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vendredi 18 octobre 2013

Retour sur un désir refoulé d'agression en Syrie


Alors, cette guerre en Syrie ?


Je connais quelques psychopathes, auxquels on donne du "Monsieur le Président", qui, à l'heure qu'il est, seraient réduits à l'état de poussière, si le ridicule tuait encore !

Dans les temps anciens, le samouraï qui avait subi un affront, et qui entendait restaurer son honneur et celui de son clan, s'ouvrait le ventre, commettant ce qu'on appelait et appelle encore un "hara kiri".

Il faut quand même savoir qu'en Japonais, "samouraï" veut dire "celui qui a des couilles". Enfin, c'est une interprétation toute personnelle.

Certains "monsieur le président" d'aujourd'hui, qui n'ont pas de couilles, sont donc à des années-lumière de se faire hara-kiri et font comme s'ils ne sortaient pas humiliés par la Russie et la Chine dans le psychodrame syrien.

Cela dit, ne nous faisons pas d'illusions : avec ces guignols, ce n'est que partie remise... À l'heure qu'il est, ils doivent déjà se demander ce qu'ils vont bien pouvoir inventer pour affaiblir voire attaquer l'Iran, un pays qui a ZÉRO soldat en terre étrangère et dont aucun missile ne s'est jamais abattu sur un territoire voisin, la seule guerre à laquelle le pays ait été mêlé lui ayant été imposée par un Iraq manipulé par les monarchies arabes et l'Occident.

Alors, nos "monsieur le président sans couilles" sont déjà en train de tenter de redorer leur blason terni par l'humiliation syrienne. Mais, entre nous, on ne voit pas très bien comment ils réussiraient avec l'os iranien ce qu'ils ont raté avec l'arête  syrienne.

Juste pour rire, vous savez ce qu'a déclaré ce pauvre apparatchik socialiste officiant en qualité de président  bonapartiste français qui se prend pour De Gaulle, à propos d'une campagne française de "punition" contre Bachar El Assad ?

Avant de répondre à la question, rappelons que, pour justifier sa politique d'agression contre la Syrie, le gouvernement français avait livré à ces godillots qu'on appelle des parlementaires des "preuves irréfutables" de l'utilisation de gaz sarin par les troupes de Bachar El Assad", preuves rapportées par les services secrets français. À partir de ce moment, c'était clair : la grande puissance qu'est la France allait punir le dictateur syrien.

Venons-en donc à la réponse à la question précédente : l'apparatchik terne et gris, qui se prend pour De Gaulle, nous a fait cette déclaration :

"Aucune décision ne sera prise avant la remise du rapport de l'ONU." (7 septembre 2013)

Entre nous, vous n'êtes pas mort(e)s de rire ?



mercredi 11 septembre 2013

Le 11 septembre et la connerie des grands de ce monde. The so-called world leaders' bullshit


11 septembre 1973 - 11 septembre 2001 - 11 septembre 2013

À votre avis, de laquelle des deux premières dates va-t-on se souvenir le plus aujourd'hui ? Et comment expliquer que les Etats-Unis se retrouvent à chaque fois impliqués dans ces deux évènements ? Et où doit-on mettre le curseur entre ce qui est odieux et ce qui est... odieux ?

Pourquoi je pose la question ? Parce que je viens de voir les images des commémorations de "Nine-Eleven" aux Etats-Unis... Je veux bien avoir une pensée pour les victimes du 11 septembre 2001, mais, contrairement à la tartuferie ambiante, moi, je ne hiérarchise pas la douleur. 

Rappelons simplement que, depuis le 11 septembre 2001, des milliers d'attaques d'hélicoptères ou de drones américains et occidentaux ont massacré un paquet de citoyens irakiens, afghans, pakistanais, libyens...

Et voilà que quelques psychopathes, la main sur le coeur, les mêmes qui versent des larmes de crocodile et font mine de s'apitoyer sur 'Nine Eleven', sont déjà en train de se demander qui ils vont pouvoir massacrer à coups de missiles dans les prochaines semaines.

Et pourquoi veulent-ils se livrer à cette nouvelle boucherie, allez-vous me demander ?

Parce que "le régime syrien ne respecterait pas ses obligations internationales" (sic.)

Et c'est là que moi, dès le lendemain de la fameuse attaque au gaz (21 août) près de Damas, je suis allé regarder l'état du droit international en la matière. Et il m'a fallu moins d'une minute pour dénicher le document, lequel, dans sa version française, commence ainsi :

CONVENTION SUR LES ARMES CHIMIQUES

Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction


Traité multilatéral interdisant de mettre au point, de fabriquer, d'acquérir, de stocker, de conserver, de transférer ou d'employer des armes chimiques, ouvert à la signature à Paris, le 13 janvier 1993, après la conclusion des négociations au sein de la Conférence du désarmement.
La Convention est entrée en vigueur le 29 avril 1997, 180 jours après le dépôt du 65e instrument de ratification.
Le Secrétaire général de l'ONU est le dépositaire de la Convention...


Et, bien évidemment, on va chercher la liste des pays (Etats) ayant signé, voire ratifié la convention en question, laquelle leur est, par conséquent, opposable. Et, comme dirait Monsieur de la Palisse, ladite convention ne saurait être opposable à un Etat non signataire et, a fortiori, non ratificateur.

Et de R à T, on a quelque chose comme ça :



Vous avez compris ?

Que la Syrie n'était pas membre de la Convention sur les armes chimiques ?

Question : comment contraint-on un sujet de droit international à respecter un traité auquel il n'a pas souscrit ? Il s'agit là d'une question relevant de la première année d'études de droit à l'université.

Alors, expliquez-moi, chers amis internautes, le tombereau de conneries proférées depuis quelques semaines par un certain nombre de crétins, d'abrutis et d'analphabètes à propos d'un crime international que la Syrie ne saurait avoir commis pour la bonne raison qu'elle n'est pas partie au traité le sanctionnant.

Expliquez moi aussi pourquoi, parmi ces abrutis et autres analphabètes, on trouve des "monsieur le président" qui nous abreuvent, jour après jour, de monceaux de conneries qui en disent long sur leur bêtise, à moins qu'il ne s'agisse d'autre chose...

Expliquez-moi enfin comment un juriste, ancien de Harvard, en est arrivé à humilier son ancienne université en affirmant de manière aussi grossière sa méconnaissance du droit international ! Et pourquoi diable les anciens et actuels étudiants et professeurs de Harvard laissent-ils, sans réagir, cet individu humilier leur prestigieuse université ?

Mais ce n'est pas tout : dès lors que nous avons deux parties en présence, si l'Etat syrien ne saurait se voir opposer une convention à laquelle il n'est pas partie, il en va tout autrement des pays soutenant les mercenaires étrangers combattus par l'armée régulière syrienne. 

Le fait est que les parrains occidentaux des mercenaires opérant en Syrie ont signé et ratifié la fameuse convention. Ce qui devient particulièrement intéressant, voire passionnant, dans l'hypothèse d'une attaque au gaz par les djihadistes hystériques opérant en Syrie.

Et dans le cas d'une confirmation de cette hypothèse, il sera difficile de séparer les marionnettes de leurs manipulateurs.

Parce que ce que j'ai compris, en tout cas, c'est que l'insistance des gangsters internationaux qu'on appelle "Monsieur le Président" à n'envisager comme auteur de l'attaque au gaz que le seul régime syrien traduit bien leur implication personnelle auprès des mercenaires djihadistes d'Al Qaeda opérant en Syrie.

Qu'est-ce qu'il a dit déjà, le larbin de l'ONU ? Crime contre l'Humanité ?

Ça devrait nous faire un nouveau Tribunal de Nuremberg pour juger une clique mafieuse internationale et quelques "Monsieur le Président" qui auront le plus grand mal à échapper à des procédures d'impeachment !


(Re)lire : PressTV




samedi 2 juillet 2011

Mass-desinformation weapons. Obama and Co. sponsoring pogroms in East-Libya. Les armes de désinformation massive (5/7)



Avant-propos


Un certain nombre des documents présentés ici figuraient déjà sur un texte précédent consacré à Obama (volant au secours des massacreurs de nègres...). Le moins qu'on puisse dire est que la presse libre, comme on est en droit de l'appeler, n'a pas été d'une grande curiosité face à ce qui a bel et bien ressemblé à une vague de racisme et de xénophobie parmi les "révolutionnaires" libyens. Mais peut-être devons-nous certains (changements de) comportements aux premiers articles et reportages parus sur la question, qui ont alerté certains "révolutionnaires" libyens que certaines choses risquaient fort de se savoir et de ruiner leur image à l'étranger ?

Toujours est-il qu'en France même, on ne fut pas loin du silence radio dans la grande presse, à une poignée d'exceptions près.  Mais bien évidemment, la communauté noire s'est émue de la chose, et pas qu'en Afrique. Est-ce là la raison  du brusque repli tactique ou stratégique de Barack Obama dans son soutien en faveur de l'agression contre la Libye ? Ou n'a-t-il pas voulu empoisonner son entrée en campagne par une sordide croisade qui risquait de faire pas mal de "dégâts collatéraux", ce qui n'est jamais très bon pour l'image d'un "Prix Nobel de la paix" ?



Foreword


Some documents presented below belong to a previous file that I devoted to Barack Obama (rushing to negroes' slaughterers' aid in Libya.). The least I would say about this issue is that our so called "free and democratic press" didn't seem to be very concerned by what  actually looked like a growing wave of racism and xenophobia among the so called "revolutionary Libyans". Anyway, some important changes have been reported, given the huge amount of 'Western' reporters and journalists in Eastern Libya. And perhaps could we explain those changes by the fact that some articles and reports would have alerted the so "sympathetic revolutionary Libyans" to the fact that the raging campaign of racism against dark skinned people was likely to ruin their image abroad...

Nevertheless, in France for instance, the campaign of racism in "Free Libya" has been as well as hardly reported: a sort of "blackout" (France - I mean the elected king of the country! - having been one of the very few countries to recognize the Revolutionary group as the unique representative of the Republic of Libya.) among the press, except for very few outsiders. But obviously the black community felt upset, in Africa and elsewhere in the world. Should that be the reason of the sudden tactical or strategic withdrawal of Barack Obama and of the U.S. armada from the Libyan mess? Or is our so smart Barack not willing to poison his second presidential campaign with a sordid crusade that surely would much "collateral damage", which cannot be considered as beneficial to the prestige of a Nobel Prize Winner?


(N. BI just haven't got enough time to translate the French part into English. But why wouldn't you try a 'web translator'? Of course, it doesn't work as  well as a professional translator, but it helps you understand most of documents in a foreign language, and there are so many languages to read on the net! Just try! Otherwise that could be a good opportunity for you to learn French!)




Épisode 5 : Pogroms 



Pogrom (Cf. Le Trésor de la Langue Française)
Ces Juifs, un peu déclamatoires, ne sont pas les premiers à venir en Palestine, pour y reprendre avec le sol une intimité suspendue depuis bientôt deux mille ans. Il y a une quarantaine d'années, quelques familles de Juifs russes, terrifiées par les pogroms qui suivirent l'assassinat du tzar Alexandre II, avaient demandé un refuge à cette terre d'une éternelle espérance. THARAUDAn prochain, 1924, p.141.


libya

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Libyan "revolution" attacks Black workers. No Tahrir in Benghazi: A Racist Pogrom Rages On against Black Africans in Libya
(...)
American progressives and peace forces have been in a state of joyous delirium in recent weeks as they experienced vicarious, televised popular victories in Tunisia and Egypt. Watching unarmed crowds achieve tentative victories against entrenched, U.S.- backed regimes produced a kind of giddiness on this side of the ocean - an otherworldly feeling that, somehow, the foreign outposts of the U.S. empire might suddenly disintegrate by popular demand. But now, the U.S. naval war machine lies off the coast of Libya, and it is time for the American anti-war movement - such as it is - to remember who is the biggest enemy of peace on planet Earth: U.S. imperialism.
(...)
It is also becoming clearer by the day that a vicious, racist pogrom is raging against the 1.5 million sub-Saharan Black African migrant workers who do the hard jobs in Libya, work that is rejected by the relatively prosperous Libyans. Hundreds of Black migrant workers have already been killed by anti-Khadafi forces -- yet the U.S. corporate media express absolutely no concern for their safety. One Western report noted that large numbers of Black Africans were seized in Benghazi and were assumed to have been hanged. That is a war crime, whether these men were soldiers or migrant workers, but the Western correspondent seemed unconcerned. One suspects there are many atrocities occurring in the rebel-held areas of Libya, especially against people that are not members of the locally dominant tribe. Benghazi is not Tahrir Square in Cairo.
(...)
American United Nations Ambassador Susan Rice, who is at least as warlike as Condoleezza Rice, is visibly eager to invade Libya under humanitarian pretexts. The U.S. is the last country in a moral position to criticize Khadafi for his treatment of Arab civilians. Remember Fallujah, the Iraqi city of a quarter million people that the U.S. leveled after first bombing its hospitals, inflicting many thousands of casualties. If most Americans don't remember Fallujah, the Arab world certainly does.


Les "révolutionnaires" libyens s'en prennent aux travailleurs noirs. Aucune Place  Tahrir à Benghazi: Un Pogrom raciste s'est déclenché contre les négro-africains noirs de Libye. 
(...)
Les mouvements progressistes et pacifistes américains se sont retrouvés, ces dernières semaines, dans un état de joyeux délire en expérimentant, par personne interposée et via la télévision, des victoires populaires en Tunisie et en Egypte. Le fait de pouvoir contempler des foules sans armes réussissant enfin à venir à bout de régimes solidement enracinés  et soutenus par les Etats-Unis a déclenché chez nous comme une sorte de vertige - un sentiment venu d'ailleurs et selon lequel, d'une certaine manière, les postes avancés, basés à l'étranger, de l'empire américain, pouvaient tout à coup se désintégrer sous la pression des peuples. Le problème est que, maintenant, la machinerie de la marine de guerre américaine  se situe au large des côtes de la Libye, et il est temps pour le mouvement pacifiste américain – ainsi qu'il se considère - de se remettre en mémoire quel est le plus grand ennemi de la paix sur la planète Terre : l'impérialisme américain.
(...)
Il s'avère de plus en plus clairement, maintenant, qu'un  pogrom cruel et raciste est en cours, avec pour victimes les 1,5 million d'Africains sub-sahariens  présents en Libye comme travailleurs migrants et assumant tous les travaux rejetés par des Libyens relativement plus prospères que les immigrés. Des centaines de travailleurs noirs ont déjà été tués par les forces anti-Khadafi – néanmoins, la corporation des médias américains ayant pignon sur rue ne semble manifester aucune inquiétude pour leur sécurité. Un rapport occidental relève qu'un grand nombre d'Africains noirs ont été enlevés à Benghazi et que, selon toute probabilité, ils auraient été pendus. Il s'agit là d'un crime de guerre, que ces hommes fussent  des soldats ou de simples travailleurs migrants, mais le journaliste occidental ne semble pas avoir été préoccupé par cette contingence. On pense généralement que de nombreuses atrocités se produisent dans les zones tenues par les rebelles libyens, en particulier contre les personnes qui n'appartiennent pas à la tribu locale dominante. Benghazi n'est pas la place Tahrir au Caire.
(...)
L'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies Susan Rice, qui est au moins aussi belliqueuse que le fut Condoleezza Rice, est visiblement désireuse d'envahir la Libye sous des prétextes humanitaires. Néanmoins, les États-Unis sont le dernier pays pouvant se permettre d'afficher une position morale critique à l'égard de Khadafi dans son traitement des civils arabes. Souvenons-nous de Falloudjah, cette ville irakienne d'un quart de million d'habitants, que les Etats-Unis ont rasée, après avoir commencé par en bombarder les hôpitaux, faisant des milliers de victimes. Si la plupart des Américains ne se souviennent pas de Falloudjah, le monde arabe, lui, n'a certainement pas oublié.




Fears of ethnic cleansing rise as the Libyan Revolution unfolds. As we and the international community continue to give understandable solidarity to the self-proclaimed revolutionaries of Libya, it is also important that we give equal weight to the condemnation of reported atrocities now surfacing against dark-skinned people (Black Africans) by the revolutionaries, or by those acting in the name of the revolution. 
(...)
These practices should end. There is no place in revolution for ethnic cleansing. Revolution is about positive change. It is about constructing deeper humanity and bonds among people.
(...)
I write this letter to bring attention to the under-reported but troubling issue of possible ethnic cleansing in Libya. As the Libyan Revolution unfolds, fears of possible ethnic cleansing are gripping the more than 1.5 million migrant workers from sub-Saharan (Black Africa) now working as low-waged workers in the oil industry, as domestic servants, and as general labourers in Libyan society. 


Les craintes de voir naître un nettoyage ethnique augmentent à mesure que la Révolution libyenne se déroule. Dès lors que nous tous, ainsi que la communauté internationale continuerons de manifester une solidarité tout à fait compréhensible pour les révolutionnaires auto-proclamés de Libye, il s'avère tout aussi important que nous accordions un poids égal à la condamnation des atrocités qui se sont fait jour contre les personnes à peau foncée d'Afrique et qui sont menées par les révolutionnaires, ou par des personnes agissant au nom de la révolution.
(...)
Ces pratiques devraient prendre fin. Il n'y a pas de place dans un mouvement révolutionnaire pour le nettoyage ethnique. La révolution engage des changements positifs. Il s'agit de bâtir une humanité plus profonde et d'établir des liens plus étroits entre les Hommes.
(...)
J'écris ce texte pour attirer l'attention sur la question escamotée, mais dérangeante, d'un possible nettoyage ethnique en Libye. Au fur et à mesure que la Révolution libyenne prend de l'ampleur, les craintes d'un nettoyage ethnique envahissent les plus de 1,5 million de travailleurs migrants d'Afrique sub-saharienne employés actuellement comme main d'œuvre subalterne dans l'industrie pétrolière mais aussi comme domestiques et comme ouvriers peu qualifiés au sein de la société libyenne.



As nations evacuate their citizens from the violence gripping Libya, many African migrant workers are targeted because they are suspected of being mercenaries hired by Muammar Gaddafi, the Libyan leader.
(...)
Dozens of workers from sub-Saharan Africa are feared killed, and hundreds are in hiding, as angry mobs of anti-government protesters hunt down "black African mercenaries," according to witnesses.
(...)
About 90 Kenyans and another 64 citizens from South Sudan, Uganda, Zimbabwe, Lesotho, Zambia, Rwanda, South Africa, Tanzania, Democratic Republic of Congo, Sierra Leone and Burundi landed in Nairobi on Monday, according to officials.
(...)
"We were being attacked by local people who said that we were mercenaries killing people. Let me say that they did not want to see black people," Julius Kiluu, a 60-year-old building supervisor, told Reuters.
(...)
"Our camp was burnt down, and we were assisted by the Kenyan embassy and our company to get to the airport," he said.
(...)
Rights organisations say that thousands of workers are stranded in camps and private homes, protected by their colleagues as their governments fail to evacuate them from the chaos.


Tandis que des pays évacuent leurs citoyens pour les faire échapper de la violence qui s'est emparée de  la Libye, de nombreux travailleurs migrants africains sont ciblés parce que soupçonnés d'être des mercenaires engagés par Mouammar Kadhafi, le dirigeant libyen.



Des dizaines de travailleurs d'Afrique subsaharienne craignent pour leur vie et des centaines d'entre eux sont entrés en clandestinité devant les foules en colère de manifestants anti-gouvernementaux, traquant les "mercenaires noirs africains", selon certains témoins.
(...)
Environ 90 Kenyans et 64 autres citoyens d'Afrique sub-saharienne : Sud-Soudan, Ouganda, Zimbabwe, Lesotho, Zambie, Rwanda,  Afrique du Sud, Tanzanie, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Burundi ont atterri à Nairobi ce lundi, selon des responsables.
(...)
"Nous avons été attaqués par la population locale qui nous a accusés d'être des mercenaires chargés de tuer des gens. Permettez-moi de dire qu'ils ne voulaient pas voir de personnes à peau noire", a déclaré à Reuters Julius Kiluu, un contremaître en bâtiment de 60 ans.
(...)
"Notre camp a été brûlé et nous avons été aidés par l'ambassade du Kenya et par notre société pour nous faire gagner l'aéroport", a-t-il ajouté.
(...)
Des organisations de défense des droits humains estiment que des milliers de travailleurs sont coincés dans des camps et dans des demeures privées, protégés par leurs collègues, face à la défaillance de leur gouvernement pour les faire sortir du chaos.


18 mars 2011 : un très beau portfolio dans le Monde Magazine sur les travailleurs négro-africains de Libye. Le reportage revient sur les conditions de vie plus que sordides de ces travailleurs, dont beaucoup de clandestins, qui se sont retrouvés coïncés dès lors que l'on risquait de les confondre avec des mercenaires de l'armée libyenne.


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Mais je dois dire que le premier reportage qu'il m'ait été donné de voir sur la question est dû à l'excellente Memona Hintermann.

Hinterman Affejee..., c'est une native de l'Océan Indien, ce formidable melting pot de races et de religions ; mais c'est aussi un regard - au propre comme au figuré - qui passe très bien à la télévision, mais c'est surtout une personnalité rare. Disons qu'il y a les reporters, les grands reporters, et il y a Memona Hintermann. Je pense tout particulièrement à certain été de l'année 199... ou pas loin. Le président de la République s'appelle Jacques Chirac et son premier ministre (de cohabitation) s'appelle Lionel Jospin. Ce jour-là, l'occupant israélien a décidé d'éliminer un de ses plus farouches opposants palestiniens. Seulement voilà, l'homme est marié et a des enfants. Qu'à cela ne tienne, se disent nos barbouzes israéliennes, on va bombarder la maison. Toute la maison. La bombe devait peser une tonne et demie ou pas loin. Et bien entendu, toute la famille a été exterminée.

Je revois encore le reportage de Memona Hintermann dans le journal du soir de France 3. Ses yeux lançaient des éclairs devant l'ignominie qui venait de se produire, avec ces ruines encore fumantes ; et il n'y avait pas que les yeux :   il y avait aussi la voix, qui demandait où était passée la communauté internationale et où étaient passés les dirigeants de la France ! Il faut dire que ce massacre ignoble n'a donné lieu à aucune protestation d'aucune sorte de ce qu'il est convenu d'appeler la communauté internationale !

Donc, le 6 mars 2011, soit deux semaines avant la parution du reportage du Monde Magazine, Memona Hintermann est en reportage en Libye pour le journal du soir de France 3. Petite parenthèse, il se trouve que Mme Hintermann a une connection toute particulière avec Mouammar Kadhafi, qui l'aurait approchée, un jour, de très près. L'épisode est assez scabreux, à la limite du sordide, mais je dois dire que le récit qu'en a fait Hintermann, un jour, était presque drôle. Disons qu'elle a fait preuve d'un réel esprit d'initiative pour se tirer d'un mauvais pas.

Retour au 6 mars 2011. Hintermann se trouve dans la région de Benghazi, ce que Bernard-Henri Lévy appelle la Libye libre. Et là, on tombe des nues : des noirs africains se font pourchasser comme des rats par les "révolutionnaires libyens", qui les accusent de servir comme mercenaires au sein de l'armée de Kadhafi. Les plus chanceux ont réussi à gagner des camps de réfugiés. Mais les plus nombreux sont encore coïncés et éparpillés en pleine nature.


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Alors, évidemment, on cherche à en savoir un peu plus, et heureusement qu'il y a l'Internet !

Oboun Maabi est ghanéen. Il travaillait dans le secteur de la construction à Zouara, une ville de l'ouest de la Libye tombée aux mains des rebelles. Depuis, les migrants originaires de l'Afrique subsaharienne n'y sont plus en sécurité. « Tous les opposants pensent que nous sommes des mercenaires de Kadhafi. Aujourd'hui, si on est noir à Zouara, on est mort ». Le Ghanéen a passé deux jours aux portes de la Tunisie, entouré de milliers d'autres travailleurs, surtout égyptiens, fuyant aussi les violences. Mais de jeunes Tunisiens, qui se sont improvisés garde-frontières au poste de Ras Jdir, ne laissaient pas entrer les Africains. « Les Noirs sont laissés pour compte. Beaucoup ont dû rebrousser le chemin ».

Bien évidemment, on va me dire que les mercenaires de Kadhafi sont des sauvages (ben voyons, des nègres !), qu'ils commettent des actes horribles... Parce qu'avant l'invasion occidentale Kadhafi faisait terroriser sa population par des mercenaires importés d'Afrique Noire ? Par ailleurs, l'ONU est là pour protégér les civils, non ?

Et dire que, du côté de la C.P.I. (Cour Pénale Internationale), il était question de "crimes contre l'humanité" qu'aurait commis le régime libyen contre son propre peuple... Quel dommage que la CPI soit aussi sélective ! Et puis, comment les dirigeants de la coalition allaient-ils pouvoir expliquer à leurs peuples, que l'Occident avait décidé de voler au secours de massacreurs de nègres !

Notons tout de même que la présence massive de journalistes de toutes obédiences et, notamment, la multitude de chaînes de télévision présentes dans l'Est de la Libye, avec les possibilités de mettre l'information en ligne presque instantanément, tout cela a dû contribuer à sauver les travailleurs noirs du désastre, même si l'on ne peut pas exclure que, loin des caméras et dans tel bled paumé, les massacres se soient poursuivis. J'observe tout simplement que la chasse à l'homme noir n'a plus été un sujet d'actualité, nos "révolutionnaires" ayant dû être soigneusement "briefés" par leurs conseillers, histoire de ne pas ruiner leur crédit à l'étranger. En attendant, le grand frère "noir" des Amériques est parti sur la pointe des pieds, et entre nous, je vois mal un seul pays de l'Afrique sub-saharienne reconnaître la clique de Benghazi. Pour preuve, leur absence au sommet de l'Union Africaine d'Addis Abbeba, où ils auraient probablement dû faire face à la vindicte populaire. Autant dire que les affaires commencent plutôt mal pour les amis de Bernard-Henri Lévy !

Il s'est quand même trouvé trois pays africains pour voter en faveur de la résolution 1973 : Gabon, Afrique du Sud et Nigeria, trois pays dont les dirigeants doivent se moquer comme d'une guigne du sort de leurs ressortissants en Libye !

Mais ce qui ne manque pas de sel c'est le résultat obtenu lorsque l'on  rapproche les dates, car, au moins dès le 6 mars 2011, on (la France en tout cas, grâce à Memona Affejee-Hintermann) savait qu'il y avait des progroms anti-noirs en "Libye libre". Or la résolution 1973 est adoptée le 18 mars 2011. Autant dire que les membres du Conseil de sécurité savent, lorsqu'ils passent au vote, que l'intervention militaire en faveur des belligérants de Benghazi revient à leur offrir un blanc-seing dans leur croisade raciste.

Une croisade raciste soutenue, donc, par dix pays (France, Royaume-Uni, États-Unis, Bosnie-Herzégovine, Portugal, Colombie, Liban, Gabon, Afrique du Sud, Nigeria), avec l'abstention complaisante voire complice de cinq autres (Allemagne, Fédération de Russie, Chine, Brésil, Inde). C'est dire si la prétendue protection des populations civiles ("to protect civilians") n'était que broutilles et attrape-nigauds !

Et en ce qui les concerne, les nègres de France, qui s'apprêtent à voter en 2012, devront se rappeler que leur pays s'en est allé bombarder la Libye, dans le but de protéger des pogroms anti-nègres dans l'Est du pays, tout comme ils se remémoreront, le moment venu, la liste des partis politiques ayant soutenu cette ignominie.

Il n'en demeure pas moins que, face à l'agression coloniale et raciste,  parée des oripeaux du droit international, rarement continent aura été aussi soudé que l'Afrique face à la croisade occidentale en Libye, soutenue en cela par l'Amérique latine et l'Asie. Mais la tempérance du Tiers-monde et sa massive non-intervention dans l'agression contre la Libye ont certainement une raison, quand on considère la multitude d'insurrections qui ont miné et minent encore l'équilibre politique de tant de pays sortis du colonialisme, en Afrique et ailleurs. 



Prochain épisode : Jurisprudence de l'insurrection


Lectures :


Sponsored civil war in Libya. How Barack Obama rushed to the aid of negroes' slaughterers'



Titre originel : Guerre civile sponsorisée en Libye. Comment Obama a volé au secours des massacreurs de nègres.

Manhunt in Libya!

Chasse à l'homme en Libye !


Barack Obama
A so called 'black' member of the Libyan insurgents. Ha! Ha! Ha! To save his life, did he have any choice? A propos, what is he going to do with his machete? Slaughtering other negroes?
Un soi-disant membre 'noir' des rebelles libyens. On suppose que celui-ci s'est déterminé librement et qu'on lui a laissé le choix ? Cette bonne blague ! Mais au fait, à quoi peut bien lui servir cette machette, à massacrer d'autres nègres ?

Barack Obama

Barack Obama

And to think that we were hundreds of millions, even billions, to hope in something new, that day Barack Obama was elected president of the United States of America! Basically, we can but we'll just pick on ourselves for having so much hope. Did I say 'hope'? How strange! Could we hope that an American presidential candidate whose bank accounts were filled with Wall Street dollars and who was supported by so many lobbies – for instance the AIPAC - would change anything in Africa simply because the chances of life made that he was born from a Kenyan father? Or because his skin is a bit dark, he would devote himself mainly to the cause of the oppressed of the world, including the former colonized countries instead of just being a friend of the most corrupt Arab monarchs or even the poodle of some cynical leader as Israel's Netanyahu? How could we be so naive?

Anyway, if there were a sign of the mismatch between Barack Obama and Africa, we have got it in the sponsored civil war initiated by former white colonial powers desiring to lay hands on some former colonies, at least on those which have mining wealths like oil, and naturally under the guise of protecting civilian populations. And now people hear that in the "liberated territories" of Libya lots of black and dark-skinned Africans are being the victims of pogroms and lynching.

This issue must be particularly well documented considering the millions of pages found on the Internet. But everyone knows that Obama has no connection to the Internet!

We must admit that America's black president did not know that he was giving a hand to a colonial operation in North Africa, contributing at the same time to the slaughtering of the very people who need the most help in Libya: the black African workers!

Poor Barack Obama!

But why did we hope so much!

And now we have to forget him, so we'll do, quickly!

The following is a brief press review ('web review'!) resulting from a short research of documents on the Internet.


French

Et dire que nous étions des centaines de millions, des milliards même, à espérer en quelque chose de nouveau, le jour où Barack Obama fut élu président des Etats-Unis d'Amérique ! Au fond, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes d'avoir tant espéré. Espéré quoi ? Qu'un Américain aux comptes de campagne remplis de dollars provenant en grande partie de Wall Street allait changer les choses en Afrique, tout simplement parce que les hasards de la vie ont fait qu'il est né d'un père kenyan ? Ou parce qu'il a la peau un peu sombre, il allait se dévouer essentiellement à la cause des opprimés du monde, et notamment du monde anciennement colonisé, au lieu de se contenter d'être l'ami des monarques arabes les plus corrompus ou encore le caniche de l'AIPAC ou de Netanyahu ? Mais que nous sommes naïfs !

En tout cas, s'il fallait un signe de l'inadéquation entre Barack Obama et l'Afrique, nous l'avons dans cette guerre civile sponsorisée par d'anciennes puissances coloniales blanches, soucieuses de remettre la main sur leurs anciennes colonies, le tout sous couvert de protection de populations civiles. Et voilà que nous apprenons que les "territoires libérés" par l'insurrection libyenne voient les noirs et personnes à peau sombre être les victimes de véritables pogroms et de lynchage. 

Il faut croire que le sujet est particulièrement bien documenté, si j'en juge par les millions de pages que l'on trouve sur l'Internet sur la question. Mais tout le monde sait que M. Obama n'a aucune connexion à l'Internet ?

Il ne savait donc pas qu'en prêtant la main à une opération coloniale en Afrique du Nord, il allait contribuer à aider ceux-là même qui pourchassent et massacrent - les personnes qui, plus que toutes autres, ont besoin d'aide - les Noirs de Libye !

Pauvre Barack Obama !

Nous avions tant espéré !

Il nous faudra l'oublier – et nous l'oublierons - très vite !

Ce qui suit est une courte revue de presse (revue du web !) résultant d'une recherche de documents sur l'Internet.



March 21, 2011 

Finally, the storyline became too much, and the White House felt the need to push back, with anonymous officials telling Politico that «it was Obama who exerted decisive leadership.» According to Politico, a senior administration official added this: "Samantha Power, Gayle Smith [another National Security Staff senior director mentioned in stories] and Hillary Clinton weren't even in the meeting (Tuesday at 9 p.m.) where the President ultimately decided to move forward and instruct Susan to seek the additional authorities at the U.N. necessary to do what we're doing."

I’m always fascinated by those who are convinced that Obama is being led around by women, specifically by Hillary Clinton.  If she can goad him into firing cruise missiles, how come she didn’t win the Democratic nomination?



Needless to say, some British, Americans and others from other western countries involved are asking «How many civilians are being killed?» and «When will the bombings end?» They’re also concerned this may lead to yet another invasion of yet another Muslim country. Something President Obama says will never happen.
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But the most confusing thing to many who are opposed to the bombings of Libya is this. How does killing civilians save civilians? Fascinating logic this American-led campaign has, eh?





Robert Parry broke many of the Iran-Contra stories in the 1980s for the Associated Press and Newsweek. His latest book, Secrecy & Privilege: Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq, can be ordered at secrecyandprivilege.com. It's also available at Amazon.com, as is his 1999 book, Lost History: Contras, Cocaine, the Press & 'Project Truth.'
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After the slaughter in Gaza in 2008-09, the biggest villain to emerge was South African jurist Richard Goldstone for writing a report that cited war crimes by both Israel and Hamas. Goldstone placed the heavier blame on Israel in the killing of some 1,400 Palestinians. (Thirteen Israelis also died.)
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Instead of showing sympathy for the dead Palestinian civilians, the U.S. House of Representatives voted 344-36 to condemn Goldstone’s report as «irredeemably biased» for its criticism of Israel. That overwhelming consensus was reflected across the U.S. political/media landscape.

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Libyan "revolution" attacks Black workers
No Tahrir in Benghazi: A Racist Pogrom Rages On against Black Africans in Libya. by Glen Ford

American progressives and peace forces have been in a state of joyous delirium in recent weeks as they experienced vicarious, televised popular victories in Tunisia and Egypt. Watching unarmed crowds achieve tentative victories against entrenched, U.S.-backed regimes produced a kind of giddiness on this side of the ocean -- an otherworldly feeling that, somehow, the foreign outposts of the U.S. empire might suddenly disintegrate by popular demand. But now, the U.S. naval war machine lies off the coast of Libya, and it is time for the American anti-war movement -- such as it is -- to remember who is the biggest enemy of peace on planet Earth: U.S. imperialism.
(...)
It is also becoming clearer by the day that a vicious, racist pogrom is raging against the 1.5 million sub-Saharan Black African migrant workers who do the hard jobs in Libya, work that is rejected by the relatively prosperous Libyans. Hundreds of Black migrant workers have already been killed by anti-Khadafi forces -- yet the U.S. corporate media express absolutely no concern for their safety. One Western report noted that large numbers of Black Africans were seized in Benghazi and were assumed to have been hanged. That is a war crime, whether these men were soldiers or migrant workers, but the Western correspondent seemed unconcerned. One suspects there are many atrocities occurring in the rebel-held areas of Libya, especially against people that are not members of the locally dominant tribe. Benghazi is not Tahrir Square in Cairo.
(...)
American United Nations Ambassador Susan Rice, who is at least as warlike as Condoleezza Rice, is visibly eager to invade Libya under humanitarian pretexts. The U.S. is the last country in a moral position to criticize Khadafi for his treatment of Arab civilians. Remember Fallujah, the Iraqi city of a quarter million people that the U.S. leveled after first bombing its hospitals, inflicting many thousands of casualties. If most Americans don't remember Fallujah, the Arab world certainly does.



Fears of ethnic cleansing rise as the Libyan Revolution unfolds. As we and the international community continue to give understandable solidarity to the self-proclaimed revolutionaries of Libya, it is also important that we give equal weight to the condemnation of reported atrocities now surfacing against dark-skinned people (Black Africans) by the revolutionaries, or by those acting in the name of the revolution. 
(...)
These practices should end. There is no place in revolution for ethnic cleansing. Revolution is about positive change. It is about constructing deeper humanity and bonds among people.
I write this letter to bring attention to the under-reported but troubling issue of possible ethnic cleansing in Libya. As the Libyan Revolution unfolds, fears of possible ethnic cleansing are gripping the more than 1.5 million migrant workers from sub-Saharan (Black Africa) now working as low-waged workers in the oil industry, as domestic servants, and as general labourers in Libyan society. 



Black African migrants in Libya are in desperate need of relief and assistance. They are caught between the rock of Qaddafi loyalists guarding the borders and checkpoints and relieving them of what little money they possess and the hard place of the opposition forces who unfairly deem them as the mercenaries recruited by Qaddafi to put down the uprising.
(...)
Many of these migrants are from sub-Saharan Africa, mostly from Ghana and Nigeria, and are trapped between contending forces with few options of rescue, food, and medical supplies. It has been reported that these migrants comprise more than 1.5 million of the so-called "illegal immigrants" in Libya. Needless to say, they have been pivotal to the infrastructure of Libya, particularly as laborers in construction and sanitation work.
(...)
Bereft of funds, they cannot afford to pay for flights out of the country, and even if they could, many of them have no passports or travel documents. In effect, they have been deserted by their home governments and the turmoil across Libya has left them no recourse from the Libyan government.
(...)
Meanwhile, international aid groups have been all but stifled in its attempts to rescue the migrants in Tripoli, a good number of them packed desperately in the crowded terminals at the airport.
Compounding the situation is the traditional racism and xenophobia that is a common practice among Libyans who often relegate the darker-skinned residents to a slave status. Even so, the presence of Black mercenaries who possess no ethnic sympathies and at the beck and call of Qaddafi has made their situation all the more perilous.



As nations evacuate their citizens from the violence gripping Libya, many African migrant workers are targeted because they are suspected of being mercenaries hired by Muammar Gaddafi, the Libyan leader.
(...)
Dozens of workers from sub-Saharan Africa are feared killed, and hundreds are in hiding, as angry mobs of anti-government protesters hunt down "black African mercenaries," according to witnesses.
About 90 Kenyans and another 64 citizens from South Sudan, Uganda, Zimbabwe, Lesotho, Zambia, Rwanda, South Africa, Tanzania, Democratic Republic of Congo, Sierra Leone and Burundi landed in Nairobi on Monday, according to officials.
(...)
"We were being attacked by local people who said that we were mercenaries killing people. Let me say that they did not want to see black people," Julius Kiluu, a 60-year-old building supervisor, told Reuters.
(...)
"Our camp was burnt down, and we were assisted by the Kenyan embassy and our company to get to the airport," he said.
Rights organisations say that thousands of workers are stranded in camps and private homes, protected by their colleagues as their governments fail to evacuate them from the chaos.


Ugandans Abroad  By Rebecca Harshbarger



Libya’s black African migrants are in crisis, with few able to escape the country’s guarded-borders, while still facing an opposition that suspects they are Qaddafhi-recruited mercenaries, according to reporting by the Black Star News.  On the outskirts of Tripoli, thousands of sub-saharan African migrants have fled to a makeshift camp outside of the airport in Tripoli.  The New York Times reported that the workers have hung blankets from fences and trees, are living among garbage, and are exposed to a trench of excrement between the airport and the camp.
(...)
About 1.5 million black African migrants work in Libya, frequently in construction and sanitation as laborers.  Many are from Ghana and Nigeria, working abroad to create better lives for their families back home.
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Since the crisis began three weeks ago, workers have died from hunger and disease in the airport’s vicinity.  Women in the camp reported being unable to bathe since they arrived, others have tried to bathe in the bushes.  Water is very difficult to acccess.  Soldiers rob their few possessions with machine guns, and civilians attack them with knives, taking their cell phones and even their sim cards.  Children live in the camps as well, including babies that are only a few days old.



... there’s one more subject that the world media have seemingly no interest for. Meanwhile, we’re talking about a serious threat to the lives of black workers currently residing in Libya — expatriates from Niger, Chad, Mali and some other countries. 
(...)
There are more than one hundred thousand of them in Libya and they are doing much better than their fellow African «seasonal workers» in the EU countries. For quite a time Gaddafi has been carrying out «African integration» policy and even hoped to create African Union by the EU example. From the political standpoint, this was, certainly, a utopia that was treated as yet another fantasy of extravagant Arabian leader. However, this utopia was substantially funded. We have to admit that Gaddafi has actually attempted to help his neighbors — and thanks to his efforts, numerous expatriates from Black Africa gained an opportunity to work and even study in Libya. So it’s not surprising that when the riots have started, authorities began handing out weapons to those, willing to fight for the regime and black Libyan citizens have enthusiastically stood up to Gaddafi’s call. 
(...)
In their turn, journalists of American and European media who continue dubbing Libyan black-skinned citizens as «mercenaries» also have to understand that they are morally responsible for the outbreaks of racism and ethnic purges.
(...)
Historical paradox consists in the fact that once again international efforts of the USA and their allies — intended to spread democracy all over the world — are about to cause racial violence, religious and ethnic purges. «Liberation» of Kosovo in 1999 ran into murders of hundreds and exile of thousands of Serbs, terrible acts of violence conducted by the Albanian militants, mass kidnappings for the further sale of human organs. 
(...)
«Building democracy» in Iraq brought up the massive massacre between Shiites and Sunni, which has already taken its toll of thousands of lives (mind that prior to the American occupation, there was no inter-confessional hatred and enmity in Iraq), destruction of Christian community. 
(...)
Today it only took certain informational support of oppositional actions in Libya, for the outbreaks of racial violence, kidnappings and murders of black-skinned Africans to take place. 
Instead of blaming Libya expatriates from Black Africa of being mercenaries, West should have better considered their fate. Otherwise, ethnic purges in Libya would soon be named along the similar processes in Kosovo and Iraq.



About one and a half million Sub-Saharan African migrants and refugees, out of a population of nearly two to two and a half million migrants, work as cheap labour in Libya's oil industry, agriculture, construction and other service sectors.
(...)
However, this is not the first time Libya's most vulnerable immigrant population has fallen victim to racist attacks. In 2000, dozens of migrant workers from Ghana, Cameroon, Sudan, Niger, Burkina Faso, Chad and Nigeria were targeted during street killings in the wake of government officials blaming them for rising crime, disease and drug trafficking.
(...)
As the world marks the 2011 International Day for the Elimination of Racial Discrimination, which has been dubbed the 'International Year for People of African descent', uprisings sweeping the Arab region should include a social transformation to shift perceptions of dark-skinned Arabs and non-Arabs to put an end to racial discrimination and xenophobia, experts say.
(...)
Otherwise, they warn, a violent backlash by anti-Gaddafi forces in Libya who link black skin with the regime could lead to a massive genocide once the long-time leader is ousted.



N. B. Les documents présentés ici feront peut-être l'objet d'une traduction, si le temps le permet... Cela dit, tout(e) bon(ne) utilisateur/trice de l'Internet sait qu'il existe des traducteurs en ligne qui, pour ne pas être aussi performants qu'un humain, n'en sont pas moins utiles !

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