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vendredi 12 août 2011

Message to all our Libyan brothers and sisters. Message à tous nos frères et soeurs de Libye



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L'autre jour, en consultant les statistiques des visites sur ce blog, que ne fut ma surprise en découvrant que de nouveaux pays s'affichaient sur la carte : Bahrein, Hongrie... et Libye !

Pour ne rien vous cacher, je commençais un peu à désespérer, en me disant que l'incursion barbare des croisés du monde judéo-chrétien - croisés redevenus barbares, et qui ont juste oublié de lire la Bible (!) - en terre libyenne avait probablement détruit jusqu'au réseau Internet. Je découvre avec plaisir qu'il n'en était rien, et que la Libye dispose bel et bien d'un réseau Internet performant.

Et c'est là que j'aimerais quelque peu négliger tous mes lecteurs d'Europe et du bout du monde. Mais rassurez-vous, je vais de nouveau m'intéresser à vous, et tout particulièrement à nos (nouveaux) amis des émirats du Golfe  et des monarchies arabes.

Parce que, là, j'aimerais tout particulièrement m'adresser à mes frères et soeurs de la vaillante Jamahiriya de Libye.

Chers frères et soeurs libyens, voilà quelque temps que la grande presse d'ici nous annonce la fin prochaine (L'ultime combat. La dernière bataille) de votre leader. Faut-il rappeler à ces abrutis que le départ de Muammar Kadhafi du pouvoir ne figurait nulle part dans le texte de la résolution 1973 ?



Entre nous, je suis persuadé qu'un certain nombre d'agresseurs actuels de la Libye auront disparu de la circulation bien avant que le régime mis en place par Kadhafi - et dont de nombreuses composantes (cf. les tribus) existaient bien avant lui - ne doive céder devant les Harkis de Benghazi !

Mais puisque vous m'avez fait l'honneur de découvrir mes textes concernant votre pays, vous devez donc savoir que, bien avant le vote de cette résolution conçue par des criminels, j'annonçais déjà l'échec de cette machination.

Cela dit, pour ne rien vous cacher, je n'ai pas toujours été un grand admirateur de Kadhafi, dans la mesure où j'ai toujours estimé que l'Afrique n'avait pas vocation à être dirigée par des militaires. 

Et puis j'ai lu et découvert des choses sur la Libye, et tout particulièrement cet incroyable réseau d'adduction d'eau : la Grande Rivière Artificielle (Great Man Made River), un projet pharaonique que bien des experts avaient critiqué pour sa mégalomanie, mais qui révèle bel et bien le caractère visionnaire du dirigeant libyen, dans un continent où le manque d'idées et d'imagination a été érigé en méthode de gouvernement.

En théorie, chaque citoyen libyen dispose d'une quantité d'eau potable approchant les mille litres par jour, quand, dans tant de pays développés, la moyenne est inférieure à 300 litres d'eau par personne. On imagine ce que l'Afrique pourrait devenir sous le leadership d'un pays désertique à 95 %, et qui ne manque pas d'eau, tout le contraire de ce qu'ont réussi les crétins sur-armés de Somalie, mais aussi les bureaucraties éthiopiennes, kenyanes, tchadiennes et des pays du Sahel en général.

En plus de quarante ans de "dictature", la Libye n'a pas produit un seul "boat-people" réfugié en Europe ou en Afrique. Et même aujourd'hui, les réfugiés débarquant à Lampedusa en provenance de Libye sont tout sauf des Libyens ! 

Le fait est qu'avec les Seychelles, la Libye est le seul pays africain affichant un classement à l'I.D.H. (Indice de développement Humain) comparable à ceux de nombreux pays de l'hémisphère nord. 

Voilà qui aurait dû clouer le bec à tous les oiseaux de mauvais augure. Mais c'était mal connaître la pourriture dont l'être humain est capable.

Le parti de la pourriture nous a donc inventé une intervention à effectuer de toute urgence, afin de protéger des civils menacés par l'armée du sanguinaire Kadhafi.

Puisque vous avez découvert ce blog, alors vous savez, par vos lectures sur Internet - dès lors que nous sommes quelques dizaines de millions de bloggeurs à nous dresser contre la manipulation de la vérité par la propagande de la grande presse et de la Maffia ONU-OTAN -, que le monde entier sait que la Libye fait l'objet de la plus abjecte des agressions, agression montée de toute pièce par des crétins; qui pensaient, par ce biais, remonter dans l'estime de leur peuple, à quelques mois d'élections importantes.

Voyez par exemple ce que déclarait l'un de ces crétins tout récemment :


Vous avez bien lu : le premier ministre britannique envisage d'envoyer l'armée contre les manifestants qui ont envahi les rues des villes de Grande-Bretagne. Le gouvernement britannique entendant réagir fermement contre ces bandes de "criminels" qui violent l'ordre public à Londres, Manchester, Birmingham, etc.

Des jeunes gens un peu violents, certes, mais pas du tout armés de lance-roquettes ni d'armes lourdes...

Pour mémoire : Cameron et sa clique en sont à la deuxième vague de protestation violente depuis un an, avec, on s'en souvient, les violentes protestations de l'année dernière autour de la question des droits d'inscription à l'Université. En tout cas, Charles et Camilla s'en souviennent encore !





Voilà donc, les fameux "civils" que la résolution 1973 avait pour mission de protéger.

Mon interprétation des soulèvements populaires en Europe, et même en Israël ? Probablement un effet de la mauvaise conscience qu'ont tous ces gens, de voir tous les soirs, à la télévision, des images de destructions et d'assassinats de civils en Libye, en se disant que "tout ça est fait en notre nom."

Le fait est que les mouvements sociaux se sont radicalisés depuis le déclenchement de cette guerre d'agression occidentale. Mais je n'oublie pas l'Afrique !

Deux pays seulement ont osé reconnaître le CNT : la Gambie et le Sénégal. Cet idiot de Wade est même allé à Benghazi, mais on ne peut pas dire que cela lui ait réussi. Et gageons qu'aucun ambassadeur du CNT n'est près de s'installer dans un pays africain, car il lui faudrait plier bagage dans les 48 heures pour échapper au lynchage ! Quant à Wade, la jeunesse sénégalaise s'est brutalement soulevée tout récemment, et elle se soulèvera encore à chaque fois qu'un Etat africain se laissera aller au déshonneur de trahir l'un des siens.

Réjouissons-nous quand même de la bonne tenue de l'Union Africaine, qui est certainement la plus agréable surprise dans cette affaire. Il est vrai qu'il s'est trouvé trois prostituées - le Gabon, le Nigéria, l'Afrique du Sud - pour voter avec les agresseurs ! Autant dire que sans ces trois prostituées-là, la résolution 1973 n'aurait jamais vu le jour.

Le message que j'aurais envie d'adresser, là, maintenant, à nos frères et soeurs de Libye ?

Surtout, tenez bon ! Parce que le vrai printemps arabe risque d'être le printemps de la résistance de 5,5 millions de Libyens contre 700 millions de barbares !

Vous voulez que je vous dise ?

Je vais me répéter, mais il est évident que les croisés occidentaux ont perdu la guerre. Ils le savent pertinemment, c'est pour cela qu'ils se disent que, perdu pour perdu, autant ne pas laisser Kadhafi survivre à leur propre débâcle. Ce qui explique qu'ils n'hésitent pas à bombarder même les hôpitaux, au cas où Kadhafi s'y serait réfugié. Quand on vous dit que ces criminels sont devenus fous !

Structure et conjoncture : telle doit toujours être l'approche dialectique des phénomènes par quelqu'un d'intelligent.

Kadhafi à la tête de la Libye ? C'est - je devrais dire ce n'est que - de la conjoncture : les Hommes naissent, grandissent, vieillissent et meurent, laissant la place à d'autres.

La structure, c'est tout ce que les agresseurs de la Mafia ONU-OTAN ne pourront jamais modifier : à commencer par la structure tribale de la population libyenne, structure qui explique, à elle seule, pourquoi les harkis de Benghazi ne régneront jamais sur la Libye !

Ajoutez à cela que la Libye est un pays de 1.757.000 kilomètres carrés, soit pas loin de la superficie cumulée de l'Irak (437,072 km²), de l'Afghanistan (652,000 km²) et du Pakistan (803,940 km²), soit 1,893,000 km².

Or, pour occuper l'Irak, Bush père et fils ont dû y installer jusqu'à 156,000 soldats. Tout ça pour rien : l'occupation de l'Irak par la coalition internationale va se terminer en fiasco. Ne parlons pas de l'Afghanistan et des attentats quasi quotidiens au Pakistan.

Bref, par la faute des Occidentaux, ces trois pays sont devenus un gigantesque merdier. Et voilà qu'Obama et ses supplétifs s'en prennent à la Libye !!!

Quand on vous dit que ces criminels sont devenus fous !

Question : avec quel personnel les Harkis du CNT vont-ils s'y prendre pour contrôler militairement un pays presque aussi grand que l'Afghanistan, l'Irak et le Pakistan réunis ?

La réponse ? Si Obama annonce le retrait des troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan, est-ce que ce ne serait pas, par hasard, pour les installer dans de nouvelles bases... en Libye, après y avoir installé Al Qaeda Maghreb Islamique au pouvoir à Tripoli ?

Obama, allié d'AQMi en Libye ?

Vous pensez peut-être que je suis devenu fou ? Dans ce cas, c'est que vous n'avez pas lu les fiches de Wikileaks sur la Libye ! J'en parle sur le blog...

Pour conclure provisoirement ce papier, disons que je reste persuadé que la Libye ne sortira que grandie de cette épreuve, et ce, pour une raison simple : Kadhafi n'est pas seulement un joueur d'échecs, sachant parfaitement anticiper sur les coups de l'adversaire - voyez la télévision bombardée par les criminels, et qui marche toujours !!!! Bien joué colonel ! -, mais c'est d'abord et avant tout un Bédouin. Et même en plein Paris, Kadhafi vient avec sa tente, plutôt que de coucher dans un palace.

Ce n'est pas à vous, frères et soeurs libyens, que j'apprendrai qu'un Bédouin, ça n'a pas besoin d'électricité, ni d'eau courante, ni de fours à micro-ondes, ni d'ordinateur, ni de voiture... Un Bédouin, ça mange des dattes et des figues en dormant sous la tente. Et en Libye, le désert est grand ! Vous ne voyez quand même pas Obama et ses barbares bombarder tout le désert !

Comment les Américains ont perdu la guerre du Viêtnam, malgré le napalm et les B52 ? Demandez à Giap - longue vie à lui - ! Les petits Viêts se sentaient dans la jungle comme des poissons dans l'eau, ou comme des Bédouins dans le désert, mangeant un jour sur deux, buvant de l'eau de pluie, se faufilant dans des souterrains qu'ils avaient creusés quasiment à mains nues, tendant des pièges dans la jungle !


Habitués à vivre dans des appartements climatisés, à s'empiffrer de pop-corn devant la télévision et à appeler l'ascenseur pour monter deux étages..., les G.I.s américains, malgré leur énorme arsenal militaire, ont vécu l'enfer dans la jungle viêtnamienne.

Pour ma part, je croyais un peu bêtement qu'ils avaient retenu la leçon !


Pauvre Barack Obama... Dans pas très longtemps, toute l'Afrique vomira cet homme comme aucun homme d'origine africaine n'aura été honni ! 

mercredi 3 août 2011

Ce pauvre Monsieur Juppé ! What a pity, mister Juppé! Aber was ist bloß aus Ihnen geworden Herr Juppé? (2)

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Souvenez-vous : en Libye, tout a commencé par un texte rédigé en France, comme projet à la résolution 1973, et que le nouveau ministre français des affaires étrangères, j'ai nommé Alain Juppé, s'est dépêché d'aller présenter au Conseil de Sécurité pour cette session du 17 mars 2011.

Ci-dessous, les mots de présentation du président chinois de la séance, ainsi que l'intégralité du discours d'Alain Juppé. Sans commentaires, ou presque (je me suis contenté de mettre quelques passages en évidence.).

La nouveauté ? Cette fois-ci, nous allons imaginer ce brave Monsieur Juppé intervenant au Conseil de sécurité à propos des événements de... Bahrein ? Du Yémen ? En Palestine occupée ou en... Syrie ?

Dans le discours du ministre français des Affaires étrangères en appui à l'initiative sur la Libye dans le cadre de la résolution 1973, j'ai eu l'idée de remplacer Libye par Syrie, mais on aurait pu opérer le remplacement par pas mal d'autres pays. 





Compte-rendu de la 6498e séance du Conseil de sécurité (17 mars 2011)

Le Président M. Li Baodong (Chine) (parle en chinois) : Le Conseil de sécurité va maintenant aborder l’examen de la question inscrite à son ordre du jour.

Les membres du Conseil sont saisis du document S/2011/142, qui contient le texte d’un projet de résolution présenté par les États-Unis d’Amérique, la France, le Liban et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.

Je salue la présence à cette séance de la Vice-Secrétaire générale, S. E. Mme Asha-Rose Migiro.

Je félicite S. E. M. Alain Juppé pour son accession au poste de Ministre des affaires étrangères de la France. En ma qualité de Président du Conseil, je souhaite, au nom de ce dernier, une chaleureuse bienvenue à M. Juppé et le remercie de sa participation à la présente séance.

Je crois comprendre que le Conseil de sécurité est prêt à voter sur le projet de résolution dont il est saisi.

Je donne maintenant la parole aux membres qui souhaitent faire une déclaration avant le vote.


M. Juppé (France) : Monsieur le Président, permettez-moi d’abord de vous remercier de vos chaleureuses paroles de bienvenue auxquelles j’ai été très sensible.

Le monde est en train de vivre l’une de ces grandes révolutions qui changent le cours de l’histoire : de l’Afrique du Nord au golfe Persique, les peuples arabes clament leur aspiration à la liberté et à la démocratie. En Tunisie, avec la Révolution du jasmin, en Égypte avec la journée du 25 janvier, un grand espoir s’est levé : la transition démocratique est engagée dans un esprit de maturité et de responsabilité.

Au Maroc, dans un discours courageux et visionnaire, le Roi Mohammed VI a annoncé la mise en place d’une monarchie constitutionnelle. Ce nouveau printemps arabe est pour nous tous, j’en suis sûr, une bonne nouvelle. Notre devoir et notre intérêt nous commandent de l’accompagner avec confiance et disponibilité, non point pour donner à quiconque des leçons ou des modèles mais pour aider chaque peuple à construire lui-même son avenir.

En Syrie, hélas, depuis plusieurs semaines, la volonté populaire est foulée au pied par le régime du dictateur Assad, qui mène une répression meurtrière contre ses propres citoyens. C’est la raison pour laquelle, l’Assemblée générale des Nations Unies, sur recommandation du Conseil des droits de l’homme le 25 février dernier, a suspendu la Syrie de ce conseil. C’est pourquoi le 26 février, le Conseil de sécurité a estimé, je le cite, que « les attaques systématiques et généralisées (…) commises (…) contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité » [résolution 1970 (2011)].

Par sa résolution 1970 (2011) adoptée à l’unanimité, il a rappelé que les autorités syriennes ont la responsabilité de protéger le peuple syrien. Il a également exigé qu’il soit immédiatement mis fin à la violence. Il a souhaité que les responsables de ces crimes soient renvoyés devant la Cour pénale internationale dont il a saisi le Procureur. Il a sanctionné le dirigeant de ce pays, ses proches et ses affidés. Il a enfin décidé un embargo sur les armes à destination de la Syrie.

Ces mesures n’ont pas été suffisantes. Dans tout le pays, les violences perpétrées contre les populations civiles n’ont fait que redoubler. Face à ces provocations intolérables, la communauté internationale a réagi dans une quasi-unanimité. L’Union européenne l’a fait lors du Conseil européen exceptionnel du 11 mars dernier. Les pays du G-8 l’ont fait mardi dernier à Paris. Les organisations régionales se sont également exprimées avec force. Je pense avant tout à la Ligue arabe qui, dans sa résolution du 12 mars, en a appelé au Conseil de sécurité en demandant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. Je voudrais aussi saluer l’engagement des pays de la région, qui ont appelé à l’arrêt des violences contre les civils.

Malgré ces appels à la paix, la situation en Syrie est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Au moment même où je vous parle, les troupes du dictateur poursuivent la reconquête violente des villes et des territoires qui s’étaient libérés. Nous ne pouvons pas laisser faire les fauteurs de guerre. Nous ne pouvons abandonner à leur sort des populations civiles victimes d’une brutale répression. Nous ne pouvons laisser bafouer la légalité et la morale internationales. C’est pourquoi la France a voulu contribuer de toutes ses forces au sursaut de la communauté internationale en travaillant, avec la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique et d’autres, à l’élaboration du projet de résolution qui nous est soumis.

Avec ce projet de résolution, nous nous donnons les moyens de protéger les populations civiles syriennes  d’abord en mettant en place une zone d’exclusion aérienne et en autorisant les membres de la Ligue arabe et les États Membres qui le souhaitent à prendre les mesures nécessaires pour sa mise en œuvre ; ensuite en autorisant ces mêmes États à prendre, outre la zone d’exclusion aérienne, toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations et les territoires, y compris Damas, qui sont sous la menace d’une attaque des forces du régime. Enfin, en renforçant les sanctions adoptées à l’encontre de ce régime, qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, du gel des avoirs des autorités de Damas ou de l’interdiction de vol des compagnies aériennes syriennes.

La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à soutenir cette initiative et à adopter cette résolution. Si ce mandat est voté, elle est prête à agir, avec les États Membres, notamment arabes, qui le souhaiteront.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures. Chaque jour, chaque heure qui passe, resserre l’étau des forces de la répression autour des populations civiles éprises de liberté, et notamment de la population de Damas. Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard ! Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Syrie la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression.

Le Président (parle en chinois) : Je vais maintenant mettre aux voix le projet de résolution.

Il est procédé au vote à main levée.

Votent pour :

Bosnie-Herzégovine, Colombie, France, Gabon, Liban, Nigéria, Portugal, Afrique du Sud, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, États- Unis d’Amérique

Votent contre : Néant

S’abstiennent :

Brésil, Chine, Allemagne, Inde, Fédération de Russie.

Vous connaissez la formule ? Toute ressemblance avec des faits ou des évènements survenus ou ayant existé...


Autre chose : vous vous ennuyez et voulez vous offrir une petite séquence de fou rire ? Lisez donc ce que déclarait Alain Juppé sur la Libye ce jeudi 4 août 2011 à la télévision française (Lien 1), et rapprochez-le de son discours du 17 mars 2011 à New York. Même Goebbels, oui, Josef Goebbels en personne, n'aurait pas osé mentir publiquement avec autant d'aplomb !!!! Mais je vous rassure : il y a beaucoup plus intéressant que la prose soporifique du ministre français de la propagande (Lien 2). Particulièrement édifiant, cet avis d'un ressortissant américain tout à fait qualifié, qui juge (annonce !) la déroute en Libye de la coalition occidentale (Lien 3, en anglais). Et puis, contrairement à d'autres, qui assimilent l'Internet à une scène de théâtre où l'on vient s'exposer et donner libre cours à son exhibitionnisme, moi j'aime bien attirer l'attention sur ce que d'autres ont d'intéressant à dire, comme cet intéressant contributeur, qui nous dresse un assez bon résumé de la situation en Libye (Lien 4, en français). Bon, cela dit, je ne l'aurais pas écrit comme ça, mais c'est son point de vue et je le partage à 90 % !


Lien 1 - Lien 2 - Lien 3 - Lien 4 - Lien 5

mercredi 6 juillet 2011

GMMR in Libya. East Africa suffering severe drought


You know what? East Africa is suffering a severe drought...

The U.N. says the region is suffering severe food shortages due to the worst drought in decades.










There are different facts coming together.

The impact of climate change is very serious.

We are not just dealing with a drought or a food crisis. It's a complicated situation.


Meanwhile in Libya...












lundi 4 juillet 2011

Ce pauvre Alain Juppé ! Poor Mister Juppé!



This text has been previously issued on March 13. 2011 (i.e. before the begin of the Western crusade in Libya) at another adress (see below)

Translator/Uebersetzer/traductor

Vous connaissez la nouvelle ?

Le 27 février 2011, la France a hérité d'un nouveau vice-président de la République, j'ai nommé le meilleur d'entre eux, Alain Juppé. Je cite :

  • L'Est Eclair : "Alain Juppé, le retour en force du "meilleur d'entre nous" (...) En moins de trois mois, le maire de Bordeaux a effectué un retour en grâce spectaculaire, réintégrant le gouvernement, au ministère de la Défense, avant de reprendre, confirmait-on hier de sources gouvernementales, le portefeuille de Michèle Alliot-Marie - un poste qu'il a déjà occupé entre 1993 et 1995. (...) À mesure que l'étoile de la ministre des Affaires étrangères pâlissait, Juppé a pris cet hiver la main sur les grands dossiers diplomatiques, parlant de la crise ivoirienne à l'Onu ou souhaitant ouvertement le départ de Kadhafi en Libye. (...) En prenant la tête du Quai d'Orsay en plein printemps arabe et en plein G20, Juppé devient une pièce maîtresse de l'exécutif dans la dernière ligne droite avant la présidentielle de 2012. (...) À l'heure où la diplomatie française se trouve chahutée de l'intérieur par un groupe d'ambassadeurs anonymes, le ministre de la Défense avait tapé du poing sur la table jeudi. « Aujourd'hui, cette mode qui consiste à montrer du doigt la diplomatie française n'est plus acceptable », a-t-il prévenu, donnant par avance le ton de son ministère.
       Fin de citation

  • Sud Ouest : Alain Juppé en position de force pour le Quai d'Orsay. (...) ll ne manque jamais une occasion de défendre les diplomates, parmi lesquels la révolte couve contre Sarkozy et ses conseillers. « La diplomatie française a été à la hauteur », martèle-t-il. Manière de pointer par contraste les bourdes de sa collègue des Affaires étrangères. Il se rappelle de sa visite à Berlin-Est en avril 1989 (il était alors secrétaire général du RPR), où, six mois avant la chute du Mur, l'ambassadeur lui avait prédit la survivance de la RDA pendant de longues années encore… Manière de défendre les diplomates français d'aujourd'hui, qui, pas plus que leurs collègues occidentaux, n'ont prévu la chute des dictatures arabes. (...) Autant dire qu'Alain Juppé entend remettre du liant dans la relation entre le président de la République et le Quai d'Orsay, durement éprouvé par les passages successifs de Philippe Douste-Blazy, de Bernard Kouchner et de Michèle Alliot-Marie. Mais il veut aussi porter la voix de la France dans le monde… et la sienne dans le débat politique français.
       Fin de citation

  • Les Dernières Nouvelles d'Alsace : Alain Juppé, le nouvel homme fort. (...) Après un passage-éclair au ministère de la Défense, Alain Juppé, qui a repris en urgence hier les Affaires étrangères, s’impose comme un pilier de la droite avant l’élection présidentielle de 2012. (...) Appelé à la rescousse pour rétablir l’image de la France à l’étranger, ternie par l’affaire Alliot-Marie et les errements de la diplomatie française dans le monde arabe, l’ex-Premier ministre profite d’un premier passage remarqué au Quai d’Orsay (1993 à 1995) et renforce son image d’homme d’Etat. (...) Il apparaît désormais comme l’homme fort du gouvernement, et rivalise du même coup avec le Premier ministre François Fillon. 
       Fin de citation

Et puis, patatras ! Comme dirait l'autre : "Chassez le naturel, il revient au galop !"
Entendez qu'il a suffi d'un appel téléphonique de Bernard-Henri Lévy depuis Benghazi (c'est Lévy lui-même qui s'est répandu dans les médias) pour demander au président de la République française - et à quel titre, je vous le demande !? - d'organiser une rencontre avec les insurgés opposés à Khadafi... Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et voilà l'Union Européenne prise de court, et voilà un sommet extraordinaire organisé à Bruxelles, et voilà, et voilà... Et voilà quoi ? Rien. Trois fois rien. Du pipi de chat !
Pauvre Alain Juppé, bien éphémère ministre français des Affaires étrangères.
J'en connais une qui doit être morte de rire, les doigts de pieds en éventail, prenant des vacances bien méritées, loin d'un certain vibrion hystérique !
Cette chère MAM.
Michèle Alliot-Marie martyrisée, Michèle Alliot-Marie humiliée, Michèle Alliot-Marie vilipendée, mais Michèle Alliot-Marie libérée. "Ouf", doit-elle penser aujourd'hui. "Ne plus avoir à subir les oukases et les sautes d'humeur de ce mauvais chef, de ce médiocre caporal, qui se prend pour un général." En tout cas, ça doit lui faire des vacances, à Alliot-Marie, comme à Rachida Dati ou à Rama Yade, d'ailleurs, que de ne plus avoir à apparaître les mercredis lors de ces séances de torture psychologique que doivent être les conseils des ministres. Et de Michèle Alliot-Marie, je dois affirmer, bien que n'étant pas de son bord politique, qu'elle fut un grand ministre de la Défense, qui a su gérer le "merdier" ivoirien avec doigté, alors que les choses auraient fort bien pu dégénérer de manière explosive !
Bien évidemment, ne demandez pas à certain ancien avocat ce que dit  le droit international en matière de déclaration de guerre, ni ce que c'est qu'un "casus belli" ou une insurrection !
Cette propension à causer dans les micros, pour faire machine arrière-toute l'instant d'après, ça commence vraiment à devenir une marque de fabrique ! On nous avait pourtant assuré qu'avec Juppé, les choses allaient se passer autrement, tu parles !
Les protestations véhémentes d'un groupe de diplomates de haut rang sont encore dans toutes les mémoires, qui pourfendaient l'amateurisme de la diplomatie française, peu au fait des us et coutumes en la matière.
  • Extrait du papier incendiaire du Groupe Marly : "Amateurisme ? En confiant au ministère de l'écologie la préparation de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, nous avons abouti à l'impuissance de la France et de l'Europe et à un échec cuisant. (...) Préoccupations médiatiques ? La tension actuelle avec le Mexique résulte de l'exposition publique d'un dossier qui, par sa nature, devait être traité dans la discrétion. (...) Manque de cohérence ? Notre politique au Moyen-Orient est devenue illisible, s'enferre dans des impasses et renforce les cartes de la Syrie. Dans le même temps, nos priorités évidentes sont délaissées. Il en est ainsi de l'Afrique francophone, négligée politiquement et désormais sevrée de toute aide bilatérale. (...) Notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives, qui s'expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu'on ne s'étonne pas de nos échecs. Nous sommes à l'heure où des préfets se piquent de diplomatie, où les "plumes" conçoivent de grands desseins, où les réseaux représentant des intérêts privés et les visiteurs du soir sont omniprésents et écoutés. (...) Il n'est que temps de réagir. Nous devons retrouver une politique étrangère fondée sur la cohérence, l'efficacité et la discrétion."
       Fin de citation
On croyait que la parole de ces professionnels de la diplomatie avait été entendue. Peine perdue ! Et voilà le diplomate autoproclamé Bernard-Henri Lévy, tellement plus soucieux de la santé des insurgés libyens que de celle des enfants de Gaza et de Cis-Jordanie, qui vient entonner le grand air du pharisien !
Et voilà la France entraînée dans une bien improbable reconnaissance d'une clique dont on se demande d'où elle peut bien tirer sa légitimité, Benghazi se situant à un bon millier de kilomètres de Tripoli et au moins autant du sud de la Libye. Et pourquoi diable ces gens-là, à Benghazi, seraient-ils représentatifs de l'ensemble de la population libyenne, voire simplement de l'ensemble des opposants au régime de Khadafi ?
Mais qu'est-ce que je raconte là ? Le plus important, pour Bernard-Henri Lévy, n'était-il pas de passer devant les objectifs des photographes, alors qu'il montait les marches du perron de l'Elysée, tout en se gardant bien, détail croustillant, de se montrer sur la photo de famille, sur le même perron de l'Elysée !
Le résultat des courses ?
N'est-il pas pitoyable d'entendre le généralissime français, après le sommet européen de Bruxelles, se contenter de platitudes comme ce qui suit ?
A l'issue du Sommet, le président Nicolas Sarkozy s'est rallié à l'avis de la majorité se gardant bien d'évoquer un quelconque cavalier seul avec la Grande-Bretagne. « J'ai été le premier à émettre des réserves sur une zone d'exclusion aérienne pilotée par l'OTAN », a-t-il rappelé. « Mais que se passerait-il si une manifestation pacifique était la cible des avions de Khadafi ? Devrions nous nous contenter de regarder les images ? C'est pourquoi j'ai parlé d'actions ciblées au cas où les populations civiles sans défense seraient attaquées, et à condition d'avoir le mandat des Nations Unies et le soutien de la Ligue arabe et bien sûr des représentants libyens ».
Fin de citation

Vous avez compris que nous étions en présence d'une capitulation en rase campagne ou faut-il que je vous fasse un dessin ?
Alors, expliquons : les fameuses frappes aériennes, voire la zone d'exclusion aérienne, c'est bidon et compagnie. En clair, on oublie tout. Pourquoi ? Parce qu'une intervention militaire éventuelle de la France se trouve suspendue à trois conditions clairement (!) définies :
1. il faut que les manifestations contre Kadhafi soient pacifiques et concernent, donc, des populations sans défense. En clair, si les manifestations ne sont pas pacifiques et impliquent des groupes armés, aucune intervention française n'est envisageable. Il se trouve simplement que les télévisions du monde entier sont en Libye et nous abreuvent d'images d'insurgés équipés de toutes sortes d'armes, des plus légères (fusils, mitraillettes, Kalaschnikovs et lance-roquettes) aux plus lourdes (canons anti-aériens montés sur des camionettes, chars d'assaut). Ceux-là auront le plus grand mal à plaider "le pacifisme de populations sans défense" ;
2. il faut un mandat des Nations Unies, et là on se dit : "Ah bon ?". Le fait est que Bernard-Henri Lévy n'a à aucun moment semblé conditionner une intervention française à un quelconque mandat onusien. Parce que si cette condition avait été aussi décisive, dans l'esprit des protagonistes, Lévy n'aurait-il pas dû appeler plutôt Ban Ki Moon ?
3. il faut le soutien de la Ligue arabe et bien sûr (sic !) des représentants libyens, cette dernière formule, aussi floue qu'imprécise, étant des plus étranges : représentants libyens veut dire représentants de qui, en Libye, de l'opposition ? Mais alors, pourquoi ne pas l'avoir précisé ?
Et comme de bien entendu, les trois conditions sont cumulatives, ce qui veut dire qu'il faut que les trois clauses soient présentes, simultanément, ou alors, je ne sais plus parler français !
Vous savez quoi ? Moi qui n'ai jamais été un admirateur de ce caudillo d'un autre âge que fut "le grand Charles", j'ai comme une folle envie de m'écrier : "Reviens De Gaulle, ils sont devenus fous !"


P. S. (15.03.2011)


Il se trouve que je lis régulièrement ce qui paraît dans la presse, notamment en ligne, ce qui vaut de tomber souvent sur des papiers relevant du tout et n'importe quoi, à l'instar de ce qui suit (source : lemonde.fr)

Citation :

La situation est paradoxale. Le régime libyen perd chaque jour un peu plus de soutien dans la communauté internationale. Traité comme un paria, mis au ban des nations, pestiféré et décrété "illégitime", il est abandonné par ses derniers alliés. Il est condamné. (...)

Au rythme des combats – ils opposent des insurgés sous-équipés et sous-entraînés aux troupes suréquipées du Guide –, le fief de l'opposition libyenne, la ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, sera bientôt à portée de fusil de la soldatesque kadhafiste. En l'état actuel des forces en présence, rien n'arrêtera l'armée libyenne. (...)

Le régime de Mouammar Kadhafi est jugé illégitime par les Etats-Unis, l'Europe et même la Ligue arabe, qui l'a exclu de ses rangs. Il vient de perdre l'un de ses derniers soutiens à l'ONU: la Russie. 


Le président Dmitri Medvedev a annoncé, lundi 14 mars, que Kadhafi et sa famille étaient persona non grata à Moscou et n'avaient pas le droit d'y effectuer des transactions financières.

Chaque jour, l'opposition, regroupée au sein d'un Conseil national transitoire, gagne en reconnaissance internationale.

La France n'a pas convaincu l'Europe de la nécessité de décréter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la région des combats; elle n'a pas convaincu non plus les ministres des affaires étrangères du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) réunis ces jours-ci à Paris. (...)

Une intervention, serait-elle a minima, comporte toujours d'énormes risques. Mais ceux que l'inaction ferait courir à la population libyenne s'annoncent plus graves encore. On sait ce dont Kadhafi est capable; il a prévenu qu'il mettrait le pays à feu et à sang. (...)

Nicolas Sarkozy a raison. Il faut un geste militaire pour aider les rebelles à sanctuariser Benghazi. Ce peut être une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la ville. Américains et Européens en ont les moyens, largement. Il est temps de les mettre en œuvre. (...)

Article paru dans l'édition du 16.03.11


Visiblement, l'auteur de ce papier n'a pas dû bien lire ou écouter les déclarations de Nicolas Sarkozy, telles que je les mentionnais plus haut. Je lis, par exemple, que Nicolas Sarkozy a raison. Il faut un geste militaire pour aider les rebelles à sanctuariser Benghazi... Et moi qui croyais que Sarkozy ne voulait aider que des populations manifestant pacifiquement !

"Au rythme des combats – ils opposent des insurgés sous-équipés et sous-entraînés aux troupes suréquipées du Guide..."

Question : qui a pris l'initiative des fameux "combats" et que peut bien signifier ce terme sinon une confrontation entre groupes armés ? On pense à la Géorgie, qui prend, le jour même de l'inauguration des Jeux Olympiques, à Pékin (08.08.08), l'initiative hasardeuse d'une attaque militaire contre un territoire protégé par Moscou, pour venir, ensuite, pleurnicher - en tout cas, son imprudent de président, relayé, il est vrai, par... Bernard-Henri Lévy ! - devant les représailles russes.

Quant au régime libyen qui perdrait chaque jour un peu plus de reconnaissance internationale, notamment le soutien de la Russie, on aimerait savoir, alors, pourquoi cette fameuse Russie, désormais anti-kadhafiste, ne vote pas avec les autres le bombardement ou l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne !

"Traité comme un paria, mis au ban des nations, pestiféré..." : j'aimerais savoir quelles sont ces nations qui traitent Kadhafi comme un paria ou un pestiféré, sachant que l'ONU en compte plus de cent quatre-vingt-dix ! J'ai l'impression que Le Monde réduit - mais on commence à avoir l'habitude ! - la "communauté internationale" à une poignée de puissances (ex)coloniales et à leurs satellites, soit une petite cinquantaine d'Etats, guère plus !

"Abandonné par ses derniers alliés..."

Franchement, quand donc les journalistes se contenteront-ils de nous communiquer des informations fiables et honnêtes, tout simplement, sans chercher à chaque fois à nous vendre leur petite camelote idéologique ?

Kadhafi serait ainsi abandonné par ses derniers alliés, à l'instar d'Omar El Béchir sans doute, que l'on voit se promener partout, d'un pays arabe à un pays africain... Prenons l'Afrique, dont Kadhafi porte l'effigie en bonne place sur son coeur. Combien sont-ils, les États africains, à avoir pris leurs distances avec la Libye, quand on connaît le nombre de mouvements nationalistes africains - dont certains sont aujourd'hui au pouvoir - à avoir bénéficié des subsides et du soutien matériel de la Libye ?

"On sait ce dont Kadhafi est capable ; il a prévenu qu'il mettrait le pays à feu et à sang..."

Ben voyons ! Il a aussi annoncé aux "rebelles" que ceux qui  déposeraient les armes maintenant seraient graciés ; mais cette déclaration-là n'a pas dû effleurer les oreilles du rédacteur du Monde.


Petit supplément illustré

Comme preuve que les insurgés libyens ne sont pas de pauvres agneaux sans défense, même s'il y a de la désorganisation et de l'amateurisme dans l'air (sources : BFM-TV, 14.03.2011 ; TF1, 15.03.2011).


libya

libye

khadafi


dimanche 3 juillet 2011

Libye : la "8e merveille du monde" de Kaddhafi. Libya: Gaddafi's "eigth world's wonder"



Avertissement : le document qui suit était également visible sur le site lepost.fr, d'où il a été supprimé, selon une technique bien connue dans les "démocraties populaires", je veux dire via la censure, parce qu'il s'agit bien d'une censure.

En voici la preuve :


Par parenthèse : ce blog a beaucoup de visiteurs, ainsi que me le révèle le compteur de visites, mais ce n'est pas ma préoccupation première. Plus important, pour moi, est le fait d'être référencé sur un moteur de recherche (cf. Google), qui vous révèle le réel intérêt que les internautes accordent à votre site ainsi que l'abondance des pages sur lesquelles votre site est mentionné sous la forme d'un lien hypertexte. Par exemple, faites une petite recherche sur Google, en tapant les trois mots-clés suivants : al qaeda, harki, benghazi.

Entre nous, j'ai ma petite idée, à savoir que, dès lors que la logorrhée officielle tendait à nous convaincre que Kadhafi, c'était Saddam Hussein bis, il va sans dire que personne n'allait vous parler de réalisations spectaculaires de ce dirigeant dans des projets auto-financés et visant au bien de tous, ce qui explique, par parenthèse, que l'homme ait de puissants appuis parmi les tribus de bédouins, pour lesquelles Kadhafi, c'est l'eau courante dans le désert, le téléphone par satellite, l'énergie solaire et l'électricité qui va avec, les 4 x 4 rutilants bien plus confortables que le dos d'un dromadaire, etc.

Et maintenant, je vous invite à bien consulter les documents qui suivent, pour l'essentiel des reportages factuels parfaitement référencés, comme on apprend à le faire dès le collège, puis au lycée, et a fortiori, à l'Université ; en somme, j'ai dressé une simple revue de presse mêlant documents écrits et sources vidéo. Vous aurez peut-être une petite idée de ce qui a motivé la censure de ce document et son élimination d'un site non pas chinois, pas nord-coréen, pas zimbabwéen, mais bel et bien français ! 


The modern face of Libya - Le visage moderne de la Libye 

We must frankly recognize that almost everything we want to know about any question or issue is available on the Internet. You just need to click! For instance, you have got useful and interesting reports over Libya and the very reasons of the U.N. manipulation to bring this country into the control of some greedy neo-colonial powers. 

Entre nous, pourquoi ne pas reconnaître que presque tout ce qu'on peut apprendre de nos jours, sur à peu près n'importe quel sujet, on le trouve sur l'Internet ? Il suffit d'un clic de souris ! On trouve, par exemple, de fort intéressants travaux sur la Libye, et sur les vraies raisons de la manipulation qui a vu l'ONU tenter de jeter ce pays entre les mains de puissances néocoloniales et cupides.

Some examples among many others. Quelques exemples parmi d'autres.



Libya's Great Man-Made River - by Stephen Lendman

A previous article explained that America's led NATO war on Libya was long-planned. All military interventions require months of preparation, including:

- strategy and conflict objectives;
- enlisting coalition partners;
- selecting targets;
- promoting political and public support;
- deploying troops;
- in Libya, recruiting, funding, and arming so-called rebels; and
- post-conflict imperial plans.

Washington wants one despot replaced with another, a useful puppet to salute and obey orders, not independent-minded ones like Gaddafi who went along most often but not always on all issues, some major enough to want him ousted. An important overlooked one is discussed below.

Other objectives are to colonize Libya, balkanize it like Yugoslavia and Iraq, prevent democracy from emerging, privatize its state enterprises, exploit its people, establish new Pentagon bases, and control its oil, gas and other resources, a key one getting little attention - Libya's Great Man-Made River (GMMR).

Un précédent article (visible sur le site) nous a permis d'expliquer que la guerre de l'OTAN contre la Libye, guerre dont le parrain est américain, a été planifiée de longue date. Toutes les interventions militaires exigent des mois de préparation, ce qui suppose :

- l'identification d'objectifs stratégiques ainsi que de la conduite du conflit ;
- le recrutement de partenaires pour une coalition ;
- le choix des cibles ;
- la recherche de soutien tant politique que de la part de l'opinion publique ;
- le déploiement de troupes ;
- en Libye même, le recrutement, le financement et l'armement des soi-disant rebelles, sans oublier...
- les visées impérialistes une fois le conflit terminé.

Washington voudrait voir un despote remplacé par un autre : une marionnette utile qui fait des courbettes et obéit aux ordres, pas quelqu'un à l'esprit indépendant comme Kadhafi, qui pouvait souvent se montrer accommodant mais pas en toutes occasions,  certaines étant suffisamment importantes pour justifier son éviction. Une de ces questions importantes est évoquée plus bas..

Les autres objectifs sont de coloniser la Libye, de la balkaniser comme cela s'est fait en Yougoslavie et en Irak, d'empêcher la démocratie de s'y installer, d'en privatiser les entreprises publiques, d'exploiter sa population, d'y établir de nouvelles bases militaires américaines, de contrôler son pétrole, son gaz et les autres ressources, notamment une réalisation importante dont on ne parle pas beaucoup : la Grande Rivière Artificielle (Great Man-Made River - GMMR).


Source de l'image : La Documentation française

libya




In 1953, the search for new oilfields in the deserts of southern Libya led to the discovery not only of the significant oil reserves, but also vast quantities of fresh water trapped in the underlying strata. The majority of this water was collected between 38,000 and 14,000 years ago, though some pockets are only 7,000 years old.

There are four major underground basins. The Kufra basin, lying in the south east, near the Egyptian border, covers an area of 350,000km², forming an aquifer layer over 2,000m deep, with an estimated capacity of 20,000km³ in the Libyan sector. The 600m-deep aquifer in the Sirt basin is estimated to hold over 10,000km³ of water, while the 450,000km² Murzuk basin, south of Jabal Fezzan, is estimated to hold 4,800km³. Further water lies in the Hamadah and Jufrah basins, which extend from the Qargaf Arch and Jabal Sawda to the coast.

The GMR project - the world's largest engineering venture - is intended to transport water from these aquifers to the northern coastal belt, to provide for the country's 5.6 million inhabitants and for irrigation. Intended to be the showpiece of the Libyan revolution, Colonel Moammar Gaddafi called it the "eighth wonder of the world".

First conceived in the late 1960s, the initial feasibility studies were conducted in 1974 and work began ten years later. The project, which still has an estimated 25 years to run, was designed in five phases. Each one is largely separate in itself but will eventually combine to form an integrated system.

En 1953, la recherche de nouveaux gisements pétroliers dans les déserts du sud de la Libye a mené à la découverte non seulement d'importantes réserves de pétrole, mais aussi de grandes quantités d'eau douce piégée dans les couches sous-jacentes. La plus grande partie de cette eau s'est accumulée entre - 38.000 et - 14.000 ans, bien que certaines poches datent seulement de 7.000 ans.

Il y a quatre grands bassins souterrains dans la région. Le bassin de Koufra, situé dans le sud-est, près de la frontière égyptienne, couvre une superficie de 350.000 km² ; il forme une couche aquifère de plus de 2.000 m de profondeur, avec une capacité estimée de 20.000 km ³ dans sa partie libyenne. La nappe aquifère d'une profondeur 600m, dans le bassin de Syrte, est estimée à près de 10.000 km³, tandis que les 450.000 km² du bassin de Murzuk, au sud de Jabal Fezzan, sont estimés renfermer 4.800 km³ d'eau. On trouve encore de l'eau dans les bassins de Jufrah de de Hamadah, qui s'étendent de l'Arche d'Oargaf et Jabal Sawda jusquà la côte.

Le projet GMR – le plus grand projet de travaux publics dans le monde - est destiné à transporter l'eau de ces aquifères vers la bande côtière du nord, pour les besoins des 5,6 millions d'habitants du pays et pour ceux de l'irrigation. Conçu pour être le fleuron de la révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi l'a baptisé "huitième merveille du monde".

Les premiers plans datent de la fin des années 1960, et les premières études de faisabilité ont été menées en 1974, les travaux commençant dix ans plus tard. Le projet, qui devait s'étendre sur environ 25 ans, a été conçu en cinq phases dont chacune est en grande partie autonome des autres tout en constituant le maillon d'un système intégré.



Considerable controversy surrounds the mining of fossil water and several environmental groups have condemned the Man-Made River. Supporters of the project maintain that countries like Libya have basically run out of renewable water sources and cannot solely rely upon desalination, which is extremly expensive.

That is why, the Joint Authority formed by NSAS States anticipates creating a long run regional program for sustainable utilization of the NSAS. A second initiative called ISARM is now in the process of establishing international guidlines to manage this aquifer. However, some experts consider that plans are sufficient, others, estimate that conflict is unavoidable in the region if international laws are not established urgently.

L’extraction de l’eau fossile a suscité de vives controverses. Plusieurs groupes de défense de l’environnement ont condamné le projet. En revanche, pour ses partisans, les pays qui, comme la Libye, ont épuisé leurs ressources en eau renouvelable, ne peuvent pas avoir pour seul recours de dessaler l’eau de mer, le procédé étant coûteux. C’est pourquoi l’autorité conjointe formée par les pays de la région veille à mettre au point un programme régional portant sur le long terme pour l’utilisation durable du système aquifère nubien. Une deuxième initiative dite ISARM est en train de définir des codes de conduite pour la gestion régionale des aquifères. Cependant, certains experts considèrent que ces plans d’action sont suffisants, alors que d’autres estiment que des conflits sont inévitables dans la région, si des règlements internationaux tardaient à apparaître.



The 1st of September marks the anniversary of the opening of the major stage of Libya's Great Man-Made River Project. This incredibly huge and successful water scheme is virtually unknown in the West, yet it rivals and even surpasses all our greatest development projects. The leader of the so-called advanced countries, the United States of America cannot bring itself to acknowledge Libya's Great Man-Made River. The West refuses to recognize that a small country, with a population no more than four million, can construct anything so large without borrowing a single cent from the international banks.

Up until recently, Libya's supply of water came from underground aquifers or desalination plants on the coast. Water derived from desalination or aquifers near the coast was of poor quality and sometimes undrinkable. This problem also meant that little water was available to irrigate land for agriculture, which is vital in this largely desert country.

According to the writer Ali Baghdadi, "the river is a new lesson and an example in the struggle to achieve self-sufficiency, food security and true independence. No nation that depends on a foreign country to feed its people can be free. The Great River is a triumph against thirst and hunger. It is a defeat against ignorance and backwardness. It reflects the determination of Libyans to resist colonial pressure, to acquire technology, to develop, to improve their lives, and to control their own destiny in accordance with their own free will."

Le 1er Septembre marque l'anniversaire du principal tronçon du projet libyen de la Grande Rivière Artificielle. Cette incroyable réalisation par sa taille et par ses performances est pratiquement inconnue en Occident, tout en rivalisant, voire dépassant même nos plus grands projets de développement. Le leader des pays dits avancés, à savoir l'Etat fédéral américain, ne peut pas se résoudre à reconnaître la performance que constitue l'aboutissement de cette Grande Rivière Artificielle libyenne. L'Occident refuse d'admettre qu'un petit pays, avec une population d'à peine un peu plus de quatre millions d'habitants, puisse construire quelque chose d'aussi grand sans avoir à emprunter un centime auprès des banques internationales.

Jusqu'à tout récemment, l'approvisionnement de la Libye en eau provenait des nappes phréatiques ou d'usines de dessalement situées sur la côte. L'eau provenant du dessalement ou des aquifères situés près de la côte est de mauvaise qualité et parfois impropre à la consommation. Ce problème signifie aussi que peu d'eau était disponible pour irriguer les terres agricoles, vitales pour ce pays majoritairement désertique.


(...) Selon l'écrivain Ali Baghdadi, "la rivière est une nouvelle leçon et un modèle en matière de lutte pour atteindre l'autosuffisance, la sécurité alimentaire et une véritable indépendance. Aucune nation  dépendant d'un pays étranger pour nourrir sa population ne peut prétendre à la liberté. La Grande-Rivière est un triomphe contre la soif et la faim. Elle marque la défaite de l'ignorance et de l'arriération. Elle traduit la volonté des Libyens de résister à la pression coloniale, d'acquérir de (nouvelles) technologies, de se développer, d'améliorer leurs conditions de vie et de contrôler leur propre destinée, conformément à des choix librement consentis."



Over 95% of Libya is desert, and the new water sources can open up thousands of hectares of irrigated farmland. At present over 80% of the country's agriculture production comes from the coastal regions, where local aquifers have been overpumped, and salt water intrusion is taking place. The Great Man-Made River will relieve this. The water now flowing will immediately supplement supplies for domestic and industrial needs in Benghazi and Sirte. But Libyan officials plan for 80% of the overall project's flow to eventually be used for irrigating old farms, and reclaiming some desert lands. Since 20% of Libya's imports are foodstuffs, expanded water supplies are a means to greater self-sufficiency.

Le désert recouvre plus de 95% de la superficie de la Libye, et les nouvelles sources d'eau peuvent ouvrir à l'agriculture des milliers d'hectares de terres irriguées. À l'heure actuelle, plus de 80% de la production agricole du pays provient des régions côtières, où les nappes aquifères locales ont été surexploitées, tout comme elles subissent des infiltrations d'eau salée. Le Great Man-Made River va pouvoir régler ces problèmes. L'eau désormais disponible va pouvoir être mise à la disposition des foyers et des sites industriels de Benghazi et de Syrte. Mais les officiels libyens projettent de voir 80% de l'eau servir à l'irrigation d'anciennes terres agricoles ainsi qu'à la création de surfaces cultivées gagnées sur le désert. Avec 20% des importations de la Libye consistant en denrées alimentaires, le développement de l'irrigation ne pourra que conduire à une plus grande autosuffisance (alimentaire).



En 1983, le président Kadhafi a annoncé officiellement le projet de la Grande Rivière Artificielle.

À la fin du projet, prévue pour 2010, la "rivière" s'étendra sur une longueur totale de 3.500 km. Les canalisations ont 4 m de diamètre, elles sont formées de tronçons cylindriques de 7,5 mètres de long et une masse de 80 tonnes ! Ces tubes sont fabriqués dans deux usines, l'une à Sarir, l'autre à Brega, employant chacune environ 2500 ouvriers coréens.

Elaboré pour permettre un développement sans précédent des surfaces irriguées, ce projet a répondu dans un premier temps aux besoins en eau potable, à Tripoli, notamment. Toutefois, le volet agricole est progressivement mis en oeuvre avec la création ou la revitalisation de périmètres irrigués.

In 1983, President Gaddafi officially announced the Great Manmade River's Project.

At the end of the project, scheduled for 2010, the "river" will cover a total length of 3,500 km. The pipes are 4 m in diameter, and formed of cylindrical sections of 7.5 meters long and weighing 80 tons! The tubes have been manufactured in two factories, one in Sarir, the other at Brega, each one employing about 2,500 Korean workers.

The project was designed to make possible the unprecedented development of irrigated areas, and  had initially to solve the problem of drinking water needs as well, particularly in Tripoli. At the same time, the agricultural component is being gradually implemented with the creation or revitalization of irrigation schemes.


Libya warned on Sunday that NATO-led air strikes could cause a "human and environmental disaster" if they damaged the country's massive Great Man-Made River (GMMR) project.

Built at a cost of 33 billion dollars, the GMMR extracts water from deep beneath the Sahara desert at a depth of between 500 and 800 metres (1,600 to 2,500 feet), purifies it and transports it to the coastal cities of the north where most of the population is concentrated.

La Libye a prévenu, dimanche dernier, que les frappes aériennes dirigées par l'OTAN pourraient entraîner une "catastrophe humaine et écologique" si elles endommageaient gravement les installations de la Grande Rivière Artificielle (GMMR).

Construit au coût de 33 milliards de dollars, le GMMR extrait de l'eau sous le désert du Sahara, à une profondeur comprise entre 500 et 800 mètres (1.600 à 2.500 pieds) ; l'eau est purifiée et transportée vers les villes côtières du nord où la plus grande partie de la population est concentrée.

Fin de citation


Il va sans dire que des attaques sur des objectifs civils et en tout cas non militaires, comme les équipements de la Grande Rivière Artificielle révéleraient le caractère réellement criminel de l'opération onusienne montée autour de la résolution 1973.

Détail important : sur un plan purement stratégique, reconnaissons quand même que la coalition coloniale dirigée contre la Libye se trouve dans un beau merdier. En effet, ici, pas de situation à l'irakienne, où les Américains et leurs supplétifs pouvaient donner libre cours à leurs pulsions meurtrières et destructrices. Ici, le projet officiel est de protéger les civils, entendez de remettre le pouvoir à Al Qaïda et aux Harkis de Benghazi, ce qui suppose que le pays qui leur serait offert ne soit pas trop amoché par les bombardements. C'est peut-être pour ça que les Harkis de Benghazi en redemandent en la matière ! 

Vous avez compris ? Les Harkis de Benghazi veulent voir leur pays détruit par les bombes occidentales ! Incroyable, non ?

Autre chose : examinez toutes les cartes géographiques disponibles et vous constaterez que le projet de la Grande Rivière a été conçu pour profiter à l'ensemble de la population libyenne, y compris la zone orientale, je veux parler de la Cyrénaïque et, donc, de Benghazi, cette ville que Kaddhafi voudrait voir rayée de la carte ! À mourir de rire, non !? Surtout après avoir lu les informations sur la Libye livrées par Wikileaks (consultables sur ce site même).


Needless to say that any attack on civilian targets and in any case on non-military equipments such as the GMMR would reveal (if still necessary!) the real criminal aspect of the UN operation based on Resolution 1973.

Important: from a strategic point of view, we must recognize that the colonial coalition against Libya has run itself in a bloody mess! Because we have not got here the same situation as in Iraq during Bush's war, with the US and their surrogates giving free rein to their murderous and destructive impulses. Here, in Libya, the official project is "to protect civilians", what should mean "to help the Benghazi's Harkis and Al Qaeda to come to power in Tripoli", implying that the country would be offered to them without having been too messed up by the bombing! That may be the reason why the Harkis of Benghazi are claiming more bombs over the country!

Is it clear enough? … that the Harkis of Benghazi want their country destroyed by Western bombs ? Isn't it incredible?

Just one last thing: look at all the maps available about the GMMR and you will notice that the project was designed to be of benefit to the entire Libyan people, including the eastern region, I mean Cyrenaica and, therefore, its capital Benghazi! The town that Gaddafi is supposed to want wiped off the map… Ha! Ha! Ha! (cf. our report on the Libyan Wikileaks file that Obama and Clinton didn't read at all!)



Interesting videos:

"Wer früher von fließendem Wasser träumte, ging fort in fremde Länder..."
"Those who long ago dreamed of running water had to go away, to foreign countries!"
"Celui qui, autrefois, rêvait d'eau courante, devait aller la chercher bien loin, dans des pays étrangers !" (cf. GMMR.4)


GMMR (1)
GMMR (2) (in French)
GMMR (3)
GMMR (4) (in German/Deutsch)
Gen. Wesley Clark
US politician says action in Libya driven by selfish motives