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mercredi 28 août 2013

Gaz sarin en Syrie : un crime contre l'Humanité ? (Ban Ki-moon). John Kerry's ugly lies about Syria


À en croire le larbin vêtu du costume de secrétaire général de ce qui s'appelle encore l'ONU, la dernière attaque au gaz présumée dans la banlieue de Damas constituerait un crime contre l'Humanité. Il faudra aussi qu'il nous explique, un jour, dans quelle catégorie il range l'actuel statut des habitants du Golan syrien, leur liberté à se déplacer, leur nationalité, leur situation administrative..., ne parlons pas des Palestiniens !

Mais je n'étais pas venu pour parler du larbin onusien, mais du ci-devant ministre américain de la propagande, j'ai nommé M. John Kerry.

Ce monsieur nous a livré, l'autre jour, une communication sur la gravité de la situation en Syrie, dont j'ai récupéré la transcription complète sur le site du Washingtonpost, pour vous la traduire in extenso ci-dessous.

Franchement, ce discours de M. Kerry vaut le détour en raison de la mine d'informations qu'il nous livre. Les mises en exergue sont de mon fait. Quant aux numéros, ils renvoient à mes propres commentaires plus bas.

Eh bien, durant les derniers jours (1), le président Obama et toute son équipe de sécurité nationale ont passé en revue la situation en Syrie. Et aujourd'hui, je tiens à faire le point sur nos efforts pour mettre en place une réponse à l'utilisation d'armes chimiques. Ce que nous avons vu en Syrie la semaine dernière devrait choquer la conscience du monde (2). Cela défie n'importe quel code de moralité. Permettez-moi d'être clair : le massacre aveugle de civils, le meurtre de femmes et d'enfants et de passants innocents par des armes chimiques est une obscénité morale. À tous les niveaux, il est inexcusable et - malgré les excuses et les équivoques que certains ont fabriquées – il n'est pas contestable (3).
Le sens de cette attaque (4) va au-delà du conflit en Syrie elle-même, et ce conflit a déjà causé tant de souffrances terribles. On est là sur une grande échelle, l'utilisation aveugle d'armes que le monde civilisé a décidé, il y a longtemps, de bannir à jamais (5), une conviction partagée même par des pays qui - par ailleurs - sont en convergence sur peu de choses. 
Il y avait une raison évidente pour que le monde interdise totalement l'utilisation d'armes chimiques. Il y a une raison pour laquelle la communauté internationale a établi une norme claire (6) et pourquoi de nombreux pays ont pris des mesures pour éliminer ces armes. Il y a une raison pour laquelle le président Obama a fait de ce sujet une question tellement prioritaire en vue de l'arrêt de la prolifération de ces armes et de leur immobilisation où qu'elles se trouvent. Il y a une raison pour laquelle le président Obama a clairement fait savoir au régime Assad (7) que cette norme internationale ne saurait être violée sans conséquences. 
Et il y a une raison pour laquelle, peu importe ce que vous croyez à propos de la Syrie, tous les peuples et toutes les nations qui croient en la cause de notre humanité commune doivent se lever pour assurer qu'il y ait une responsabilité dans l'utilisation d'armes chimiques de sorte que cela ne se reproduise pas. 
La nuit dernière, après avoir parlé avec les ministres des affaires étrangères d'un peu partout dans le monde sur la gravité de cette situation, je me suis consacré à l'examen des vidéos, ces vidéos que n'importe qui peut consulter sur les médias sociaux (8), et je les ai vues une fois de plus et j'avoue que ça vous prend aux tripes. Il est vraiment difficile d'exprimer en mots la souffrance humaine qu'elles suscitent en nous. 
En tant que père, je ne peux pas m'ôter de ma tête l'image d'un homme tenant son enfant mort, tout en se lamentant, alors qu'il n'y a que chaos autour de lui, ni les images de familles entières mortes dans leur lit (9) sans le moindre saignement ni même de blessure visible, des corps se contorsionnant dans des spasmes (10), une souffrance humaine que nous ne pouvons ignorer ni oublier. 
Toute personne qui pourrait prétendre qu'une attaque (11) de cette stupéfiante ampleur pourrait être mise en scène ou maquillée (12) aurait besoin de se mettre en face de sa conscience et de sa propre boussole morale. Ce qui est devant nous aujourd'hui est vrai et nous en sommes convaincus. 
Donc, je tiens également à souligner que, tandis que les enquêteurs recueillent des preuves supplémentaires sur le terrain (13), notre compréhension de ce qui s'est déjà passé en Syrie est fondée sur des faits, informée par la conscience, et guidée par le bon sens. Le nombre déclaré des victimes, les symptômes rapportés de ceux qui ont été tués ou blessés, les témoignages de première main provenant d'organisations humanitaires sur le terrain, comme Médecins sans frontières et la Commission des droits de l'homme en Syrie, tout cela indique fortement que tout ce que ces images sont en train de nous hurler à la figure est vrai, que les armes chimiques ont été utilisées en Syrie (14). Par ailleurs, nous savons que le régime syrien a la pratique de ces armes chimiques. Nous savons que le régime syrien a la capacité de le faire avec des roquettes (15). Nous savons que le régime a agi avec détermination pour effacer l'opposition (16) de ces lieux mêmes où les attaques ont eu lieu. Et avec nos propres yeux, nous tous sommes devenus des témoins. 
Nous avons des informations supplémentaires sur cette attaque (cf. 4, 11) et faisons compiler ces documents pour les examiner de concert avec nos partenaires (17), et nous allons fournir ces informations dans les jours à venir (18). Notre sens de la simple humanité est offensé non seulement par ce crime lâche, mais aussi par la tentative cynique de le couvrir. 
À chaque fois, le régime syrien a refusé de coopérer avec l'enquête de l'ONU (19), en l'utilisant uniquement pour ralentir et contrecarrer l'effort important de mettre en lumière ce qui est arrivé à Damas au milieu de la nuit. Et comme Ban Ki-moon l'a déclaré la semaine dernière, l'enquête de l'ONU ne servira pas à déterminer qui a utilisé ces armes chimiques mais uniquement si ces armes ont été utilisées (20), une appréciation qui est déjà claire pour le monde entier. 
J'ai discuté jeudi avec le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Muallem, et je lui ai fait clairement comprendre que si le régime, comme il l'a fait valoir, n'avait rien à cacher, alors sa réponse devait être immédiate, la transparence immédiate, un accès immédiat, sans bombardements. La réponse syrienne se devait d'être sans restriction et pour garantir un accès immédiat. Le fait de ne pas autoriser cela, lui ai-je dit, aurait des conséquences. 
Au lieu de cela, pendant cinq jours, le régime syrien a refusé d'autoriser les enquêteurs de l'ONU d'accéder au site de l'attaque (21), ce qui l'aurait apparemment disculpé. Au lieu de cela, il a attaqué la zone de nouveau, la couvrant de bombes et détruisant systématiquement les preuves (22). Ce n'est pas le comportement d'un gouvernement qui n'a rien à cacher. Ce n'est pas l'action d'un régime désireux de prouver au monde qu'il n'avait pas utilisé d'armes chimiques. 
En fait, la décision tardive du régime pour permettre l'accès arrive trop tard (23), et il est trop tard pour qu'on lui accorde de la crédibilité. Les rapports d'aujourd'hui sur une attaque contre les enquêteurs de l'ONU - avec le bombardement continu de ces quartiers - affaiblissent encore la crédibilité du régime.
Sous la direction du président Obama, j'ai passé de nombreuses heures au téléphone au cours des derniers jours avec des ministres des Affaires étrangères et d'autres dirigeants. L'administration consulte activement les membres du Congrès, et nous continuerons à avoir ces conversations dans les jours à venir. Le président Obama a également été en contact étroit avec les dirigeants de nos principaux alliés (24), et le président va devoir prendre une décision éclairée sur la façon de répondre à cette utilisation aveugle d'armes chimiques.
Mais ne vous méprenez pas : le président Obama croit que ceux qui voudraient utiliser les armes les plus abominables du monde contre les personnes les plus vulnérables de la planète en paient le prix. Rien n'est plus grave aujourd'hui, et rien ne justifie une investigation plus sérieuse.
 
Je vous remercie.

Commentaire :

Commençons par une impression d'ensemble : nous tenons là un bien médiocre discours d'un ancien candidat à la présidence américaine, discours visiblement rédigé par un assistant stagiaire au secrétariat d'Etat. Ça tient probablement aux coupes budgétaires !

Plus sérieusement :


1. Le président américain aurait attendu "les derniers jours" pour se préoccuper de questions liées aux armes chimiques en Syrie. Compte tenu de ce qui va suivre, je trouve le réveil bien tardif !


2. Ce que nous avons vu en Syrie la semaine dernière… Voilà qui nous confirme qu'avant la "semaine dernière", il n'y avait rien de bien préoccupant en Syrie en matière d'armes chimiques.


3. Le massacre… n'est pas contestable. Ce genre d'expertise "de visu" m'intrigue toujours. On voit que ce monsieur n'a jamais entendu parler de Timisoara ! Par ailleurs, "civils, femmes, enfants", étonnant tout de même que le gaz ait miraculeusement épargné les combattants censés contrôler la zone !


4. Le sens de "cette attaque", et là, Kerry use du singulier, comme signe qu'il n'y a pas d'équivoque dans son propos.


5. Le monde civilisé a décidé, il y a longtemps, de bannir à jamais… Ces mots ayant été tenus par un ancien du Vietnam (ou s'est-il fait réformer ?), le "longtemps" n'inclut pas forcément l'époque où les B52 déversaient de l'agent orange et du napalm sur les villageois vietnamiens ! Mais peut-être que le "longtemps" exclut également des temps pas si lointains, comme 2008, avec le phosphore blanc balancé par des aéronefs américains sur des habitations palestiniennes ! Quant au concept de "monde civilisé", on ne peut que s'interroger sur ce qu'il recouvre réellement, tout comme sur les modalités selon lesquelles il aurait "décidé de"… Il semble que le gentil stagiaire qui a rédigé ce discours ne sache pas trop bien comment interviennent des "décisions" de ce genre : un traité international est d'abord signé par les parties contractantes, puis il devient force de loi mais uniquement auprès de celles des parties qui l'auront ratifié. En France, cela fait partie du programme de droit international de la première année de Fac.


6. La communauté internationale a établi une norme claire… Là, on se répète, pour ne rien dire en fait. Voir l'item précédent.


7. Le président Obama a clairement fait savoir au régime Assad… Franchement, on n'avance pas, le président américain n'ayant aucun pouvoir d'imposer quelque contrainte que ce soit au gouvernement d'un Etat souverain. Voir les cours de droit international de la première année de Fac. Il paraît qu'Obama a fait du droit à Harvard, enfin, il y a bien longtemps !


8. Vidéos consultées sur les médias sociaux… Je suppose qu'il a fait ça sur un téléphone portable ! C'est là qu'on reconnaît la patte du jeune rédacteur stagiaire responsable de ce mauvais papier !


9. En tant que père… familles entières mortes dans leur lit… Dans les faits, sur un grand nombre d'images, on voit pas mal d'enfants sans les parents, ce qui a fait dire à certains qu'il s'agissait en fait d'enfants enlevés par des milices, et pas qu'à Damas !


10. Se contorsionnant dans des spasmes : cette précision, qui relève presque de la médecine légale, est intéressante, voire stupéfiante. Parce qu'il y a une énorme contradiction entre la mort (paisible) dans son sommeil, que certains gaz (cf. monoxyde de carbone) provoquent très bien, auquel cas, il n'y a aucun spasme, et la mort par suffocation, qui donne lieu à des spasmes. Le fait est qu'un même gaz ne saurait produire deux effets aussi antagonistes ! Alors, de deux choses l'une : ou bien M. Kerry a vu les corps de gens morts durant leur sommeil et paisiblement allongés dans un lit, ou il a vu des gens recroquevillés sur eux-mêmes à la suite de spasmes, mais il n'a pas pu voir les deux groupes dans cette attaque près de Damas, ou alors, il y a un problème !


11. Une attaque de cette stupéfiante ampleur… On y est toujours, dans l'unicité de l'attaque, alors même que l'item précédent suggérerait plutôt que M. Kerry ait vu des images relatives à diverses attaques opérées avec des gaz différents !


12. Mise en scène ou maquillée. Admirons en passant les compétences d'expert en médecine légale "de visu" de M. Kerry !


13. Tandis que les enquêteurs recueillent des preuves supplémentaires sur le terrain… Il ne s'agit pas d'enquêteurs lambda, mais de personnels de l'ONU. Et que je sache, ils ne sont pas là sous commandement américain. Je ne vois donc pas ce qui autorise ce monsieur à considérer leurs preuves comme supplémentaires – par rapport à quelles autres preuves ? Par ailleurs, notre expert en médecine légale à distance semble considérer qu'il existerait des preuves à collecter "loin" du terrain ?


14. Les armes chimiques ont été utilisées en Syrie… Et cela ressort des organisations humanitaires – sur le terrain – ; je ne sache pas que les Médecins sans frontières officient dans la banlieue de Damas, mais bon…


15. Le régime syrien a la pratique de ces armes…, (moyennant le recours à des) roquettes. Voilà qui nous laisse bouche bée. Parce que les vidéos captées par des journalistes accompagnant les enquêteurs onusiens semblaient faire état de roquettes de petite taille, donc manipulables par n'importe qui. Par parenthèse, les gaz utilisés tantôt dans le métro de Tokyo (cf. 20 mars 1995, Aum/Shoko Asahara) n'avaient été propulsés par aucune roquette ! Et c'est manifestement ici que M. Kerry nous fait l'étalage de tout son amateurisme, et notamment du fait qu'il n'est pas un familier de l'Internet ni des sites de propagande des djihadistes (syriens), comme l'item suivant va nous le confirmer, à moins que…


16. Effacer l'opposition de ces lieux mêmes… Etonnant, stupéfiant ! Il a bien dit "l'opposition" ('to clear the opposition'), ce qui suggère qu'il ne sache pas qu'il y a des cohortes de djihadistes étrangers en Syrie, qui sont bien plus qu'une opposition, mais des mercenaires. Il ne le sait pas, et c'est stupéfiant, ou il le sait, et c'est encore plus stupéfiant ! Et nous tenons là un formidable aveu : l'Administration américaine, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, considère 1) qu'il n'y a pas de djihadistes étrangers en Syrie et 2) que ces djihadistes ne sauraient faire usage d'armes chimiques.


Mais plus intéressant, s'agissant de zones tenues par l'opposition, aux dires de M. Kerry, ceux que la grande presse - qui devient chaque jour un peu plus petite à force de se proostituer ! - appelle "les rebelles" : comment expliquer que les morts ne soient que "des familles entières... dans leurs lits", et pas le moindre opposant, pas le moindre "rebelle" ? En d'autres termes, comment va-t-on nous expliquer que l'attaque au gaz n'ait tué aucun rebelle, si ce ne sont pas eux qui ont fait le coup ?

Énorme aveu de ce pauvre John Kerry !  

17. Informations supplémentaires… examinées de concert avec nos partenaires… Et moi qui croyais que l'ONU était sur le coup ! Faut-il en déduire que les Américains et "leurs partenaires" mènent des visées parallèles au travail de l'ONU ?


18. Nous allons fournir ces informations dans les jours à venir… C'est qui ce "nous", sachant que certains pays, par la voix de leurs dirigeants, ont ouvertement manifesté leur soutien matériel et financier aux djihadistes en Syrie ?


19. Le régime syrien a refusé de coopérer avec l'enquête de l'ONU… Nouveau motif de stupéfaction. Parce que s'il y a des enquêteurs de l'ONU en Syrie, c'est précisément parce que le régime les y a fait entrer, décision prise bien avant le dernier attentat dans la banlieue de Damas, ce que M. Kerry feint d'ignorer ! Par ailleurs, s'agissant d'un gentlemen's agreement avec Ban Ki Moon, je ne vois pas ce qu'il pourrait y avoir de contraignant pour le gouvernement syrien ! Ce pauvre monsieur Kerry aurait vraiment eu besoin de suivre quelques séminaires de droit international !


20. L'enquête de l'ONU ne servira pas à déterminer qui a utilisé ces armes chimiques… Alors là, outre sa méconnaissance du droit international, voilà que M. Kerry fait montre d'une étonnante naïveté, à moins qu'il ne s'agisse de tout autre chose, dans la mesure où il persiste à nous faire croire qu'il n'y aurait eu qu'une attaque.


21. Précisément : le régime syrien a refusé d'autoriser les enquêteurs de l'ONU d'accéder au site de l'attaque… Vous avez enfin compris que M. Kerry ne sait pas très bien ce que les enquêteurs de l'ONU sont venus faire en Syrie ?


22. Détruisant systématiquement des preuves… Où M. Kerry, l'expert en médecine légale via les réseaux sociaux, fait l'étalage de sa méconnaissance du fait que la reine des preuves en matière criminelle, c'est l'autopsie ou l'investigation médicale. Il se trouve simplement qu'un gaz létal imprègne les habits, la peau, les cheveux des victimes, de même qu'il est fixé dans leur hémoglobine. C'est dire si les preuves d'une attaque au gaz sont faciles à rapporter. Monsieur Kerry n'a-t-il pas fait état des témoignages des Médecins sans frontières ?


23. La décision tardive du régime… arrive trop tard… Question : comment J. Kerry explique-t-il que les enquêteurs de l'ONU sur l'usage de gaz en Syrie soient arrivés dans le pays AVANT l'attaque au gaz présumée sur la banlieue de Damas ?


24. Le président a été en contact étroit avec nos principaux alliés… Et là, on aimerait bien savoir lesquels, et dans quel cadre ?

La morale de tout ce qui précède ?


Tout un fatras verbeux cousu de fil blanc, et qui trahit comme une sorte de panique dans le camp de monsieur Kerry, ce qui l'amène à accumuler les inexactitudes voire les mensonges.


D'abord, il n'y a pas eu UNE attaque présumée au gaz, mais bien plusieurs, et ce sont ces attaques-là qui ont justifié l'arrivée des enquêteurs onusiens. Et le seul fait que John Kerry s'attache à escamoter ces attaques-là est un excellent indice de la panique qui s'est emparée du camp des sponsors des djihadistes opérant en Syrie.


Le fait est que, notamment dans divers camps palestiniens, des civils sont morts par milliers, victimes d'attaques au gaz qui ne sauraient être mises sur le dos du gouvernement syrien, grand protecteur des Palestiniens.


Et les indices de ces gazages existent, qui accréditent fortement la thèse de la détention par les djihadistes de lanceurs artisanaux équipés de bonbonnes de gaz, ainsi qu'ils en ont posté des images sur leurs propres sites.


Nous avons maintenant que, grâce à l'Internet, les djihadistes n'hésitent pas à mettre en ligne les images de leurs divers forfaits : décapitations, éviscérations, cannibalisme et… démonstration de lanceurs artisanaux de bombes à gaz.



Soutien militaire aux djihadistes. Résultat, des bombinettes chimiques toutes neuves !

Extrait de l'article de Franklin Lamb (voir plus bas)

Petits Palestiniens probablement gazés par les mercenaires pilotés par le gang international opérant en Syrie. Et quand J. Kerry verse des larmes de crocodile, ce n'est pas à ces enfants-là qu'il pense, puisqu'il n'en a jamais entendu parler !

Et là où Kerry nous fait la démonstration de son imposture et de son cynisme, c'est lorsqu'il feint d'ignorer que l'ATTAQUE au gaz près de Damas, la semaine dernière, a été précédée de nombreuses ATTAQUES en divers endroits, que les enquêteurs de l'ONU étaient censés inspecter.

Et là-dessus, nous tenons des informations de première main, comme ce reportage de Franklin Lamb, dont je vous ai traduit un extrait ci-dessous :


Les ennuis pour les réfugiés palestiniens se poursuivent à la frontière syro-libanaise de Masnah, s'ajoutant aux nombreux enfants sans abri et sans perspective encourageante de trouver soit un refuge soit une chance de scolarisation alors que les écoles rouvrent le mois prochain. Environ 8000 enfants, âgés de moins de quinze ans, ont été tués à ce jour lors des 30 mois de conflit civil en Syrie.
(…)
Selon les informations dont il dispose, cet observateur a reçu du Comité populaire palestinien – tant à Yarmouk que des douze autres camps palestiniens de Syrie – des preuves selon lesquelles il s'avère possible, voire probable, que des terroristes aient fait usage d'armes chimiques dans certaines des zones du camp. Ils ont appelé les factions palestiniennes à prendre des mesures préventives pour éviter d'autres incidents.
(…)
Les sentiments palestiniens livrés à cet observateur par des réfugiés à Damas et à Homs semblent largement en phase avec les déclarations du gouvernement syrien, à savoir que les accusations occidentales à propos d'une participation du gouvernement (au gazage) sont probablement fausses et, comme beaucoup d'autres, ils signalent l'absence de logique de l'attaque, quelques jours seulement après l'arrivée des inspecteurs. Une évolution de cette conclusion provisoire initiale n'est cependant pas à exclure.


Près d'Irbid, on entend maintenant des estimations concernant plus de 1.500 tués, avec plus de victimes non encore découvertes, tandis que les chiffres cités par le Bureau médical unifié pour la Gouta orientale sont encore plus élevés. Un membre palestinien du Comité Populaire de Yarmouk, dont le village familial se trouve près de Safad, a relevé le lieu des attentats : Irbin, Jobar, Zamalka et Aïn Tarma, bastions rebelles de la Ghouta à l'est de Damas, ainsi que la ville de Muadhamiya qui est peut-être cinq miles plus au sud.


Une raison pour laquelle les chiffres des victimes sont si élevés, ainsi que les habitants des zones gazées l'expliquent, c'est à cause de l'absence de climatisation. La plupart des habitants de cette région dorment avec les fenêtres ouvertes ; les victimes sont mortes dans leurs lits pendant une attaque survenue tôt le matin. (Source)


Des milliers de Palestiniens sont morts gazés dans les camps d'Irbid, Jobar, Zamalka, Aïn Tarma notamment, et ce, par les mercenaires pilotés par le gang international auquel appartient Monsieur Kerry. Et c'est notamment pour conduire des investigations sur ces gazages-là que les enquêteurs de l'ONU sont en Syrie. Et, bien évidemment, il s'avère que l'identification des auteurs de ces gazages était secondaire, dès lors que les Palestiniens ont toujours bénéficié de la protection du gouvernement de Bachar el Assad. Par ailleurs, d'autres gazages font état d'attaques contre les troupes régulières, ce qui permettait automatiquement d'en désigner les auteurs.

On comprend dès lors que le gang international sponsorisant les djihadistes étrangers en Syrie tente tout pour torpiller l'inspection onusienne sur l'ensemble des sites sus-mentionnés, d'où l'attaque délibérée de la banlieue de Damas, qui n'est pas seulement une provocation (S. Lavrov) mais surtout une diversion, puisque, depuis, les médias aux ordres ne parlent plus que de cette attaque, à l'instar du médiocre plaidoyer de John Kerry analysé plus haut.


Et pour que les choses soient un peu plus claires, on peut affirmer qu'en énonçant sa théorie sur la ligne rouge à ne pas franchir, le président américain savait parfaitement ce qu'il faisait, dans la mesure où il était évident que ses marionnettes en Syrie feraient tout pour organiser des attaques au gaz qui seraient très vite attribuées au régime par les collabos de la presse aux ordres, et c'est précisément ce qui s'est produit. Obama a, donc, sciemment, ouvert la voie à ses marionnettes basées en Syrie, ce qu'elles ont logiquement pris pour un encouragement.


Par ailleurs, l'absence totale de toute condamnation contre la totalité des atrocités commises par les djihadistes en Syrie, et ce, même après les insinuations de Carla del Ponte, a persuadé ces djihadistes qu'ils bénéficieraient d'une impunité totale et de la protection absolue du gang. Et c'est précisément ce que trahit le discours de Kerry, qui scotomise – terme de psychanalyse –, c'est-à-dire feint d'effacer de son cerveau l'hypothèse que les djihadistes en Syrie aient pu commettre des attentats au gaz.


Par conséquent, le seul fait d'apporter la preuve d'une détention d'armes chimiques, même artisanales, par les djihadistes, suffit à désigner les plus que probables auteurs de ceux qui ont répandu le gaz près de Damas, dans le but principal de torpiller toute enquête internationale notamment dans les localités peuplées de Palestiniens.


Et comme John Kerry n'est pas atteint de l'Alzheimer, le seul fait qu'il ne dise pas un mot de la détention avérée de bombes chimiques par les djihadistes en Syrie prouve qu'ils sont dans le même camp. 


Un crime contre l'humanité. (Ban Ki Moon)

L'autre larbin aurait dû dire : des crimes contre l'Humanité.


La question est maintenant de savoir jusqu'à ira – de nouveau – la collusion entre l'ONU et le gang international, je veux dire l'OBAMAFIA, à l'instar de ce qui s'est produit avec les inspecteurs de l'ONU en Iraq.


L'ONU doit conduire ses investigations sur l'ensemble des sites supposés avoir été attaqués chimiquement et définis AVANT l'attaque à Al-Ghouta. C'est une condition sine qua non de la restauration de sa crédibilité et de sa survie.


Dans le cas contraire, nous aurions, une fois de plus, la preuve que l'ONU est devenue un instrument entre les mains de l'OBAMAFIA.


Je n'ai pas été assez clair ? Alors, je vais reprendre : les inspecteurs de l'ONU ne sont pas venus en Syrie pour enquêter sur une attaque au gaz qui n'était pas du tout à leur programme - et pour cause ! - lorsque leur intervention en Syrie a été mise au point par l'ONU et le gouvernement de Bachar el Assad. Parce que si, d'aventure, les inspections onusiennes se limitaient à la banlieue de Damas, en laissant tomber les milliers de Palestiniens apparemment gazés par des mercenaires, cela voudrait dire que Ban Ki-Moon était au courant de l'imminence d'une attaque au gaz près de Damas, donc que l'ONU s'est faite la complice de l'Obamafia !

Mais même dans ce cas, l'Internet va nous permettre de démontrer la pourriture extrême de la grande presse ainsi que de confondre les vrais auteurs et sponsors du merdier syrien, lesquels vont devoir répondre de leurs crimes devant l'Histoire, et pour commencer, devant leurs peuples.


Aux États-Unis, cela s'appelle l'Impeachment.


Voilà pourquoi on ne saurait exclure de prochaines élections anticipées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France ou en Turquie.

 

P.S. Pour en revenir au reportage de Franklin Lamb cité plus haut, dans les camps palestiniens, les victimes sont mortes dans leurs lits pendant des attaques survenues tôt le matin...

Ça ne vous rappelle rien ? Les larmes de crocodile de Monsieur Kerry évoquant les familles entières mortes dans leurs lits... Vous êtes sûrs qu'il n'a jamais entendu parler des gazés des camps palestiniens ? Dans l'affirmative, comment est-ce possible ? Et dans la négative, pourquoi n'en dit-il pas un mot ?

Autre chose ?

Aux États-Unis mêmes, les adversaires de l'Obamafia sont très nombreux et très virulents (voyez Occupy Wallstreet).

Lire par exemple :


On Aug. 23, LiveLeak.com hosted an audio recording of a phone call broadcast on Syrian TV between a terrorist affiliated with the rebel civilian militia “Shuhada al-Bayada Battalion” in Homs, Syria, and his Saudi Arabian boss, identified as “Abulbasit.” The phone call indicates rebel-affiliated terrorists in Syria, not the Assad government, launched the chemical weapons attack in Deir Ballba in the Homs, Syria, countryside.
The terrorist said his group, which comprises 200 terrorists escaped from al-Bayadah to al-Daar al-Kabera through a tunnel, needed to buy weapons to attack Homs. Read more at http://www.wnd.com/2013/08/video-shows-rebels-launching-gas-attack-in-syria/#ldjGVo8gkLpT8c63.99 

Le 23 août LiveLeak.com a recueilli l'enregistrement audio d'un appel téléphonique diffusé à la télévision syrienne entre un terroriste affilié à la milice civile rebelle "Shuhada al-Bayada Battalion" à Homs, en Syrie, et son patron en Arabie saoudite, identifié comme "Abulbasit. L'appel téléphonique indiquait que ce sont les  terroristes rebelles associés en Syrie, pas le gouvernement Assad, qui avaient lancé une attaque à l'arme chimique à Deir Ballba dans la campagne proche de Homs, en Syrie.

Le terroriste a déclaré que son groupe, qui comprenait 200 terroristes évadés de al-Bayyadah à Al-Daar al-Kabera à travers un tunnel, avait besoin d'acheter des armes pour attaquer Homs.


vendredi 6 avril 2012

Mohamed Merah. Mort d'un indic



Avertissement : si vous lisez régulièrement ce blog, alors vous savez que, depuis l'agression coloniale du syndicat ONU-OTAN en Afrique, je ne lis quasiment plus la presse. Par ailleurs, moi qui ne ratais jamais les infos sur CNN, Al Jazeera et autres BBC World News sur le câble, mon boîtier ADSL est resté éteint depuis août 2011, soit le jour de la mise en scène (que j'ai quand même eu le temps d'enregistrer, pour mes archives.) de la fausse prise de Tripoli par les harkis de Benghazi, ce soir d'août 2011 sur Al Jazeera. Depuis, je m'en tiens, pour mon information, à un "nuage" de sources, dont j'extrais ce qui m'intéresse. Et parmi ces sources, il y a surtout  l'Internet (par exemple les excellents voltairenet ou mathaba.net, libya360, parmi plein d'autres, qui vous changent des boniments des France Intox, France Info-Intox, Radio France Intox, BFM, I(ntox)-Télé, LCI (I. comme intox), TF1, France Télévision..., pour n'évoquer qu'une partie de l'audiovisuel.).

Sauf qu'avec l'affaire "Merah", on a frôlé la surdose. Du coup, je me suis offert un petit "surf" sur Google, à partir de trois mots-clés (mohamed, merah, tueur), et là, des tombereaux d'adresses (plus de 3.200.000 de références ; plus de 75 millions de références à partir du seul patronyme (mohamed, merah), bien moins que pour Barack Obama, certes, mais bien plus  que pour Vladimir Poutine !)... 

Ce qui frappe, tout de suite,  c'est la facilité avec laquelle les personnes apparemment les plus sensées violent le principe de la présomption d'innocence, le participe passé "présumé" n'apparaissant que fort rarement derrière le vocable "tueur" ! C'est dire si j'ai très vite renoncé à consulter cette prose infecte. In fine, un seul "papier" a vraiment attiré toute mon attention, à savoir une interview publiée par lemonde.fr. C'est ce qui a justifié ce qui va suivre.



Présomption de culpabilité
 
Vous aurez remarqué que je n'ai pas titré ce papier "Mort d'un indic ?", mais bien "Mort d'un indic", et j'ai mes raisons, dès lors que la mode est la présomption de..., voyez plus haut   !

Je ne sais pas si ce garçon était un tueur, puisque mort, aucun tribunal ne le condamnera jamais ! Un petit détail à rappeler à tous les connards, je veux dire CONNARDS et autres CONNES du monde de la politique et de la presse, qui déblatèrent ou ont déblatéré à longueur de journée sur "Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban". 

Tout le monde aura remarqué qu'aucun magistrat n'a jamais affirmé et n'affirmera jamais que Mohamed Merah ait tué quiconque ! Et ça, c'est le résultat de l'assaut décidé au niveau politique par ceux-là même qui nous ont bassiné - lire mon précédent texte sur la question - à longueur de journée sur le fait qu'il fallait le prendre vivant...

C'est ce qui s'appelle prendre les gens pour des cons. Mais je vous avais prévenus !

Dès lors que la culpabilité de Mohamed Merah dans les tueries de Montauban et Toulouse NE SERA JAMAIS RAPPORTÉE DEVANT UN TRIBUNAL, reconnaissons, tout simplement, que feu Mohamed Merah reste présumé innocent de ces meurtres et ce, À PERPÉTUITÉ !

Moi, ce qui m'intéresse, là maintenant, c'est tout autre chose : un aveu, à savoir que Mohamed Merah était un indic de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (D.C.R.I.).

Et comment suis-je parvenu à cette conclusion ?, allez-vous me demander...

Conclusion ? Vous voulez dire SCOOP !

Parce que, pour un scoop, c'est un scoop ! Je sais : un ancien patron de la DST a émis des soupçons ; une partie de la presse (ex. Le Canard Enchaîné) y est allée de ses hypothèses, etc. Moi, je n'émets ni soupçons ni hypothèses : j'affirme... C'est toute la différence avec les spéculations des uns et des autres !

Le scoop ? Ben, je l'ai lu dans le journal. Je veux parler du quotidien Le Monde, dans sa version numérique. Et le scoop nous a été livré par le patron même de cette fameuse D.C.R.I.

Non mais, ça par exemple !

Ça, je ne vous le fais pas dire ! Mais venons-en au fait. Ci-dessous, on a une capture d'écran du site lemonde.fr, avec une interview de ce monsieur Squarcini sur l'affaire Merah. Les mises en exergue sont de mon fait.



Pour que les choses soient bien claires, j'ai isolé le passage qui m'intéresse, la transcription en question n'ayant pas été démentie par l'intéressé, à savoir le patron de la D.C.R.I.



Et là, je vous avoue que le fait que personne au journal Le Monde, ni l'intervieweur, ni aucun membre de la rédaction, ni même le Directeur de la publication, ni aucun représentant de la presse française..., bref que PERSONNE n'ait sauté au plafond en entendant ou en lisant cette déclaration, m'a laissé pantois.

Parce que moi, j'ai sauté au plafond en lisant cela.

On résume ?

Mohamed M. est un petit délinquant, multi-récidiviste condamné - alors qu'il est encore mineur - une flopée de fois par les tribunaux correctionnels pour tout un tas de malversations ; un petit délinquant - je n'évoque ici que les faits jugés définitivement, donc incontestables - qui, de surcroît (et pour cela il était encore présumé innocent) faisait l'objet d'au moins une plainte émanant d'une mère de famille dont il aurait molesté l'enfant, avant de la molester elle-même, plainte apparemment restée sans suite.

Ce garçon, donc, qui n'a aucune raison de rouler des mécaniques étant donné son statut de sujet particulièrement surveillé (voir ses divers voyages suspects à l'étranger) ainsi que les plaintes qui lui pendent sous le nez, se barricade dans son appartement avec un véritable petit arsenal. Et alors qu'il est censé se rendre aux policiers du RAID, il mande un fonctionnaire de la DCRI, pas un lieutenant de police de quartier, même pas le commandant du commissariat le plus proche, non, une huile des services du renseignement intérieur. Et cette injonction à comparaître devant lui - en plein siège - a quelle finalité ? De lui faire cette déclaration :

De toute façon, je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j'allais te fumer.

Et en entendant ou en lisant cela, personne ne saute au plafond !

Dieu qu'ils sont nuls, au Monde et dans l'ensemble de la presse française !

Parce que moi, je vous dis que cette déclaration ne peut avoir été faite que par un INDIC qui s'adresse à son correspondant ou à son officier traitant, comme on dit dans ce genre de services.

En linguistique, on parle de "registre de langue" ; ça s'apprend même au collège. Ça permet, par exemple, d'identifier le degré de proximité existant entre deux personnages de roman ou au théâtre, ou encore la classe sociale à laquelle appartiennent certains protagonistes d'une scène dans la réalité ou dans une fiction.

Les niveaux de langage sont, sur un axe ascendant, du type grossier, vulgaire, familier, relevé, emphatique. Et au collège, on soumet, par exemple, aux élèves ce genre de choses ; il s'agit d'identifier le niveau social ou la proximité existant entre les protagonistes :

- T'as pas cent balles ?
- Peux-tu m'avancer cent francs ?
- Pourrais-tu me prêter cent francs ?
- Auriez-vous l'obligeance de me prêter cent francs ?

Vous voyez très vite que la formulation d'une même requête permet d'identifier instantanément le statut social des protagonistes et la familiarité qui peut exister entre eux. C'est ainsi que, dans un bon nombre d'oeuvres littéraires classiques, on découvre que certains époux se vouvoient, parce que c'était l'usage, à l'époque, dans certains milieux aristocratiques ou grands bourgeois - c'est paraît-il le cas de Jacques et de Bernadette Chirac. Pour ma part, je me souviens de vendanges en Bourgogne, chez un descendant de la vieille noblesse française, dont la famille fut expropriée sous la Révolution française. Il se trouve simplement que, dans cette famille, les enfants vouvoyaient leurs parents.

Vous commencez à comprendre où je veux en venir ?

Mohamed Merah use du tutoiement pour s'adresser à ce fonctionnaire d'une importante officine de renseignement,  qui est, donc, tout sauf un policier réglant la circulation ! Or Mohamed Merah a un passé de délinquant ; qui plus est, il est fort jeune (23 ans). C'est donc tout sauf un patriarche de la mafia ou un caïd de la pègre lyonnaise ou marseillaise qui s'adresserait à un vieux "copain" flic qui s'appellerait Pellegrini ou Broussard ! On n'est pas chez Jean Gabin (Le Dabe !) ou Lino Ventura !

Si, donc, les rapports entre ce petit délinquant et le fonctionnaire du renseignement sont ce qu'ils doivent être, Merah n'a absolument aucune raison de tutoyer son interlocuteur.

Mieux : il lui annonce qu'il s'apprêtait à lui communiquer des... TUYAUX.

Vous savez ce que c'est qu'un tuyau en langage populaire ? On parle de "tuyaux" sur les champs de course ou dans les bars du PMU. Les turfistes se communiquent parfois des tuyaux, qui sont bien plus que de simples renseignements. Le tuyau, c'est l'info confidentielle ou de dernière minute qu'on réserve à un(e) ami(e), un(e) proche, un(e) confident(e), un(e) client(e) particulièrement choyé(e), ou à un FLIC, mais à la condition d'être son INDIC !!!!!

Je passe sur le verbe "fumer", qui ne fait que renforcer l'ancrage du discours dans un registre bien plus que familier : vulgaire voire grossier !

Et maintenant, je mets quiconque au défi de me dénicher un(e) linguiste de haut vol, je veux dire titulaire d'un doctorat ès lettres, spécialisé(e) dans les registres de langue, et qui ose affirmer que je raconte n'importe quoi.

Trouvez-moi ce ou cette linguiste, et l'on parlera de l'indic Merah.

Parce que les paroles rapportées plus haut n'ont pu être prononcées que par un indic (1). Seulement voilà : ils l'ont fumé ! Par "ils", je n'évoque pas le RAID, qui a fait son travail en appliquant les ordres.

Par "ils", j'entends ces politiques, qui nous ont bassinés durant une trentaine d'heures que Merah devait être pris vivant, alors même que, pour ma part, j'étais plus que dubitatif.

Et, bien entendu, la question essentielle serait : quel mobile ? Pourquoi diable ne pas avoir attendu un peu plus, dès lors que l'homme ne détenait aucun otage, et qu'il aurait bien fini par s'endormir, par manquer de nourriture... ?

Il y a forcément une raison. Et, là encore, je suis plus que stupéfait devant le silence radio de cette grande presse que les plus lointaines galaxies nous envient : Le Monde, Le Figaro, Le Point, L'Express, Libération, France Inter, France Info, TF1, France Télévision, I-Télé, BFM TV, et j'en passe. Presse écrite et audiovisuelle, quotidiens et hebdomadaires, sites d'information sur Internet..., presse inepte et bien peu curieuse, qui plante pourtant micros et  caméras H24 et 7J/7 devant une ruelle de Toulouse en répétant les mêmes choses des heures durant, mais sans jamais poser les bonnes questions.

Presse indigente, qui décroche un scoop et ne réagit pas. Non mais, vous vous rendez compte ?

Quant au grand patron du renseignement intérieur, monsieur Bernard S., je lui rappellerais simplement que la communication, la COM, c'est un métier ! Tant que monsieur Guéant ou son alter ego Guaino étaient des éminences grises, ça allait à peu près. Et puis, ils se sont mis à vouloir causer dans le poste, en donnant des interviewes ici ou là. Et là, ça a dérapé : hiérarchie des civilisations par-ci, viande halal par-là..., le tout dans un fatras verbeux et mal maîtrisé.

Et voilà que le patron de la DCRI tombe à son tour dans le panneau de la diarrhée verbale. Il aurait pu se taire, laisser communiquer ceux dont c'est le métier. Mais non, un micro dans le champ de vision, et voilà l'autre qui se vautre... Et qui livre au grand public un énorme scoop. Mais, par chance, sur le moment, il a affaire à des nouilles, incapables de "lire entre les lignes" l'énormité de ce qui vient de leur être révélé.

Pauvre Monsieur Squarcini ! Pauvre presse française. Et pauvres citoyens français, que d'aucuns s'ingénient à traiter comme des veaux et des nouilles !

Et surtout, pauvre Mohamed M., présumé innocent, et "fumé" par les ninjas du RAID ! 

Bien évidemment je n'oublie aucune des victimes des attentats de Toulouse et Montauban, mais là, je vais être très clair à l'endroit des familles (2) : ce n'est pas la faute de Mohamed Merah s'il est définivement présumé innocent des meurtres de vos enfants et proches. Pour éviter qu'on ne se retrouve dans cette impasse absolue, il suffisait de le prendre vivant et de savoir exactement ce qu'il avait fait ! (3)

La conclusion (provisoire) de tout ça ?  

Le père Merah a parfaitement raison d'intenter une action judiciaire contre les assassins de son fils.    



(1) Les paroles en question n'ont pu être prononcées que par un indic, à moins que M. Squarcini n'ait raconté n'importe quoi, auquel cas, il va s'empresser de démentir les propos que Le Monde lui a prêtés. Un peu tard, mais bon : c'est ça ou c'est moi qui ai raison !

(2) Étrange, tout de même, que les corps de cet enseignant et de deux de ses enfants aient été "rapatriés" en Israël, et ce, avant toute autopsie. On nous dit que le tueur a rattrapé un des enfants et l'a tenu par les cheveux avant de l'abattre à bout touchant. Or, si le tueur avait les mains nues (pour manipuler un pistolet, c'est plus pratique !), alors il a dû déposer de son ADN sur les cheveux de l'enfant ! Mais qu'est donc devenue la France pour que les victimes d'une tuerie échappent à l'étape indispensable - pour la Justice - de l'autopsie et de l'expertise scientifique ?

(3) Question : qui se souvient encore de cette passante qui aurait été bousculée après une des tueries et qui dit avoir vu un tatouage sur le visage du "tueur" ?

(4) On (qui vous savez !) a demandé à un ministre de l'Intérieur de se muer en enquêteur en chef après la tuerie intervenue dans une école de Toulouse. Et le ministre de l'Intérieur va établir son camp à Toulouse. Mais comment pouvait-on savoir - par avance ! - que le "tueur" était basé à Toulouse et pas à Montauban, voire ailleurs ?

(5) Le tueur présumé aurait déclaré avoir regretté de ne pas avoir tué plus de monde. Étrange, quand on sait qu'il possédait des fusils mitrailleurs, bien plus efficaces qu'un simple pistolet ! Un arsenal très disparate au demeurant, ce qui ne colle pas avec le profil d'un djihadiste, de l'avis d'experts interrogés sur M6.

(6) Tiens, au fait : vous souvenez-vous des tueries de Bombay de novembre 2008 ? Les "terroristes" ont été amplement filmés par la vidéo-surveillance. Lourdement équipés de fusils-mitrailleurs, la Kalashnikov étant l'arme préférée de ce genre d'activistes. Et à cela, il y a une raison principale : il suffit de tenir l'arme bien stable et d'"arroser", tandis qu'au pistolet, mieux vaut être un très bon tireur, même de près. Étrange djihadiste que ce Mohamed Merah, qui préfère un seul pistolet (qui aurait pu s'enrayer) à des armes bien plus percutantes !

(7) Justement : s'il avait vécu, Merah aurait certainement expliqué aux magistrats instructeurs un certain nombre de choses. Je passe sur le premier meurtre du soldat qui vendait sa moto et qui est venu seul au rendez-vous (Toulouse). Ensuite, il y a les meurtres de deux soldats plus un, laissé pour mort, ce qui nous fait trois cibles dans un laps de temps très court (Montauban). Les soldats auraient été occupés à retirer de l'argent à un distributeur automatique. Que Merah, qui n'a jamais fait l'armée, abatte le premier soldat, qui devait lui tourner le dos, je veux bien. Reste qu'il y a les deux autres, qui ont dû réagir à la première détonation. Or ce sont des soldats jeunes et sportifs, et tout ça se passe à bout portant, nous a-t-on dit. Le premier soldat tourne le dos au tueur. Mais les deux autres doivent se retourner et foncer vers le tireur, qui se retrouve face à DEUX CIBLES MOUVANTES !!! Autant dire que le tueur est non seulement un expert du tir au pistolet, mais de surcroît quelqu'un disposant d'un sang froid et de réflexes exceptionnels, le tout à seulement 23 ans et en s'étant simplement entraîné au Pakistan où, me semble-t-il, on doit abondamment user de la Kalash, l'arme que Merah était censé maîtriser le mieux !!!!





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dimanche 6 novembre 2011

Obama and his puppets alongside Al Qaeda in Libya: back to the Wikileaks' files. Obama et ses larbins soutenant Al Qaida en Libye : retour au fichier Wikileaks. Episode 2/2

First version of this text: August, 13th, 2011. This is a new enriched version.
Ce texte a déjà paru le 13 août 2011 et il est représenté ici avec des rajouts.



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Avant-propos - Foreword

Les fichiers Wikileaks ou ces dossiers qu'Obama et les criminels de l'ONU-OTAN auraient tellement aimé faire disparaître !

The Wikileaks files or those documents that Obama and the UN-NATO criminals wished so much let disappear!

Gouverner c'est prévoir !, dit la sagesse populaire ! Et ça serait quoi, le contraire de la sagesse ?

Bien évidemment, il était difficile de faire l'impasse sur les télégrammes rapportés par Wikileaks sur la Libye, où l'on constate que les diplomates américains ont bien fait leur travail, en relayant les informations collectées par leurs informateurs sur le terrain, notamment dans cette fameuse région de la Cyrénaïque, dont le centre est Benghazi.

Ces documents ont quelque chose à la fois de banal et d'impressionnant. Ce qu'ils révèlent, en tout cas, c'est que l'Administration américaine savait quasiment tout, à savoir que la région de Benghazi était un pôle de recrutement de jeunes Libyens pour le Djihad, notamment en Irak. Des jeunes naturellement farouchement anti-américains !

Sur un plan plus prosaïque, je suis allé sur le site natif de Wikileaks et ai récupéré ces fiches, qui se présentent sous la forme de quinze chapitres dont le premier (présenté ci-dessous sous la forme originale.) résume l'ensemble. C'est cet ensemble que je vous présente ci-dessous, tel que traduit par mes soins.

Important : ma conception de l'Internet est telle que je considère que  le réseau mondial est le lieu majuscule de la gratuité, de la convivialité et du partage. Par conséquent, je suis un chaud partisan du libre accès des documents librement postés par leurs auteurs sur le web, et ce, à une réserve près, que l'on s'impose la discipline élémentaire consistant à citer ses sources (par exemple en insérant un lien de renvoi), comme je m'attache à le faire moi-même. Simple question de bienséance.

Ah, j'oubliais : par "xxxxx", il faut entendre les noms des informateurs, nécessairement masqués pour garantir leur anonymat. Par ailleurs, dans le texte original, la formule GOL revient souvent, dont j'ai déduit qu'elle ne pouvait se comprendre que par "Government Of Libya" (gouvernement de Libye).

According to a popular French wisdom, ruling people means foreseeing things! And what would be the opposite of wisdom?

Of course, it was difficult to ignore the diplomatic cables reported by Wikileaks on Libya, where we can only notice that U.S. diplomats have done a quite good job, relaying the information collected by their informants on  site, including that famous region of Cyrenaica, with its center : Benghazi.

Those documents have something of both ordinary and impressive. What they anyway reveal to us is that the U.S. administration knew almost everything about the very situation in Libya, beginning with the fact that the Benghazi region was a center of recruitment of young Libyans to Jihad, especially to Iraq. Young people being naturally fiercely anti-American!

On a more prosaic basis, I went to the website of Wikileaks and collected some files that I first translated into French. By the way, it seems that the original web page is no longer available. The fact is that it was no longer possible to reach the original version. For that reason I looked for other sites currently displaying the files, and have decided to display parts or the English version on this blog. 

Oh, I almost forgot: the formula "xxxxx" should be understood as names of informants, necessarily masked to ensure their anonymity. Moreover, in the original the acronym GOL often appears, which I deduced to mean "Government of Libya".

The Wikileaks files are the very proof of the absolute cynicism of Obama and all his European and Arab puppets, showing that all those folks have got no moral at all, trying to destroy a peaceful country alongside one of their alleged worst enemies : Al Qaeda (Ha! Ha! Ha!). But we all know that Al Qaeda is nothing but a Western invention ! 



E.O. 12958: DECL:  2/15/2018 
TAGS: PGOV PREL KISL PTER LY IZ
SUBJECT: EXTREMISM IN EASTERN LIBYA 

TRIPOLI 00000120  001.2 OF 004 


CLASSIFIED BY: Chris Stevens, CDA, Embassy Tripoli, Dept of State. REASON: 1.4 (b), (d)

1.(C) Summary: A U.S.-Libyan dual national who regularly visits family members in eastern Libya recently described for us social, political and economic factors that have contributed to and facilitated participation by a disproportionately large number of eastern Libya's native sons in "martyrdom acts" and other insurgency operations in Libya and Iraq. A reportedly deliberate GOL policy to keep the east poor as a means by which to limit the potential political threat to Qadhafi's regime has helped fuel the perception among many young eastern Libyan men that they have nothing to lose by participating in extremist violence at home and in Iraq. The prospect of financial compensation for their impoverished families motivates some, but local pride in eastern Libya's historical role as a locus of opposition to occupying forces of various stripes is also an important factor. The fact that eastern Libyan mosques are more numerous and remote, together with tight local social networks, has reportedly circumscribed the ability of GOL security organizations to monitor and control the activities of radical imams as effectively as elsewhere in Libya. Unlike the rest of the country, sermons in eastern Libyan mosques are laced with phraseology urging worshippers to support jihad in Iraq and elsewhere through direct participation or financial contributions. While senior regime figures, including Saif al-Islam al-Qadhafi, appear to have recognized that the east merits more attention and investment, the reported ability of radical imams to propagate messages urging support for and participation in jihad despite GOL security organizations' efforts suggests that claims by senior GOL officials that the east is under control may be overstated. End summary.

2.(S/NF) In a meeting February 5, U.S.-Libyan dual national XXXXXXXXXXXX(strictly protect) told P/E Chief that eastern Libya remains a locus of extremist activity over which GOL security services have comparatively limited control.

GOL KEEPS EAST POOR TO KEEP IT POLITICALLY DISENFRANCHISED...

3.(S/NF) XXXXXXXXXXXX said eastern Libya suffers from a disproportionately high level of unemployment, particularly for young men between the ages of 18 and 34. "At least half" of the young men in that demographic are unemployed or only intermittently employed. The situation reflects in part the Qadhafi regime's belief that if it keeps the east poor enough, it will be unable to mount any serious political opposition to the regime. Explaining the rationale, he cited a Libyan proverb: "If you treat them like dogs, they will follow you like dogs".

... BUT RECENT VIOLENCE SUGGESTS GOL'S APPROACH FLAWED

4.(S/NF) XXXXXXXXXXXX said recent events in Benghazi and Derna suggest that the GOL's premise is flawed. Family members with whom he is in regular contact told him during his visit that there were violent clashes between local extremists and GOL elements late last year. In one incident, extremists opened fire in proximity to a Benghazi hospital in connection with their attempts to secure medical assistance for a sick or injured comrade. In another, there was an explosion or an exchange of gunfire (accounts differed) at a traffic circle in a Benghazi exurb in connection with an attempt by a police officer to stop a vehicle being used by extremists. (Note: Both incidents were reported late last year in other channels. This is the first mention we've heard of these events from other sources. End note.) XXXXXXXXXXXX also offered non-specific accounts of raids by extremists, whom they understood to be affiliated with the Libyan Islamic Fighting Group, on police and military installations to secure weapons.

"NOTHING TO LOSE"

5.(S/NF) Citing conversations with relatives, XXXXXXXXXXXX said the unemployed, disenfranchised young men of eastern Libya "have nothing to lose" and are therefore "willing to sacrifice themselves" for something greater than themselves by engaging in TRIPOLI 00000120 002.2 OF 004 extremism in the name of religion. "Their lives mean nothing and they know it, so they seek to give meaning to their existence through their deaths", he said. The lack of jobs and dim prospects for future employment, together with increased costs of living, mean that many young men lack the means to marry, leaving them without a key measure of social status and stability in what remains a traditional society. As in parts of neighboring Egypt, the average age at which men marry has increased in many parts of eastern Libya. Many now marry in their early to mid-30's, which would have been considered "middle age" in the not too distant past.

COMPENSATION FOR MARTYRS' FAMILIES AN INCENTIVE FOR SOME

6.(S/NF) XXXXXXXXXXXX flatly stated that some young men, particularly those from more impoverished clans, are motivated by the promise of long-term financial compensation for their families should they complete "martyrdom acts" in Iraq or elsewhere. Noting that incomes in the east are low, he offered that extremist networks are able to incentivize young men to kill themselves by offering comparatively small payments of 150-200 Libyan dinar/month (approximately 120-160 USD/month) to families of "martyrs". (Note: As a point of reference, most government salaries range from 250 to 330 Libyan dinar per month. End note.)

"PERVERSE PRIDE" AS GEOGRAPHICAL LOCUS OF RESISTANCE A DRAW FOR OTHERS

7.(S/NF) The fact that the east has been comparatively disenfranchised, together with its historical role as a locus of opposition to the Ottoman and Italian occupations, contribute to a "perverse sense of pride" among eastern Libyans in their role as a main supplier of young men for jihad efforts in Iraq and elsewhere, XXXXXXXXXXXX said. He recounted a large dinner in Derna hosted by a family friend that he attended in summer 2007. Conversation among the mostly middle-aged male group of guests focused on news that two young men from Derna had recently killed themselves in suicide operations in Iraq. Dinner guests offered a mix of "condolences and congratulations" to the two young men's relatives.

8.(S/NF) XXXXXXXXXXXX said he was struck by the level sentiment against Coalition forces in Iraq, and by the obvious pride the dinner guests took in the fact that two of their native sons had "struck a blow" against "occupying Crusader forces in Iraq". He emphasized that the dinner was one of the relatively few occasions in Libya in which he felt uncomfortable by dint of having U.S. citizenship. In XXXXXXXXXXXX view, eastern Libyans are not necessarily anti-American, but are strongly opposed to a U.S. military presence in Iraq or any other Muslim country. In the 1980's, the talk had been directed against the Soviet occupation of Afghanistan; now, it was focused on the U.S. presence in Iraq.

9.(S/NF) Noting that the leader of Libya's resistance against the Italian occupation in the early 20th century, national hero Omar Mukhtar, was from the eastern village of Janzour, XXXXXXXXXXXX cautioned that it would be a mistake to think that young men from Derna were motivated to undertake suicide operations in Iraq solely by unemployment and the chance to secure a stipend for their families The region had a long, proud history of opposing occupation forces of one stripe or another; its residents took pride in their willingness to "fight for justice and their faith" despite their relative poverty.

IRAQ SEEN AS A "LOCAL" ISSUE FOR YOUNG EASTERN LIBYANS

10.(S/NF) XXXXXXXXXXXX noted that for many young eastern men, jihad in Iraq was perceived to be a local issue. Among the factors fueling that perception, he pointed to the proselytizing influence of Libyan fighters who had fought in Afghanistan and now recruited young eastern Libyans for operations in Iraq, the influence of Arabic-language satellite television broadcasts, use of the Internet to exchange information and coordinate logistics, and the comparative ease of travel to/from Iraq. During his last visit to the east, relatives and friends cited media reports to the effect that Libyans, most of them from Derna and points east, comprised the second largest cohort of foreign fighters identified in documents seized during last September's Objective Massey operation on the Syria-Iraq border. XXXXXXXXXXXX noted that a majority of those in Derna who raised the issue appeared to take pride in the fact that their small city had contributed disproportionately to the jihad against coalition forces in Iraq. TRIPOLI 00000120 003.2 OF 004

"CODED" MOSQUE SERMONS MORE RADICAL IN EAST

11.(S/NF) XXXXXXXXXXXX partly attributed the fierce mindset in Benghazi and Derna to the message preached by imams in eastern Libyan mosques, which he said is markedly more radical than that heard in other parts of the country. XXXXXXXXXXXX makes a point of frequenting mosques whenever he visits Libya as a means to connect with neighbors and relatives and take the political pulse. Sermons in eastern mosques, particularly the Friday 'khutba', are laced with "coded phrases" urging worshippers to support jihad in Iraq and elsewhere through direct participation or financial contributions. The language is often ambiguous enough to be plausibly denied, he said, but for devout Muslims it is clear, incendiary and unambiguously supportive of jihad. Direct and indirect references to "martyrdom operations" were not uncommon. By contrast with mosques in Tripoli and elsewhere in the country, where references to jihad are extremely rare, in Benghazi and Derna they are fairly frequent subjects.

ARCHITECTURE, GEOGRAPHY COMPLICATE GOL CONTROL OF EASTERN MOSQUES

12.(S/NF) Part of the difficulty for GOL authorities in controlling eastern mosques is that the most zealous imams tend to preach in small suburban and rural mosques. He mentioned the almost festive atmosphere of one trip, when relatives gathered to travel to a remote rural mosque to hear a "controversial" imam's sermon. Unlike Tripoli, mosques in the east tend to be smaller and more numerous, making it harder to monitor all of them. Architecture and local heritage also play a role: many mosques in the east don't physically resemble traditional mosques elsewhere in the country, reflecting in part the pseudo-secret tradition of the Sanussi lodges that evolved in eastern Libya in the mid-19th century. The fact that many eastern mosques are less readily identifiable make it harder for GOL security organizations to identify them and easier to hold unobserved meetings and sermons, XXXXXXXXXXXX said. He claimed that it is "widely known" in the east that mosques in town centers are more closely monitored by GOL security organizations; however, it has been more difficult for security organizations to monitor smaller, more remote mosques in exurbs and towns around Benghazi and Derna.

AS DO TIGHT FAMILY, SOCIAL CIRCLES

13.(S/NF) Citing conversations with relatives, XXXXXXXXXXXX said it is "common knowledge" that GOL security organizations attempt to monitor mosque sermons and activities, particularly Friday 'khutba' sermons. (Note: In Tripoli and other parts of the country, an officially-sanctioned Friday 'khutba' theme and talking point-equivalents are distributed to mosques, often by facsimile. End note.) In addition to the proliferation of smaller, less visible mosques, the ability of security organizations to effectively monitor eastern Libyan mosques is circumscribed by the comparatively tight social and familial structure. Communities in the east tend to be smaller and more tightly knit; outsiders are easier to spot and families "watch out" for members who may have been turned by GOL security organizations to report on the activities of their relatives and neighbors.

14.(S/NF) XXXXXXXXXXXX related the story of a young man from Derna who was recently suspected of reporting to GOL security organizations on who attended his local mosque and what was said there. The alleged informant was ostracized by his fellow worshippers, townsmen and even family members. After losing his job, reportedly in part because of his "treachery", he fled to Egypt and has not been heard from since.

15.(S/NF) Comment: XXXXXXXXXXXX account affords a relatively rare insider's look at the social, political and economic factors in eastern Libya that have contributed to and facilitated participation by a disproportionately large number of its native sons in "martyrdom acts" and other insurgency operations in Iraq. Conventional wisdom holds that the east is poorer and more disenfranchised in part by deliberate design; however, senior GOL officials have recently made a point of spending more time and investing more effort there. Saif al-Islam al-Qadhafi, the regime's most public face of political and economic reform, chose to hold the first and second meetings of his annual Youth Forum in Benghazi in 2006 and 2007, and gave important addresses to large crowds there. In the run-up to both events, he spent considerable time in and around Benghazi, promoting economic and social development projects under the auspices of the ostensibly non-governmental Qadhafi Development Foundation, which he heads. Among them was a billion dollar-plus "green" project for development of an environmentally-friendly tourism/business zone TRIPOLI 00000120 004.2 OF 004 adjacent to the Graeco-Roman ruins at Cyrene, near Benghazi. Work on an extensive renovation of Benghazi's port, designed to help rejuvenate shipping volume and create local jobs, also continues. The most troubling and difficult aspect of XXXXXXXXXXXX's account is the pride that many eastern Libyans, particularly those in and around Derna, appear to take in the role their native sons have played in the insurgency in Iraq. The reported ability of radical imams to propagate messages urging support for and participation in jihad despite GOL security organizations' efforts suggests that claims by senior GOL officials that the east is under control may be overstated. End comment. 



Wikileaks (la source rattachée à ce lien semble définitivement "morte" ; mais je la maintiens quand même ici, au cas où... J'ai donc dû me rabattre sur une autre source...)


15 items. Présentation de l'original (ci-dessus) et de la traduction en français de la totalité des 15 items. Sans commentaire.

1. Résumé : Un témoin détenant la double nationalité américano-libyenne, qui visite régulièrement les membres de sa famille dans l'Est de la Libye, a récemment décrit pour nous les facteurs sociaux, politiques et économiques qui ont contribué à accroître la participation d'un nombre anormalement élevé de ressortissants originaires de l'Est de la Libye dans des "actes de martyre" ou d'autres opérations insurrectionnelles en Libye et en Irak. Une politique délibérée du gouvernement libyen, visant à maintenir l'Est du pays dans un état de pauvreté, de manière à restreindre les risques potentiels de voir s'y développer toute contestation politique dirigée contre le régime de Kadhafi, a contribué à entretenir le sentiment, parmi de nombreux jeunes de l'Est, qu'ils n'avaient rien à perdre en participant à des actes de violence extrémiste tant dans le pays qu'en Irak. La perspective d'une compensation financière pour les familles paupérisées (des martyrs) peut être une motivation, mais la fierté locale tenant au rôle historique de la Libye, notamment de l'Est, comme foyer de l'opposition aux forces d'occupation de toutes sortes est également un facteur important. Le fait que les mosquées de l'Est du pays sont plus nombreuses et plus éloignées (des centres névralgiques de l'Ouest ?), de même que des réseaux sociaux locaux assez denses, peuvent expliquer la difficulté, pour les services de sécurité gouvernementaux, de surveiller et contrôler les activités des imams radicaux aussi efficacement que dans d'autres parties du pays. Contrairement au reste du pays, les sermons des mosquées dans l'est de la Libye sont truffés d'une phraséologie exhortant les fidèles à soutenir le djihad en Irak et ailleurs par le biais d'une participation directe ou de contributions financières. Alors que des personnalités importantes du régime, y compris Saif al-Islam al-Kadhafi, semblent avoir reconnu que l'Est mériterait une attention accrue ainsi que plus d'investissements, la capacité manifestée par des imams radicaux, aux dires des témoins, pour propager des messages invitant la population à soutenir et à participer au , et ce, en dépit des efforts des organes de sécurité gouvernementaux, suggère que les affirmations de hauts fonctionnaires gouvernementaux, selon lesquels l'Est du pays serait sous contrôle, seraient manifestement exagérées. Fin du résumé


2. Lors d'une réunion tenue le 5 février, le citoyen xxxx, détenteur de la double nationalité américano-libyenne (anonymat strictement protégé) a dit au chef du P/E (?) que l'Est de la Libye restait un lieu d'activité extrémiste sur lequel les services de sécurité du gouvernement n'avaient que peu de contrôle.


3. Le gouvernement lybien maintient l'Est du pays dans la pauvreté de manière à le conserver dans un état de soumission politique

xxxxx déclare que l'Est de la Libye souffre d'un niveau anormalement élevé de chômage, en particulier pour les jeunes hommes âgés de 18 à 34 ans. "Au moins la moitié" des jeunes hommes de cette tranche d'âge sont au chômage ou employés intérimaires. La situation s'explique en partie par la conviction du régime de Kadhafi que s'il maintient la région dans un état de pauvreté constante, cette dernière sera incapable de susciter une opposition politique sérieuse au régime. Expliquant cet état de fait, il a cité un proverbe libyen : "Si vous les traitez comme des chiens, ils vous suivront comme des chiens".


4. Mais la violence récente suggère un point de vue gouvernemental erroné

xxxxx dit que les événements récents survenus à Benghazi et Derna suggèrent que les spéculations du gouvernement sont erronées. Des membres de la famille avec lesquels il est en contact régulier lui ont dit lors de sa dernière visite qu'il y a eu des affrontements violents entre extrémistes locaux et représentants du gouvernement à la fin de l'année dernière. Lors d'un de ces incidents, les extrémistes ont ouvert le feu à proximité d'un hôpital de Benghazi, lors d'une tentative visant à  obtenir de l'aide médicale pour un de leurs camarades malade ou blessé. Il y a eu aussi une explosion ou un échange de tirs (les avis divergent) à un rond-point dans un faubourg de Benghazi alors qu'un agent de police tentait d'arrêter un véhicule utilisé par les extrémistes. (Note: Les deux incidents ont été signalés l'année dernière via d'autres canaux C'est la première fois que nous avons entendu parler de ces événements à partir d'autres sources. Note de fin...)  xxxxx a également évoqué allusivement des attaques menées par des extrémistes qui semblent avoir été des membres du Groupe islamique combattant libyen ; ces attaques visaient la police et des installations militaires dans le but de se procurer des armes.


5. "Rien à perdre"

Citant des conversations qu'il a eues avec des parents, xxxxxx dit que les chômeurs, les jeunes gens privés de leurs droits, à l'Est du pays, "n'ont rien à perdre" et sont donc "prêts à se sacrifier" pour quelque chose de plus grand qu'eux, en se livrant à Tripoli à des actes extrémistes au nom de la religion. "Leurs vies ne veulent rien dire et ils le savent, alors ils cherchent à donner un sens à leur existence à travers leur mort", a-t-il déclaré. Le manque de travail et les faibles perspectives d'emploi, ainsi que l'augmentation du coût de la vie, font que de nombreux jeunes gens n'ont pas les moyens de se marier, ce qui les voit privés de tout accès à un statut social et les prive de stabilité dans ce qui reste une société traditionnelle. Comme dans certaines parties de l'Egypte voisine, l'âge moyen auquel les hommes se marient a augmenté dans de nombreuses régions de l'Est de la Libye. Beaucoup se marient aujourd'hui au début voire à la moitié de la trentaine, ce qui aurait été considéré comme un âge déjà avancé dans un passé pas si lointain.


6. Indemnisation des familles des martyrs considérée comme incitatrice aux yeux de certains

xxxxx a carrément déclaré que certains jeunes gens, en particulier ceux des clans les plus pauvres, sont motivés par la promesse d'une compensation financière à long terme pour leurs familles s'ils commettaient des "actes de martyre" en Irak ou ailleurs. Notant que les revenus des habitants de l'Est sont faibles, il a fait entendre que les réseaux extrémistes sont capables d'inciter les jeunes hommes de se tuer en offrant des sommes relativement modestes de 150-200 dinars libyens par mois (environ 120-160 $/mois) aux familles des "martyrs". (Note : Comme élément de référence, la plupart des salaires gouvernementaux vont de 250 à 330 dinars libyens par mois. Note de fin..)


7. Une "fierté perverse" comme lieu géographique de la résistance, génère de l'attrait pour d'autres personnes

Le fait que l'Est ait été relativement démuni, conjointement à son rôle historique en tant que foyer de l'opposition à l'Empire ottoman et à l'occupation italienne, contribue à un "sentiment de fierté perverse" parmi les Libyens de la région dans leur rôle de principaux fournisseurs d'hommes jeunes enrôlés pour le djihad en Irak et ailleurs, xxxxxxx a rendu compte d'un grand dîner à Derna, chez un ami de la famille, et qui s'est tenu à l'été 2007. Les conversations entre les hommes, la plupart d'âge mûr, qui se trouvaient là, étaient axées sur les nouvelles selon lesquelles deux jeunes hommes de Derna avaient été récemment impliqués dans des attentats suicide en Irak. Des invités au dîner ont adressé à la fois des condoléances ainsi que des félicitations aux parents des deux jeunes hommes.


8. xxxxxx dit avoir été frappé par la forte réprobation contre les forces de la coalition en Irak, et par la fierté évidente des convives dans le fait que deux des fils du pays avaient "porté un coup" aux "forces d'occupation des Croisés en Irak". Il a souligné que ce dîner fut l'une de ces circonstances relativement rares, en Libye, où il s'est senti mal à l'aise du fait de sa citoyenneté américaine. De son point de vue, les Libyens de l'Est ne sont pas nécessairement anti-américains, mais sont fortement opposés à une présence militaire américaine en Irak ou dans tout autre pays musulman. Dans les années 1980, ce rejet visait l'occupation soviétique en Afghanistan, et maintenant, il s'est tourné vers  la présence américaine en Irak.


9. Notant que le chef de la résistance libyenne contre l'occupation italienne, au début du 20e siècle, le héros national Omar Mukhtar, venait du village de Janzour, situé à l'Est du pays, xxxxxx a averti que ce serait une erreur de penser que les jeunes gens de Derna étaient motivés par des opérations suicide en Irak uniquement en raison du chômage et dans l'espoir d'obtenir une compensation financière pour leurs familles. La région a une longue histoire, empreinte de fierté, qui l'a vue s'opposer à des forces d'occupation de toute obédience. Ses habitants sont fiers de leur volonté de "lutter pour la justice et pour leur foi religieuse", et ce, malgré leur pauvreté relative.


10. L'Irak considéré comme un enjeu "local" par les jeunes Libyens de l'Est

xxxxx a noté que pour de nombreux jeunes hommes de l'Est, le jihad en Irak est perçu comme un problème local. Parmi les facteurs qui alimentent cette perception, il a souligné l'impact du prosélytisme pratiqué par des Libyens ayant combattu en Afghanistan et qui, désormais, recrutaient de jeunes Libyens de l'Est pour des opérations en Irak, ainsi que l'influence des programmes de télévision par satellite et en langue arabe, l'utilisation de l'Internet pour échanger des informations et coordonner la logistique, et la facilité relative de voyage vers/de l'Irak. Au cours de sa dernière visite dans l'Est du pays, des parents et des amis lui ont fait part de reportages dans les médias, selon lesquels des Libyens, la plupart d'entre eux venant de Derna et de l'Est, représentaient le deuxième contingent le plus important de combattants étrangers identifiés dans des documents saisis au cours de la dernière opération "Massey" intervenue à la frontière syro-irakienne. xxxxx a noté que la majorité de ceux de Derna qui évoquaient ce problème semblaient être fiers du fait que leur petite ville ait contribué de façon disproportionnée au djihad contre les forces de la coalition en Irak. 


11. Des sermons "codés" dans les mosquées les plus radicales à l'Est

xxxxxx attribuait en partie l'état d'esprit farouche des gens de Benghazi et de Derna aux messages prêchés par les imams des mosquées dans cette partie du pays, dont il disait qu'ils étaient nettement plus radicaux que ceux entendus dans d'autres parties du pays. xxxxx insiste sur la fréquentation des mosquées, à chacune de ses visites en Libye comme un moyen de communiquer avec les voisins et les parents et de prendre le pouls politique de la situation. Les sermons tenus dans les mosquées de l'Est, en particulier la "khotba" du vendredi, sont truffés de "formules codées", invitant les fidèles à soutenir le djihad en Irak et ailleurs soit par une participation directe ou par des contributions financières. La langue est souvent assez ambiguë pour être raisonnablement qualifiée de suspecte, dit-il, mais pour les musulmans pieux, le discours est clairement incendiaire et sans ambiguïté en faveur du djihad. Les références directes ou  indirectes à des "opérations de martyre" n'étaient pas rares. Contrairement aux mosquées de Tripoli et du reste du pays, où les références au djihad sont extrêmement rares, à Benghazi et Derna, ce sont des sujets (de prêche) assez fréquents.


12. L'architecture et la géographie compliquent le contrôle des mosquées de l'Est par le gouvernement

Une partie de la difficulté pour les autorités, dans le contrôle des mosquées de l'Est, tient au fait que les imams les plus zélés ont tendance à prêcher dans de petites mosquées suburbaines (dans des zones périphériques) et rurales. Notre informateur/trice a mentionné l'atmosphère presque festive d'un voyage, à l'occasion duquel la famille s'est rassemblée pour un voyage vers une mosquée rurale éloignée, afin d'y entendre le sermon d'un imam "controversé". Contrairement à Tripoli, les mosquées de l'Est ont tendance à être plus petites et plus nombreuses, ce qui les rend plus difficiles à surveiller. L'architecture et les traditions locales  jouent également leur rôle : de nombreuses mosquées de l'Est du pays ne ressemblent pas, physiquement, à des mosquées traditionnelles telles qu'on en trouve ailleurs dans le pays, reflétant en partie la tradition "pseudo-secrète" des confréries Sanussi qui ont évolué dans l'Est de la Libye au milieu du 19e siècle. Le fait que de nombreuses mosquées de l'Est soient moins facilement identifiables complique la tâche des organes de sécurité gouvernementaux et explique qu'il soit plus facile d'y tenir des réunions et des sermons échappant à toute surveillance. (…) xxxx  a déclaré qu'il était "de notoriété publique" que, dans l'Est du pays, les mosquées situées dans les centres urbains fussent plus étroitement surveillées par les organes de sécurité gouvernementaux, mais qu'il était (donc) plus difficile pour ces mêmes organes de sécurité de surveiller des mosquées plus petites et isolées dans des bourgades et des patelins dispersés autour de Benghazi et de Derna.


13. Comment les cercles sociaux fonctionnent comme des familles très unies

Citant des conversations qu'il a eues avec sa famille, xxxxx dit qu'il est "de notoriété publique" que les organes de sécurité gouvernementaux surveillent les sermons et les activités survenant dans les mosquées, en particulier les sermons de la "khotba" du vendredi. (Note: à Tripoli et dans d'autres parties du pays, le texte des prêches de la "khotba", validés par les autorités, était distribué dans les mosquées, souvent sous la forme de photocopies.) Outre la prolifération de petites mosquées moins visibles, la capacité des organes de sécurité de surveiller efficacement les mosquées de l'Est du pays est limitée par la structure sociale et familiale relativement étanche. Les communautés orientales (de l'Est du pays) ont tendance à être plus petites et plus soudées ; les étrangers y sont plus faciles à repérer et les familles "font attention" à ceux de leurs membres qui pourraient avoir été enrôlés au sein des organes de sécurité du gouvernement pour espionner les activités de leurs parents et voisins.


14. xxxxxx a raconté l'histoire d'un jeune homme de Derna, qui a récemment été soupçonné de rapporter aux organes de sécurité gouvernementaux ce qui se disait dans la mosquée locale et qui fréquentait l'établissement. L'informateur présumé s'est retrouvé ostracisé par ses compagnons, les habitants de la ville voire par les membres de sa propre famille. Après avoir perdu son emploi, en partie à cause de sa "trahison", il a fui en Egypte et n'a pas été revu depuis.


15. xxxxxxx nous livre une description d'un rare intérêt car effectuée de l'intérieur (insider's look) sur les facteurs sociaux et économiques régnant dans l'Est de la Libye, et qui ont aidé et facilité la participation d'un nombre disproportionné des enfants du pays à des "actes de martyre" et à d'autres mouvements d'insurrection en Irak. L'opinion générale voudrait que l'Est soit plus pauvre et plus défavorisé, en partie de manière délibérée, mais, par ailleurs, de hauts responsables gouvernementaux ont récemment initié des changements visant à consacrer plus de temps à ces régions et d'y investir plus de moyens. Saif al-Islam al-Kadhafi, la personnalité la plus emblématique du régime, dans sa composante réformatrice sur le plan politique et économique, a choisi de tenir les première et deuxième réunions de son Forum annuel sur la jeunesse à Benghazi, en 2006 et 2007, et il est allé à la rencontre de foules importantes dans la région. Dans la perspective de ces deux événements, il a passé beaucoup de temps dans et autour de Benghazi, en vue d'y assurer la promotion de projets de développement économique et social sous l'égide de la fameuse organisation non-gouvernementale dite Fondation Kadhafi pour le développement, dont il est le dirigeant. Parmi les projets, on peut citer un projet "vert" de plus d'un milliard de dollars, consacré au  développement d'un tourisme respectueux de l'environnement ainsi que l'implantation de quartiers d'affaires, le tout se situant non loin des ruines gréco-romaines de Cyrène, près de Benghazi. Par ailleurs, des travaux sont en cours, visant à  une vaste rénovation du port de Benghazi, dans le but de le moderniser et d'en accroître le volume de fret tout en y créant des emplois. L'aspect le plus troublant et le plus problématique dans les comptes-rendus de xxxxxx tient dans l'orgueil que de nombreux Libyens de l'Est, en particulier dans et autour de Derna, semblent manifester dans le rôle assumé par leurs enfants dans l'insurrection en Irak. La capacité évoquée des imams radicaux, dans la  propagation de messages de soutien exhortant au djihad, en dépit des efforts des organes de sécurité gouvernementaux, suggère que les affirmations de certains hauts fonctionnaires gouvernementaux, selon lesquels l'Est du pays serait sous contrôle, semblent être des plus optimistes.


Observation : dans la rubrique "pan sur le bec !", chère au Canard Enchaîné, j'avais promis de ne pas faire de commentaire, mais quand même. Voyez ce chapitre 15. On y découvre que l'Est de la Libye avait été régulièrement et systématiquement maltraité par le régime de Tripoli, conformément à cet adage qui dit que "si tu les traites comme des chiens, alors ils te suivront comme des chiens.". Seulement voilà, un des fils du "dictateur" réalise manifestement le danger de cette politique, et entreprend de la corriger, par de grands travaux et des investissements importants (pesant des milliards de dollars américains). Et c'est précisément à ce moment-là que la révolte, je veux dire l'insurrection démarre. Vous avez dit bizarre ? Et l'on va nous dire que le régime de Kadhafi, ce n'est qu'une dictature sanguinaire ? Cette révolte libyenne me fait furieusement penser à ce qui s'est produit en Côte d'Ivoire en 2002, avec la volonté manifeste de Gbagbo d'ouvrir le pays à "l'Orient arabe" (ce sont ses propres termes), par le biais de la diplomatie, des échanges commerciaux avec les pays arabes, ainsi que par l'inauguration, à l'Université d'Abidjan, d'une chaire d'arabe. Et c'est précisément à ce moment-là que démarre un soi-disant soulèvement des musulmans du Nord. Vous avez (encore) dit bizarre ?


Tiens, by the way, soit dit en passant, faites donc une petite recherche sur l'affaire "Al Qaeda" ou "Al Qaïda" : des pages par millions, et avec ça, une impression de "silence radio" sur les grands médias français. Étonnant non ?! (Ce commentaire du 13 août est toujours d'actualité au 6 novembre 2011 et le restera  encore très longtemps, quand on voit ce qu'est devenue notre soi-disant "presse libre" !)