en marge de la réunion d'Istanbul Mahmoud Shammam, chargé des médias au sein du CNT. La Turquie, pays hôte de cette réunion a aussi appelé à accroître l'aide financière aux rebelles. Ainsi Ahmet Davutoglu, le chef de sa diplomatie, a soutenu une proposition de la rébellion de distribuer à Tripoli et Benghazi pour des besoins strictement humanitaires trois milliards de dollars provenant des avoirs gelés du régime libyen, sous supervision de l'ONU.








Weapons for Al Qaeda

Dès la fin février et le soulèvement de Benghazi, de grandes quantités d'armes ont été prélevées des casernes et des dépôts de munitions où elles étaient stockées. Des civils sont même venus se servir. Le 24 février, des photos d'agences montraient comment des caisses entières de cartouches et d'obus avaient été récupérées par les insurgés. Des lance-roquettes RPG neufs, certaines roquettes encore dans leurs emballages.

Dans les jours qui ont suivi, les révolutionnaires ont fêté leur victoire en tirant en l'air avec certaines de ces munitions. Au moins un tir de missiles portables Sa-7 a eu lieu devant les photographes venus couvrir le conflit libyen. On a vu ensuite ces lance-missiles manipulés maladroitement par les insurgés, voir même alignés par terre à même le sable.

Si les RPG sont des armes très courantes dans le monde et peuvent coûter quelques centaines de dollars, les Sa-7 sont plus recherchés. Ce sont des missiles à tête chercheuse. En principe, ils peuvent abattre un avion ou un hélicoptère à près de 5 km en se guidant sur la chaleur émise par les moteurs. Une technologie ancienne, mais une arme redoutable, si elle venait à tomber entre les mains d'un groupe terroriste.

Même chose pour les missiles AT3 Sagger, missiles anti-char portatifs, également aperçus dans les caisses éventrées des stocks de l'armée libyenne dans les jours qui ont suivi la prise des casernes de l'est du pays.

vendredi 15 juillet 2011

A colonial war in Libya: Obama wearing a ball and chain named Clinton. Obama et le boulet nommé Clinton.



Hey, by the way, do you remember the breaking news alleging that Gaddafi's wife and daughter fled across the border to Tunesia?

The news came from Ms. Hillary Clinton herself. And as you can imagine, the news was false! Ha! Ha! Ha!





Is there on earth anybody, except this poor simpleton living in the White House in Washington, who still believes that Hillary Clinton is someone credible?

Gibt es überhaupt jemand, ausgenommen diesen armen Dummkopf, der im Weißen Haus in Washington lebt, der noch glaubt, daß Hillary Clinton die dünnste Glaubwürdigkeit Wert ist?

¿Pero hay todavía alguien, excepto este pobre simplón que vive en la Casa Blanca en Washington, que puede aún conceder la menor credibilidad a Hillary Clinton?

Mas commo pode ainda existir alguém, excepto este pobre simplão que vive na casa branca em Washington, que pode ainda conceder a menor credibilidade a Hillary Clinton?

You know what? Hillary Clinton has nothing more intelligent to do as to put herself six feet under. Dying of shame!


lundi 4 juillet 2011

Ce pauvre Alain Juppé ! Poor Mister Juppé!



This text has been previously issued on March 13. 2011 (i.e. before the begin of the Western crusade in Libya) at another adress (see below)

Translator/Uebersetzer/traductor

Vous connaissez la nouvelle ?

Le 27 février 2011, la France a hérité d'un nouveau vice-président de la République, j'ai nommé le meilleur d'entre eux, Alain Juppé. Je cite :

  • L'Est Eclair : "Alain Juppé, le retour en force du "meilleur d'entre nous" (...) En moins de trois mois, le maire de Bordeaux a effectué un retour en grâce spectaculaire, réintégrant le gouvernement, au ministère de la Défense, avant de reprendre, confirmait-on hier de sources gouvernementales, le portefeuille de Michèle Alliot-Marie - un poste qu'il a déjà occupé entre 1993 et 1995. (...) À mesure que l'étoile de la ministre des Affaires étrangères pâlissait, Juppé a pris cet hiver la main sur les grands dossiers diplomatiques, parlant de la crise ivoirienne à l'Onu ou souhaitant ouvertement le départ de Kadhafi en Libye. (...) En prenant la tête du Quai d'Orsay en plein printemps arabe et en plein G20, Juppé devient une pièce maîtresse de l'exécutif dans la dernière ligne droite avant la présidentielle de 2012. (...) À l'heure où la diplomatie française se trouve chahutée de l'intérieur par un groupe d'ambassadeurs anonymes, le ministre de la Défense avait tapé du poing sur la table jeudi. « Aujourd'hui, cette mode qui consiste à montrer du doigt la diplomatie française n'est plus acceptable », a-t-il prévenu, donnant par avance le ton de son ministère.
       Fin de citation

  • Sud Ouest : Alain Juppé en position de force pour le Quai d'Orsay. (...) ll ne manque jamais une occasion de défendre les diplomates, parmi lesquels la révolte couve contre Sarkozy et ses conseillers. « La diplomatie française a été à la hauteur », martèle-t-il. Manière de pointer par contraste les bourdes de sa collègue des Affaires étrangères. Il se rappelle de sa visite à Berlin-Est en avril 1989 (il était alors secrétaire général du RPR), où, six mois avant la chute du Mur, l'ambassadeur lui avait prédit la survivance de la RDA pendant de longues années encore… Manière de défendre les diplomates français d'aujourd'hui, qui, pas plus que leurs collègues occidentaux, n'ont prévu la chute des dictatures arabes. (...) Autant dire qu'Alain Juppé entend remettre du liant dans la relation entre le président de la République et le Quai d'Orsay, durement éprouvé par les passages successifs de Philippe Douste-Blazy, de Bernard Kouchner et de Michèle Alliot-Marie. Mais il veut aussi porter la voix de la France dans le monde… et la sienne dans le débat politique français.
       Fin de citation

  • Les Dernières Nouvelles d'Alsace : Alain Juppé, le nouvel homme fort. (...) Après un passage-éclair au ministère de la Défense, Alain Juppé, qui a repris en urgence hier les Affaires étrangères, s’impose comme un pilier de la droite avant l’élection présidentielle de 2012. (...) Appelé à la rescousse pour rétablir l’image de la France à l’étranger, ternie par l’affaire Alliot-Marie et les errements de la diplomatie française dans le monde arabe, l’ex-Premier ministre profite d’un premier passage remarqué au Quai d’Orsay (1993 à 1995) et renforce son image d’homme d’Etat. (...) Il apparaît désormais comme l’homme fort du gouvernement, et rivalise du même coup avec le Premier ministre François Fillon. 
       Fin de citation

Et puis, patatras ! Comme dirait l'autre : "Chassez le naturel, il revient au galop !"
Entendez qu'il a suffi d'un appel téléphonique de Bernard-Henri Lévy depuis Benghazi (c'est Lévy lui-même qui s'est répandu dans les médias) pour demander au président de la République française - et à quel titre, je vous le demande !? - d'organiser une rencontre avec les insurgés opposés à Khadafi... Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et voilà l'Union Européenne prise de court, et voilà un sommet extraordinaire organisé à Bruxelles, et voilà, et voilà... Et voilà quoi ? Rien. Trois fois rien. Du pipi de chat !
Pauvre Alain Juppé, bien éphémère ministre français des Affaires étrangères.
J'en connais une qui doit être morte de rire, les doigts de pieds en éventail, prenant des vacances bien méritées, loin d'un certain vibrion hystérique !
Cette chère MAM.
Michèle Alliot-Marie martyrisée, Michèle Alliot-Marie humiliée, Michèle Alliot-Marie vilipendée, mais Michèle Alliot-Marie libérée. "Ouf", doit-elle penser aujourd'hui. "Ne plus avoir à subir les oukases et les sautes d'humeur de ce mauvais chef, de ce médiocre caporal, qui se prend pour un général." En tout cas, ça doit lui faire des vacances, à Alliot-Marie, comme à Rachida Dati ou à Rama Yade, d'ailleurs, que de ne plus avoir à apparaître les mercredis lors de ces séances de torture psychologique que doivent être les conseils des ministres. Et de Michèle Alliot-Marie, je dois affirmer, bien que n'étant pas de son bord politique, qu'elle fut un grand ministre de la Défense, qui a su gérer le "merdier" ivoirien avec doigté, alors que les choses auraient fort bien pu dégénérer de manière explosive !
Bien évidemment, ne demandez pas à certain ancien avocat ce que dit  le droit international en matière de déclaration de guerre, ni ce que c'est qu'un "casus belli" ou une insurrection !
Cette propension à causer dans les micros, pour faire machine arrière-toute l'instant d'après, ça commence vraiment à devenir une marque de fabrique ! On nous avait pourtant assuré qu'avec Juppé, les choses allaient se passer autrement, tu parles !
Les protestations véhémentes d'un groupe de diplomates de haut rang sont encore dans toutes les mémoires, qui pourfendaient l'amateurisme de la diplomatie française, peu au fait des us et coutumes en la matière.
  • Extrait du papier incendiaire du Groupe Marly : "Amateurisme ? En confiant au ministère de l'écologie la préparation de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, nous avons abouti à l'impuissance de la France et de l'Europe et à un échec cuisant. (...) Préoccupations médiatiques ? La tension actuelle avec le Mexique résulte de l'exposition publique d'un dossier qui, par sa nature, devait être traité dans la discrétion. (...) Manque de cohérence ? Notre politique au Moyen-Orient est devenue illisible, s'enferre dans des impasses et renforce les cartes de la Syrie. Dans le même temps, nos priorités évidentes sont délaissées. Il en est ainsi de l'Afrique francophone, négligée politiquement et désormais sevrée de toute aide bilatérale. (...) Notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives, qui s'expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu'on ne s'étonne pas de nos échecs. Nous sommes à l'heure où des préfets se piquent de diplomatie, où les "plumes" conçoivent de grands desseins, où les réseaux représentant des intérêts privés et les visiteurs du soir sont omniprésents et écoutés. (...) Il n'est que temps de réagir. Nous devons retrouver une politique étrangère fondée sur la cohérence, l'efficacité et la discrétion."
       Fin de citation
On croyait que la parole de ces professionnels de la diplomatie avait été entendue. Peine perdue ! Et voilà le diplomate autoproclamé Bernard-Henri Lévy, tellement plus soucieux de la santé des insurgés libyens que de celle des enfants de Gaza et de Cis-Jordanie, qui vient entonner le grand air du pharisien !
Et voilà la France entraînée dans une bien improbable reconnaissance d'une clique dont on se demande d'où elle peut bien tirer sa légitimité, Benghazi se situant à un bon millier de kilomètres de Tripoli et au moins autant du sud de la Libye. Et pourquoi diable ces gens-là, à Benghazi, seraient-ils représentatifs de l'ensemble de la population libyenne, voire simplement de l'ensemble des opposants au régime de Khadafi ?
Mais qu'est-ce que je raconte là ? Le plus important, pour Bernard-Henri Lévy, n'était-il pas de passer devant les objectifs des photographes, alors qu'il montait les marches du perron de l'Elysée, tout en se gardant bien, détail croustillant, de se montrer sur la photo de famille, sur le même perron de l'Elysée !
Le résultat des courses ?
N'est-il pas pitoyable d'entendre le généralissime français, après le sommet européen de Bruxelles, se contenter de platitudes comme ce qui suit ?
A l'issue du Sommet, le président Nicolas Sarkozy s'est rallié à l'avis de la majorité se gardant bien d'évoquer un quelconque cavalier seul avec la Grande-Bretagne. « J'ai été le premier à émettre des réserves sur une zone d'exclusion aérienne pilotée par l'OTAN », a-t-il rappelé. « Mais que se passerait-il si une manifestation pacifique était la cible des avions de Khadafi ? Devrions nous nous contenter de regarder les images ? C'est pourquoi j'ai parlé d'actions ciblées au cas où les populations civiles sans défense seraient attaquées, et à condition d'avoir le mandat des Nations Unies et le soutien de la Ligue arabe et bien sûr des représentants libyens ».
Fin de citation

Vous avez compris que nous étions en présence d'une capitulation en rase campagne ou faut-il que je vous fasse un dessin ?
Alors, expliquons : les fameuses frappes aériennes, voire la zone d'exclusion aérienne, c'est bidon et compagnie. En clair, on oublie tout. Pourquoi ? Parce qu'une intervention militaire éventuelle de la France se trouve suspendue à trois conditions clairement (!) définies :
1. il faut que les manifestations contre Kadhafi soient pacifiques et concernent, donc, des populations sans défense. En clair, si les manifestations ne sont pas pacifiques et impliquent des groupes armés, aucune intervention française n'est envisageable. Il se trouve simplement que les télévisions du monde entier sont en Libye et nous abreuvent d'images d'insurgés équipés de toutes sortes d'armes, des plus légères (fusils, mitraillettes, Kalaschnikovs et lance-roquettes) aux plus lourdes (canons anti-aériens montés sur des camionettes, chars d'assaut). Ceux-là auront le plus grand mal à plaider "le pacifisme de populations sans défense" ;
2. il faut un mandat des Nations Unies, et là on se dit : "Ah bon ?". Le fait est que Bernard-Henri Lévy n'a à aucun moment semblé conditionner une intervention française à un quelconque mandat onusien. Parce que si cette condition avait été aussi décisive, dans l'esprit des protagonistes, Lévy n'aurait-il pas dû appeler plutôt Ban Ki Moon ?
3. il faut le soutien de la Ligue arabe et bien sûr (sic !) des représentants libyens, cette dernière formule, aussi floue qu'imprécise, étant des plus étranges : représentants libyens veut dire représentants de qui, en Libye, de l'opposition ? Mais alors, pourquoi ne pas l'avoir précisé ?
Et comme de bien entendu, les trois conditions sont cumulatives, ce qui veut dire qu'il faut que les trois clauses soient présentes, simultanément, ou alors, je ne sais plus parler français !
Vous savez quoi ? Moi qui n'ai jamais été un admirateur de ce caudillo d'un autre âge que fut "le grand Charles", j'ai comme une folle envie de m'écrier : "Reviens De Gaulle, ils sont devenus fous !"


P. S. (15.03.2011)


Il se trouve que je lis régulièrement ce qui paraît dans la presse, notamment en ligne, ce qui vaut de tomber souvent sur des papiers relevant du tout et n'importe quoi, à l'instar de ce qui suit (source : lemonde.fr)

Citation :

La situation est paradoxale. Le régime libyen perd chaque jour un peu plus de soutien dans la communauté internationale. Traité comme un paria, mis au ban des nations, pestiféré et décrété "illégitime", il est abandonné par ses derniers alliés. Il est condamné. (...)

Au rythme des combats – ils opposent des insurgés sous-équipés et sous-entraînés aux troupes suréquipées du Guide –, le fief de l'opposition libyenne, la ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, sera bientôt à portée de fusil de la soldatesque kadhafiste. En l'état actuel des forces en présence, rien n'arrêtera l'armée libyenne. (...)

Le régime de Mouammar Kadhafi est jugé illégitime par les Etats-Unis, l'Europe et même la Ligue arabe, qui l'a exclu de ses rangs. Il vient de perdre l'un de ses derniers soutiens à l'ONU: la Russie. 


Le président Dmitri Medvedev a annoncé, lundi 14 mars, que Kadhafi et sa famille étaient persona non grata à Moscou et n'avaient pas le droit d'y effectuer des transactions financières.

Chaque jour, l'opposition, regroupée au sein d'un Conseil national transitoire, gagne en reconnaissance internationale.

La France n'a pas convaincu l'Europe de la nécessité de décréter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la région des combats; elle n'a pas convaincu non plus les ministres des affaires étrangères du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) réunis ces jours-ci à Paris. (...)

Une intervention, serait-elle a minima, comporte toujours d'énormes risques. Mais ceux que l'inaction ferait courir à la population libyenne s'annoncent plus graves encore. On sait ce dont Kadhafi est capable; il a prévenu qu'il mettrait le pays à feu et à sang. (...)

Nicolas Sarkozy a raison. Il faut un geste militaire pour aider les rebelles à sanctuariser Benghazi. Ce peut être une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la ville. Américains et Européens en ont les moyens, largement. Il est temps de les mettre en œuvre. (...)

Article paru dans l'édition du 16.03.11


Visiblement, l'auteur de ce papier n'a pas dû bien lire ou écouter les déclarations de Nicolas Sarkozy, telles que je les mentionnais plus haut. Je lis, par exemple, que Nicolas Sarkozy a raison. Il faut un geste militaire pour aider les rebelles à sanctuariser Benghazi... Et moi qui croyais que Sarkozy ne voulait aider que des populations manifestant pacifiquement !

"Au rythme des combats – ils opposent des insurgés sous-équipés et sous-entraînés aux troupes suréquipées du Guide..."

Question : qui a pris l'initiative des fameux "combats" et que peut bien signifier ce terme sinon une confrontation entre groupes armés ? On pense à la Géorgie, qui prend, le jour même de l'inauguration des Jeux Olympiques, à Pékin (08.08.08), l'initiative hasardeuse d'une attaque militaire contre un territoire protégé par Moscou, pour venir, ensuite, pleurnicher - en tout cas, son imprudent de président, relayé, il est vrai, par... Bernard-Henri Lévy ! - devant les représailles russes.

Quant au régime libyen qui perdrait chaque jour un peu plus de reconnaissance internationale, notamment le soutien de la Russie, on aimerait savoir, alors, pourquoi cette fameuse Russie, désormais anti-kadhafiste, ne vote pas avec les autres le bombardement ou l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne !

"Traité comme un paria, mis au ban des nations, pestiféré..." : j'aimerais savoir quelles sont ces nations qui traitent Kadhafi comme un paria ou un pestiféré, sachant que l'ONU en compte plus de cent quatre-vingt-dix ! J'ai l'impression que Le Monde réduit - mais on commence à avoir l'habitude ! - la "communauté internationale" à une poignée de puissances (ex)coloniales et à leurs satellites, soit une petite cinquantaine d'Etats, guère plus !

"Abandonné par ses derniers alliés..."

Franchement, quand donc les journalistes se contenteront-ils de nous communiquer des informations fiables et honnêtes, tout simplement, sans chercher à chaque fois à nous vendre leur petite camelote idéologique ?

Kadhafi serait ainsi abandonné par ses derniers alliés, à l'instar d'Omar El Béchir sans doute, que l'on voit se promener partout, d'un pays arabe à un pays africain... Prenons l'Afrique, dont Kadhafi porte l'effigie en bonne place sur son coeur. Combien sont-ils, les États africains, à avoir pris leurs distances avec la Libye, quand on connaît le nombre de mouvements nationalistes africains - dont certains sont aujourd'hui au pouvoir - à avoir bénéficié des subsides et du soutien matériel de la Libye ?

"On sait ce dont Kadhafi est capable ; il a prévenu qu'il mettrait le pays à feu et à sang..."

Ben voyons ! Il a aussi annoncé aux "rebelles" que ceux qui  déposeraient les armes maintenant seraient graciés ; mais cette déclaration-là n'a pas dû effleurer les oreilles du rédacteur du Monde.


Petit supplément illustré : 

Comme preuve que les insurgés libyens ne sont pas de pauvres agneaux sans défense, même s'il y a de la désorganisation et de l'amateurisme dans l'air (sources : BFM-TV, 14.03.2011 ; TF1, 15.03.2011).


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